| Méga meeting de l'opposition congolaise |
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| Écrit par Talassa |
| Lundi, 22 Juin 2009 08:45 |
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Malgré les manœuvres du général Mondjo, le match de Diables-Noirs-Cara à 100 FCFA et l’absence des orchestres Le peuple est venu entendre les vérités de l’Opposition congolaise.            Les 18 partis politiques, membres du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) ont organisé, le samedi 20 juin 2009, un meeting d’information et de vérité au Boulevard Général Alfred Raoul à Brazzaville. Pour les leaders de l’Opposition congolaise unifiée entre autres, MM. Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia, Emmanuel Ngouélondélé, Clément Miérassa, Pascal Tsaty Mabiala, qui ne semblent pas baisser leur garde car le moment est plus que venu de fixer définitivement les esprits et surtout d’appeler, ici et maintenant, le Président Candidat Denis Sassou Nguesso, ses sbires et tout le peuple Congolais au ressaisissement, au sursaut citoyen et surtout au dépassement de nos égoïsmes individuels afin de sauver l’essentiel, à savoir le Congo, notre patrimoine commun. A quelques jours de l’élection présidentielle du 12 juillet prochain, cet appel de l’Opposition sera-t-il entendu ? Nul ne peut infirmer ou affirmer, jetant ainsi les électeurs dans le doute, les suspicions, les affabulations, les ragots et autres quolibets qui circulent ces derniers jours dans l’opinion.  Acte 1: Les soi-disant manœuvres militaires qui ont terni l’image du CEMG, Richard Mondjo et son Mentor…          Une peur panique a entouré la tenue de ce meeting de l’Opposition du fait de l’information publiée, la veille, par le Chef d’Etat-major, le Général Richard Mondjo, et relative à l’organisation, par l’ensemble des éléments de la Force Publique (FAC, Police et Gendarmerie), d’une série de manœuvres militaires au Boulevard Alfred Raoul, à partir de 10 heures, donc au lieu et à l’heure indiqués, pour la tenue du meeting de l’Opposition.         Et ce match de football, «improvisé» qui devait opposer Diables Noirs et Cara, le même jour et à la même heure au Stade Alphonse Massamba-Débat ?         Est-ce de l’intimidation ? Simple hasard du calendrier ou volonté manifeste de la part de certains réseaux du pouvoir d’étouffer les opposants ; de chercher la confrontation physique et, si possible, des incidents?  En outre, malgré toutes les peurs, les intimidations et autres manœuvres dilatoires qui ont été manigancées, ce meeting tant redouté a pu avoir lieu, dans l’ordre, sans accrocs grâce à la dextérité et au doigté professionnel des éléments du Commissariat Central de Police, conduits par le Colonel Bouozock. Mention honorable. Acte 2 : l’opposition unifiée ne demande pas la lune !         Depuis quelques années, l’opposition congolaise n’a cessé d’exiger au Pouvoir de Mpila, l’organisation d’une élection présidentielle transparente, juste, équitable en se donnant le temps nécessaire pour réunir toutes les conditions permissives de façon à ce qu’elle ne fasse l’objet de contestations. C’est ainsi que prenant la parole, le Porte Parole du Front, M. Pascal Tsaty Mabiala a déclaré qu’à quelques semaines de cette élection majeure, le corps électoral n’est pas encore connu jusqu’ici des différents candidats.         Il a, ensuite, dénoncé l’impartialité notoire de la CONEL dont la composition n’a pas été modifiée, malgré de nombreux appels répétés de l’Opposition unifiée.         A quelques jours de l’élection présidentielle, les médias publics demeurent encore caporalisés et domestiqués par les seuls partisans du Président candidat Denis Sassou Nguesso et ses griots qui se relayent nuit et jour ; bafouant ainsi l’observation scrupuleuse des principes sacro saints d’équité et de libre accès aux médias publics, a déclaré Tsaty Mabiala. Or, toutes les formations politiques devraient bénéficier d’un traitement identique au niveau des médias publics qui ne sont la propriété d’aucun parti, d’aucun leader.         