| Les sectes gnostiques et le secret du Christ |
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| Écrit par Talassa |
| Samedi, 27 Juin 2009 14:16 |
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           Par définition, il faut comprendre le gnosticisme comme la désignation de toutes doctrines d’un ensemble de sectes chrétiennes hétérodoxes apparus pendants les trois premiers siècles de notre ère, qui professaient un dualisme radical et fondait le salut de l’homme sur un rejet de la matière soumise aux forces du mal ainsi que sur une connaissance supérieure (gnose) des choses divines.         Ainsi, dès les premiers siècles de notre ère, des groupes d’initiés prônent comme seul moyen de salut la lecture ésotérique d’un message biblique. Jésus leur aurait transmis, outre son message public, un savoir cachet…         Au fil de l’histoire, des nombreuses sectes se sont illustrés pour défendre les thèses gnostiques comme les:Valentiniens, Basilidiens, Ophites, Carpocratiens, Babelognostiques, Séthiens, voire Manichéens… autant de nom qui font référence à ce que l’on appelle aujourd’hui le gnosticisme, là où les auteurs chrétiens des premiers siècles ne voyaient que déviations et hérésies.         Derrière leur grande diversité, ces groupes gnostiques partagent tous la même intuition : le message religieux Judéo-chrétien cache une autre vérité, seule réservée à quelques élus et transmise par le christ lui-même.         Ainsi, un important texte gnostique rapporte-il que Jésus, après sa mort, serait apparu à Jean, son «disciple», pour lui révéler «des mystères dès l’origine cachés dans le silence» et qui répondraient aux questions existentielles qui se posent à tous : «Qui sommes-nous, que sommes-nous ; où allons-nous, de quoi sommes-nous purifiés ; qu’est ce que la génération et la régénération ?» (Actes de Thomas, chap. 15).         Les sectes gnostiques apportent toutes, à leur manière, une réponse à ces questions à travers une révélation accordée aux initiés qui prend la forme de récits mythiques. Leur trame, souvent commune, repose sur un dualisme fondamental opposant des puissances mauvaises qui ont créé l’Univers au Dieu véritable.                   Dans cette optique, le monde créé est maléfique ; c’est une prison dont on ne peut sortir qu’en vénérant le vrai Dieu. Quant à l’homme, il est lui-même souillé du fait que son âme et son esprit sont enchaînés  dans un corps. Plus grave encore, il confond le créateur maléfique de ce monde avec le Dieu supérieur. Les gnostiques pensent échapper à la damnation par leur connaissance de la vraie réalité du monde et de Dieu.  De rares élus         On fait traditionnellement  de Simon le Magicien le premier représentant du courant gnostique.     Mais il faut attendre le IIe siècle pour voir s’épanouir ce mouvement et affluer les adeptes. Deux figures émergent plus particulièrement : celle de Basilide et celle de Valentin.         Le premier a fondé vers 125 la première secte gnostique à Alexandrie ; il prétend avoir reçu de l’apôtre Matthias des doctrines secrètes que le Sauveur lui auraient révélées.         On connaît pourtant mal son enseignement, très populaire mais resté oral, contrairement à celui de Valentin que nous rapporte L’Evangile de Vérité.         De son système fort complexe, hérité pour partie des Basilidiens, il ressort qu’il existe trois sortes d’hommes, conformément à la triade corps/âme/esprit : les «matériels» voués à la mort définitive, les «psychiques» (psyché signifie «âme» en grec) sauvés ou non selon leur comportement et enfin les «spirituels» à qui le message secret du Sauveur est révélé et qui, eux seuls, gagneront avec certitude le salut, C’est qu’en effet, selon les Valentiniens, «la rédemption parfaite est la connaissance même de l’indicible Grandeur».         Si le salut réside dans la connaissance du vrai Dieu, alors, poursuivent-ils, «il n’est nul besoin de célébrer le mystère de la puissance indicible et invisible au moyen d’objets visibles et corruptibles». Une menace pour l’église         Si la gnose suffit au salut, on comprend qu’il ne nous soit rien resté ou presque des rites gnostiques. Nous avons toutefois que les Valentiniens, malgré leurs déclarations, priaient fréquemment et chantaient hymnes, et psaumes. De même, certaines sectes gnostiques reconnaissaient certains sacrements. D’autres comme les carpocratiens étaient taxés d’immoralisme car ils prônaient une sexualité libérée comme système de révolte contre un monde maléfique.         Quant à l’initiation des élus, elle s’apparente à un culte à mystères, inspiré de Pythagore pour ce qui concerne les Basilidiens ; durant la cérémonie, le myste était placé sous l’invocation du Sauveur assimilé au Christ. Ces mystérieuses communautés, dont nous peinons à évaluer le nombre de fidèles, ont assez ébranlé le christianisme naissant pour que bien des auteurs chrétiens s’y attaquent avec une virulence qui laisse penser qu’elles ont dû séduire un grand nombre de personnes, voire menacer en certains endroits le christianisme orthodoxe.         Si les sectes gnostiques s’effacent au cours des siècles, leur héritage a subsisté. Aujourd’hui encore, les mandéens, une communauté vivant au Sud de l’IraK, perpétuent leur héritage dans la plus grande discrétion.  L’Évangile Apocryphe De Saint Thomas         En 1945, On découvre Près De La Ville de Nag Hammadi, en Haute Egypte, les restent d’une Bibliothèque antique contenant un grand nombre de manuscrits anciens. Il s’avère rapidement que la plupart d’entre eux sont d’origine gnostique. Parmi eux se trouve un certain nombre de textes apocryphes qui ne furent pas retenus par l’Église lors de la composition officielle à la fin Bible du IVe siècle, et nombre de ces documents rapportent les paroles de Jésus ou des apôtres.         C’est le cas notamment de l’Apocryphon de Jacques, de l’Évangile selon Philippe, du Dialogue du Sauveur ou encore des Actes de Pierre et des douze apôtres mais surtout de l’Évangile selon Thomas. C’est ce texte, devenu célèbre, qui évoque l’amour de Jésus et de Marie-Madeleine. Il semble désormais acquis que ces textes étaient connus des Valentiniens. Tous n’ont pas encore été édités à ce jour, et certains y voient le signe qu’ils contiennent des vérités dérangeantes pour les autorités catholiques qui s’efforcent de les maintenir dissimulé…/ |
| Mise à jour le Samedi, 27 Juin 2009 14:25 |


