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Sassou serait sur les traces de Bongo, Tanja ou du Pharaon PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Samedi, 27 Juin 2009 14:51

La présidentielle de la honte a commencé avec un désordre à Brazzaville.

            Le ton vient d’être donné dès le premier jour de la campagne électorale, le 26 juin 2009. Tout semble aujourd’hui permis pour certains bandits et badauds pour se livrer au désordre et au banditisme le plus vil. La liberté des uns et des autres sera difficile à faire respecter tout au long de la période de campagne électorale qui court jusqu’au 10 juillet 2009 à minuit.

         En effet, à Brazzaville, le vent des revendications ne cesse de souffler, ici et là, dans la plupart des quartiers de la ville où sont évoqués des cas de disparition des cartes d’électeur, des noms oubliés, en dépit des fameuses opérations de révision extraordinaire des listes électorales par le Gouvernement. A ce titre, il s’avère que même des bébés et des morts ont été enregistrés et ont des cartes !

         En outre, des sujets étrangers notamment certains originaires de la République Démocratique du Congo (RDC) et de nombreux Ouest-africains en séjour illégal au Congo seraient détenteurs de cartes d’identité et de cartes d’électeur. A qui la faute ?

         N’est-ce pas là, cette fameuse marge de voix destinés à garantir la victoire presque annoncée dès le 1er tour du  candidat Denis Sassou Nguesso ?

C’est ce que pensent de nombreux observateurs qui émettent déjà des doutes et des soupçons sur la crédibilité et la transparence de l’élection présidentielle du 12 juillet prochain.

A cela, il convient d’ajouter les comportements désinvoltes, intolérants et inacceptables de certains militants et sympathisants manipulés qui arrachent et déchirent les banderoles et s’en prennent à ceux des militants qui arborent les tee-shirts frappés de l’effigie des candidats adverses.

         A Ouenzé, au rond point Koulounda et non loin de Luna Park, à Poto-Poto, par exemple, le vendredi 26 juin, autour de 10 heures et demi,  les banderoles du candidat indépendant Anguios Nganguia Engambé ont été tout simplement arrachées et déchirées par ceux qui ont eu la fâcheuse habitude d’imposer et de s’imposer partout, sur tout.

         C’est ainsi que jusqu’au 10 juillet 2009, on ne manquera pas de constater ici et là,  de tee-shirts déchirés, d’intimidations répétées, de provocations et autres menaces, etc. A  qui la faute ?

Les observateurs de la vie politique nationale reconnaissent, encore les faiblesses constatées dans l’organisation du scrutin présidentiel du 12 juillet 2009. Ce constat amer est également relevé par la communauté internationale qui a émis des réserves dans l’observation des élections présidentielles au Congo-Brazzaville, depuis les manquements et toutes les défaillances constatés lors des élections législatives de 2007 et locales de 2008.

         Ces erreurs et ce cortège de ratés pouvaient bien pousser M. Sassou  à pouvoir corriger le tir. Erreur.

         En effet, parmi les points de discorde entre le pouvoir de Mpila et les partis politiques de l’opposition, la société civile et la communauté internationale figurent le manque de maîtrise du corps électoral, marqué par un recensement hors normes administratives requises par des services spécialisés, l’établissement de manière unilatérale des listes électorales non fiables, la distribution désordonnée des cartes électorales et d’identité nationale aux non nationaux au détriment des citoyens congolais de pure souche et en âge de voter,

         A cela s’ajoute, la composition monocolore et inique de la CONEL, censée de conduire l’ensemble tout seul le processus électoral dans un environnement politique caractérisé par la fraude, les intimidations et les invectives de tout genre.

Quel est le rôle exact du Conseil Supérieur de La liberté de Communication ?

         Nombre de juristes, relèvent que le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) est déjà hors mandat, donc illégal depuis le 19 mai 2009. Qui dit mieux ?

         Cependant, à la grande surprise, le Président de cette institution, M. Jacques Banangadzala, dans un dernier sursaut presque partisan, a eu le courage d’affronter les médias étrangers, particulièrement ceux de la République Démocratique du Congo (RDC). Sa dernière visite à Kinshasa, il y a quelques jours, lui a permis d’interdire la diffusion des informations des partis  politiques de notre pays, qui sont déjà en pleine campagne électorale.