Pour l’orateur, « Bien malin, celui qui nous dira que les activités politiques organisées par les opposants sont diffusées sur les antennes de Radio Congo et de Télé Congo dont les principaux gestionnaires ne cessent de ternir l’image de ces deux organes de presse, fruits du contribuable congolais».  Acte 3 : Gare ! Que les ex-Zaîrois et les autres étrangers en séjour au Congo ne s’impliquent dans notre élection…          La nationalité congolaise a été bafouée, soldée et prostituée par la plupart des services pouvoirs publics qui, chaque semaine, délivrent des pièces d’identité et des cartes d’électeurs à de nombreux sujets étrangers. Si, ces milliers d’étrangers incontrôlés, manipulés et «maffieux» participent comme d’habitude à l’élection du 12 juillet prochain, celui qui sera élu, soit-il le candidat du RMP ou encore celui de l’Opposition unifiée, ne sera pas fier et crédible car son élection aura été entachée de beaucoup d’irrégularités du fait du nombre très élevé d’étrangers qui ont –frauduleusement- pris part à ce vote de la honte et du déshonneur.             Le Général Emmanuel Ngouélondélé Mongo a déclaré que les étrangers en séjour au Congo n’ont ni le droit de détenir une carte d’identité nationale ni une carte d’électeur ou d’autres pièces officielles pouvant leur permettre de voter pour un candidat quel qu’il soit.         En effet, le vote présidentiel du 12 juillet 2009 est une affaire strictement congolaise dans la mesure où elle ne concerne que les Congolais de Brazzaville, entre eux-mêmes et au profit des Congolais et non des ex-Zaîrois, des Maliens, des Tchadiens, des Nigérians, des Sénégalais et autres métèques qui se sont procurés frauduleusement des centaines de cartes d’électeur et autres pièces d’identité, a déclaré le Général Emmanuel Ngouélondélé, très indigné.         Des efforts se devraient d’être consentis afin de pouvoir décourager et dissuader tous les étrangers qui, à Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso, Nkayi, Oyo et dans les autres villes du pays, s’apprêtent à se faire corrompre afin de voter massivement au profit des candidats.         In fine, il serait insensé de déshonorer notre Congolité, notre identité, notre âme, notre moi intérieur au profit des étrangers qui, très souvent, se moquent bien de notre incivisme grotesque et très ridiculisant. Acte 4 : Constitutionnellement, l’adresse du Président candidat Sassou Nguesso serait le Palais présidentiel du Plateau et non sa résidence privée de Mpila !          L’intervention de M. Ange Edouard Mpoungui dont la candidature a été déclarée irrecevable par la Cour Constitutionnelle a porté essentiellement sur les pantalonnades de notre Cour Constitutionnelle qui ferme les yeux sur certaines dispositions de la Constitution qui sont ouvertement violées par le Président de la République et candidat Denis Sassou Nguesso.         En effet, pour M. Mpoungui, le Président candidat Denis Sassou Nguesso n’a jamais, ni occupé le Palais présidentiel ni déclaré ses biens, notamment ses fameux 112 comptes bancaires à l’étranger, ses villas et châteaux de luxe (…)         In fine, lors de la constitution et du dépôt de son dossier de candidature à la Cour Constitutionnelle, le Président sortant et candidat à sa propre succession, M. Sassou Nguesso ne mentionnerait pas, par exemple, l’adresse de sa propre résidence privée de Mpila.         A ce sujet, qu’en pensent les juges de la Cour Constitutionnelle qui ont du mal à lire, à interpréter et à faire appliquer les articles de notre Constitution ?         En effet, au Niger, au Kenya et tout dernièrement en Mauritanie, des efforts non importants ont été consentis par certaines institutions de ces pays, dans le but de sauver la démocratie africaine en mal de visibilité et de modernité.  Acte 5 : Aucune armée au monde n’a vaincu un peuple debout et uni !          