| Les bradeurs et pillards ne déconnectent pas |
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| Écrit par Talassa |
| Samedi, 27 Juin 2009 14:48 |
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Le Général Préfet Moundélé-Ngollo cautionnera t-il la magouille du Maire Boxeur Ngouélondélé ? Depuis quelque temps, la villa Maire qui devrait abriter le premier citoyen de la ville de Brazzaville, fait l’objet d’âpres négociations entre les autorités locales et les cadres de l’ambassade de Chine au Congo. Une transaction portant sur un échange entre ce patrimoine et le domaine de la commission économique de l’ambassade de Chine, qui est situé à proximité, a été envisagée, mais, faute de texte de référence et d’application, elle ne pouvait produire les effets escomptés. C’est peut être la raison pour laquelle, le bureau exécutif du conseil départemental et municipal de Brazzaville en général, et le maire Hugues Ngouélondélé en particulier, sont parvenus à faire adopter au forceps, lors de la dernière session ordinaire administrative, une délibération portant sur un échange de patrimoine entre la Mairie de Brazzaville et l’ambassade de Chine au Congo. Comme on le voit, la volonté manifeste du maire de Brazzaville de se séparer d’un objet précieux de grande valeur, contre un objet moins valeureux, n’est pas innocente. Pour la gouverne, la villa Maire, objet de l’échange, est bâtie sur un terrain de 24 parcelles, alors que la concession de la commission économique de l’ambassade de chine ne compte que 8 terrains. Mais aussi de l’avis biaisé de la commission technique chargée de procéder à l’évaluation de ces deux biens distincts, il en est ressorti: pour la villa Maire: 1.026.575.336 Fcfa; pour le domaine de la commission économique et commerciale de l’ambassade de Chine au Congo: 893.693.095 Fcfa. Il est donc hilarant de constater que le conseil départemental et municipal de Brazzaville dont le budget exercice 2009 voté excède de 19 milliards, ne prenne pas en compte la réhabilitation de ce monument, symbole de l’autonomie de la ville capitale. Ce serait là, la référence commune, à l’instar, pour le logement des présidents, du Palais du Peuple au Congo, des Champs Elysées en France, de la maison Blanche aux Etats-Unis: les maires, de quelque obédience qu’ils appartiendraient, devraient y habiter. Rien d’étonnant que ce patrimoine soit bradé, puisque, au plan national, le président de la République lui-même, malgré l’obligation qui lui est faite d’occuper une résidence officielle (article 75 de la constitution), continue de camper à Mpila, chez lui. Quoi qu’il en soit, le préfet du département de Brazzaville, le général Benoît Moundélé-Ngollo qui en est l’autorité de tutelle, doit, au terme de l’article 6 de la loi n°8-2003 du 6 février 2003 portant loi organique relative à l’exercice de la tutelle sur les collectivités locales, renvoyer au Conseil départemental et municipal pour reformulation la délibération qui est empreinte d’inconstitutionnalité et d’illégalité. En effet, au terme de l’article 181 de la constitution, à l’exception du Président de la République et du ministre des affaires étrangères, tout représentant de l’Etat doit, pour l’adoption ou l’authentification d’un engagement international, produire les pleins pouvoirs. Dans le cas d’espèce, il est établi que la transaction portant sur un échange du patrimoine entre la mairie de Brazzaville et l’ambassade de Chine, est un accord international. Seulement, le maire qui s’y est engagé n’a pas reçu les pleins pouvoirs. C’est l’occasion aussi de rappeler, que si par extraordinaire, le préfet venait à donner carte blanche à cette délibération dont l’objet est étranger aux attributions du conseil départemental et municipal de Brazzaville (article 9 de la loi précitée), le directeur général du Journal Talassa, en sa qualité de citoyen de la ville de Brazzaville, du chef de la gravité de l’acte portant spoliation du domaine de la collectivité locale, se réserverait d’user les voies de recours qui en sont ouvertes, à savoir: le recours administratif devant le préfet, et la saisine du juge administratif. Le préfet du département de Brazzaville est donc bien averti pour éviter, dans ce cas, d’être considéré, à tort ou à raison par le juge administratif qui annulera à coup sûr cette délibération qui viole les principes constitutionnel et légal sur les attributions d’un organe local, soit de complaisance, soit d’incompétence. Il est aberrant et regréttable pour des gens qui ne peuvent pas comprendre qu’il faut s’arrêter un moment et changer. Comment expliquer qu’àprès avoir bradé tout le patrimoine de la ville de Pointe-Noire et de Brazzaville tels que, les immeubles fédéraux, les maisons de l’ATC et CFCO comme la résidence du chef de l’Etat et bien d’autres bradés par un certain Isidore Mvouba, président du Comité de privatisation qu’on ne soit pas rassasié au point de chercher la colique . Non chers frères et soeurs le peuple et Dieu vous regardent ayez honte et pitié de votre progéniture car l’avenir est une équation à plusieurs inconnues. Qu’à cela ne tienne nous persistons et signons que nous porterons plainte au cas où le Général Benoît Moundelé Ngollo... Affaire à suivre! Ghys Fortuné DOMBE BEMBA
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| Mise à jour le Samedi, 27 Juin 2009 14:50 |