         En réalité, cette disposition du CSLC s’avère discriminatoire aux yeux des politologues et des juristes car au cours de cette même période, les informations à caractère politique et surtout électoraliste sur les activités du candidat Sassou  sont diffusées abondamment dans les médias de la RDC, sous fond de campagne électorale.

A ce titre, le CSLC veut donc d’une chose et de son contraire. Pourquoi cette politique de deux poids et deux mesures ?

         Les professionnels de la Communication et de l’Information des deux pays peuvent donc désormais comprendre le petit jeu auquel se livre le Président Jacques Banangandzala et ses complices qui, depuis quelques mois, ne cessent d’afficher leur choix ; leurs positions politiques.

En effet, le CSLC a été jusqu’ici incapable de mettre fin au désordre installé à Télé Congo et à Radio Congo où des clips entiers et des spots à caractère purement électoralistes n’avaient cessé d’être diffusés nuit et jour, pour vanter sans honte et sans gêne, les mérites et les réalisations du candidat à sa propre succession.

         Quelle a été la réaction du Conseil à la suite du déploiement des milliers de supports de campagne du Candidat Sassou Nguesso, lors de sa longue et dernière tournée à l’intérieur du pays.

         Et ses émissions radiotélévisées et à caractère purement électoraliste, qui ont été improvisées, dans le but de fixer la mémoire des Congolais et les esprits de certains citoyens naïfs, donc d’influencer les choix des uns et des autres. Sur ce sujet, le silence du Conseil supérieur de la liberté de communication a été coupable et désolant !

          A l’inverse, les média publics n’ont pas fait la part belle aux opposants.

Combien de reportages des activités politiques des leaders de l’Opposition n’ont-ils pas été frappé d’embargo?

         D’où la nécessité pour certains opposants, de faire recours aux organes de presse privée de Kinshasa pour assurer la diffusion de leurs messages. 

Le même constat a été fait pour la Cour Constitutionnelle dont le mandat est également problématique devant la loi en vigueur sur la durée du mandat des membres de cette institution de contrôle des lois.

         Au regard du verdict rendu dans la validation des candidatures à la présidentielle de 2009, les motifs retenus dans la non validation des quatre candidats de l’opposition à la présidentielle de juillet, sont de nature politicienne et non juridique en majorité, ont constaté les partis des front de l’opposition. Oui ces motivations sont politiciennes. A preuve!  Pandi Ngouari, longtemps détenu à la Maison d’arrêt de Brazzaville et condamné pour déstabilisation des institutions de la République a été curieusement retenu, alors que dans le même temps, celui jouissant de ses droits civils et politiques, pour n’avoir communiqué la boîte postale à défaut de l’adresse a été déclassé de la course. Quelle Cour constitutionnelle?                    Tous les regrets pour nous d’être Congolais, alors que Nigériens et Gabonais peuvent de se venter des leurs qui ont fait honneur en la matière, puisqu’elles ont respecté les principes constitutionnels  consensuellement approuvés.    

 La sécurité du peuple lors de la campagne électorale est à renforcer…

         Par ailleurs, le rempart de la sécurité du peuple reste la force politique considérée comme républicaine,  cependant dans certains cas de force majeure, elle a été utilisé à des fins politiciennes par le pouvoir de Mpila. Car, la Force publique n’a pas hésité de faire obstruction au regroupement publique des partis de l’opposition pour le meeting de mai 2009 à Pointe-Noire, ainsi que dans la manipulation de l’armée, lla police et la gendarmerie pour faire échouer le meeting de l’opposition du 20 juin 2009, en  prévoyant organiser à la même date, la même heure et au même endroit du Boulevard des Armées, une opération militaire pour le déploiement de la Force Publique dans la manœuvre ‘’Araignée 2009’’ pour dissuader les militants des partis de l’opposition à Brazzaville.

 L’intolérance politique persiste et s’aggrave, ici et là, …

         Dans cette période de Campagne électorale, les comportements inciviques et immoraux gagnent les états majors des candidats en lice à la présidentielle.