Dans son propos, le candidat Mathias Dzon, très rassurant, a déclaré que « près de 132 milliards de FCFA ont été sortis du Trésor Public lors de sa dernière tournée dans tous les Départements du pays».         Ce long périple aura été un moyen de saigner les caisses publiques afin de pouvoir corrompre des milliers de militants, les chefs de village et de quartier, des centaines d’associations politiques et autres groupes d’animation musicale qui ont bénéficié des milliers de tee-shirts, de casquettes, de pagnes et autres bibelots (…)         Pour Mathias Dzon, la CONEL n’aucun rôle majeur à jouer dans le processus électoral en cours car, comme en 2002, toutes les manettes sont actionnées par la Direction Générale des Affaires Electorales (DGAE) qui, seule, «prépare et assaisonne tout ; elle ne propose à la CONEL qu’un plat fini et prêt à manger !»          Jusqu’ici, le corps électoral actuel demeure encore très fluctuant et imprécis du fait de certaines manipulations éhontées. Tenez : Ngabé avec 24.000 habitants et plus peuplé que Kinkala, le Chef lieu du Pool qui ne compte que 17.000 habitants ! La petite cité d’Ollombo est plus peuplée que Makoua Penda ! Des exemples de ce type sont légion.         Pour le candidat Mathias Dzon, si un nouveau recensement n’est pas réalisé, si la CONEL actuelle n’est pas dissoute ou recomposée, avant le 12 juillet 2009, il n’y aura d’élection pour personne !         Ni pour le candidat Denis Sassou Nguesso ni pour les candidats de l’Opposition ni pour tous ceux qui se masquent le visage sous le label ubuesque de «indépendant».         Pour Mathias Dzon, il revient aujourd’hui au Président Candidat Denis Sassou Nguesso et à ses sbires de bien vouloir écouter les sons de cloche de l’opposition et des autres forces sociales qui, en général, pensent que toutes les conditions nécessaires pour la bonne tenue de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 ne sont pas réunies.         A vrai dire, sans liberté, sans transparence, sans équité, sans consensus politique dans la conduite du processus électoral en cours, il serait assez naïf et rêveur de croire à l’organisation réussie de ce vote majeur. Evitons à notre peuple, des dépenses, des malheurs et des douleurs inutiles, a déclaré le candidat du FPOC.         En définitive, Mathias Dzon a lancé un appel au Président de la République et candidat à sa propre succession afin qu’il lise le cycle et les signes du temps : la limite naturelle qui s’impose à nous tous !  Acte 6 : Qui a dit que l’élection présidentielle du 12 juillet pourrait être reportée pour éviter le chaos ?         Sommes-nous réellement prêts ? Sommes-nous préparés à voter en paix, sans tricherie et sans intimidations ?         Si, ensemble, nous pouvons refaire le recensement administratif, mettre en place une CONEL impartiale et d’autres instances plus crédibles que celles d’aujourd’hui, la date de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 pourrait bien être repoussé au mois de novembre 2009 ou en mars 2010?         L’idée d’un éventuel report négocié et concerté de la date de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 se fait de plus en plus jour, ces dernières semaines, dans certains milieux politiques tant du Pouvoir que de l’Opposition. Insolite !   En conclusion, nul ne sait si cette proposition du candidat Mathias Dzon sera entendue et acceptée par le camp de la Majorité Présidentielle qui, très décidé, aura du mal à faire stopper la grande machine électorale du Président Sassou Nguesso et ses milliers d’Eléphanteaux qui, très galvanisés et prêts à tout depuis le Méga meeting du 6 juin dernier, foncent droit vers les buts ….presque vides! Comme la campagne électorale débute officiellement dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin après minuit, nous y reviendrons donc. Abondamment.  Logiciel Liston OKO HIYOYO et Amos Colombe. |
| Mise à jour le Lundi, 22 Juin 2009 09:01 |