         En guise d’exemple, l’ouverture de la Campagne le 26 juin 2009 a été entachée par des actes de sabotage perpétrés par un groupe de fanatiques, militants du RMP contre le Candidat Indépendant, M. Engambé-Anguios qui a vu ses supports  de campagne, notamment les banderoles et autres effigies, dans les secteurs de Koulounda et du Rond point de Poto-poto, arrachées et déchirées, sans l’intervention des éléments de la Force Publique.

         Qui mettra fin à ce désordre ? Qui voudrait mettre le feu aux poudres en cette période sensible ? Qui arrêtera la folie meurtrière de ces insensés et écervelés infatigables qui, drogués et manipulés, ont pris la ferme résolution de saboter la jeune démocratie congolaise en mal de démocrates.

         A coup sûr, la suite de la Campagne électorale pourrait s’avérer très conflictuelle, explosive et dangereusement suicidaire pour certains candidats.Sassou est-il une réplique de Pharaon ?

 Comme le Pharaon d’Egypte face à moise, M. Sassou a-t-il endurci son cœur au point où….

Le climat de délation sur les velléités d’intention de fraude, supposé ou avéré du candidat Sassou, dans lequel s’ouvre la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 prochain, laisse dubitatif plus d’un observateur averti de la vie politique au Congo. Tant, personne ne comprend l’entêtement du Président Sassou, le garant des institutions, qui, en sa qualité de candidat oublie toutes les prérogatives qui sont les siennes en vu de rassurer l’opinion et garantir l’organisation d’une très bonne élection, dont les résultats ne devraient souffrir d’aucune contestation.

L’inorganisation de la CONEL qui ne présente pas l’apparence d’un organe pouvant garantir la neutralité du scrutin,  des irrégularités constatées lors des distributions des cartes d’électeurs, la non maîtrise du corps électorale, bref…

Toutes ses inepties, et bien d’autres encore se déroulent au vu et au su du père de la nation, sans qu’il s’en émeuve. Face à ce qui pourrait être considéré comme le fait d’une indifférence inexplicable, il y a lieu de se demander, si notre Président ne serait pas victime du syndrome de Pharaon face à Moïse. Ainsi, saurions-nous en droit de nous demander, pourquoi M. Sassou a-t-il endurcit son cœur ?

La Bible nous apprend en effet à ce sujet, que lorsque Dieu décidât de sortir de la misère son peuple Israélite d’Egypte, par Moise, il entreprit parallèlement, par sa toute puissance et sagesse divine d’endurcir aussi, en même temps, le cœur de Pharaon, afin semble-t-il de légitimer sa juste colère qui devrait s’abattre sur ce roi, ses adeptes, mais aussi les membres de sa famille. (Cf. La Bible; Exode 7:1-5)

Qu’en est-il de la dureté de cœur de M. Sassou ? Serait-il sur la même voie que le Pharaon ? Nul ne pourrait nous en dire davantage à moins qu’il fût prophète.

Qu’a cela ne tienne, l’aveuglement de M. Sassou devant la misère du peuple qui demande seulement des élections justes, fut-il pour lui accorder de nouveau leurs suffrages et, aussi, surtout son assourdissement face aux complaintes de ses compatriotes qui ne veulent pas d’une élection pipée en avance, où le candidat du pouvoir compte bien se faire élire bon gré malgré dès le 1er tour, inquiètes plus d’un, notamment ceux qui redoutent une élection de la honte.

Il est donc à craindre que le président souffre du syndrome du Pharaon, car il a fallut au Pharaon d’Egypte subir dix plaies, et dont la dernière, la plus cruelle avait été la mort de tous les premier-nés du royaume, avant qu’il ne consente à enfin laissé par les Israélites.

Si le Chef de l’Etat congolais a des comptes à rendre à Dieu, celui-là même à qui il aurait remis le pays, combien alors de plaies le Congo doit-il subir avant qu’il s’en aperçoive ? Comment devrions-nous alors lui expliquer de laisser le peuple s’exprimer librement sous l’impulsion de Dieu ?

Au finish, la splendeur perdue du Pharaon et de l’Egypte devait nous servir de leçon, afin que sous l’instigation de Dieu, les cœurs de pierre se transforment en cœur de sang et de chaire, en cœur humain simplement.

Nous en reparlerons.

Nous y reviendrons

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA

Mise à jour le Samedi, 27 Juin 2009 14:55