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Les laves du volcan de la royauté Téké franchissent le rubicon de la honte, de l’indignité et la bassesse PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mardi, 25 Août 2009 19:33

          De l’avis de nombreux visionnaires, cette fin de saison sèche très rude pourrait bien nous réserver de surprises agréables ou désagréables dans les Pays Téké. Qui sait ?

          De Ngabé à Odziba et de Mbé à Ignié en passant par Imvouba et bien d’autres bourgades Tékés, trop de choses se disent et se fomentent. Qu’en est-il ?   

          En effet, sous la pression de l’actualité des pays Téké et notamment des déclarations péremptoires faisant état de la destitution et révocation de la Reine Nga-Antsibi, Joséphine Ngalifourou par quelques descendants de la famille adoptive du Roi Ngayouo, la rédaction de «Talassa», toujours à la quête de l’information à la source, s’est rendue respectivement à Mbé et ensuite à Ngabé dans le but d’éclairer la lanterne de ses lecteurs.

 

Mbé et son odeur de parfum chargée de doutes et de non-dits 

          Notre séjour à la Cour royale de Mbé et auprès de la Reine Ngalifourou à Ngabé, le lundi 17 Août 2009, nous a permis de lever le voile sur tout ce qui se dit, se trame et se chuchote, jusqu’ici à Brazzaville où, circule depuis quelques jours, un document «suspect», produit à  Odziba et daté du 4 Août 2009.

          A l’étape de Mbé, malgré toutes les négociations  entreprises avec le Service de Protocole de la Cour Royale, l’équipe de journalistes a été «empêchée» de rencontrer le Roi. Sans doute. Un parfum chargé de doutes, de suspicion ne cessait d’embaumer l’air. Que faire ?

          C’est M. Sébastien Etsion, en sa qualité de Chef du Village qui a été finalement désigné afin de répondre, sans trop de convictions, aux multiples préoccupations des journalistes.   

          En clair, la Cour Royale Téké est menacé de désacralisation et de profanation par un groupe de «sujets Tékés», en relation avec certains lobbies politiques et militaires bien connues et originaires des terres Téké.

          En outre, quelques confidences recueillies lors de notre séjour à Mbé et à Ngabé, quelques acteurs politiques et militaires, tous originaires des pays téké en général et en particulier Bahoumou seraient les cerveaux penseurs de cette sale besogne visant à destituer et à relever la Reine Ngalifourou Joséphine des ses fonctions de Gardienne du sanctuaire Nkwembali.

          En  remplacement de Reine précitée, M. Jean Makabi et son Collectif familial composé des nommés Basile Nkouaba, Dass François Mbakala, Gaston Epouma, Joseph Onvini, Eugénie Ngoboma et Bernadette Nguempio Olé ont pris la ferme décision d’attribuer désormais la tutelle du sanctuaire Nkwembali à Madame Bernadette Olé Nguempio, descendante, semble-t-il de l’ayant-droit.

     

A Ngabé : Frédéric Yavanguélé, le frère cousin de la Reine et Raphaël Embouangion, Représentant de  Moutiri dénoncent le Complot

 

          Un désordre sans nom règne désormais au sein de la Cour Royale Téké. Ce désordre est entretenu essentiellement par de nombreux cadres de ladite communauté qui, attirés certainement par l’argent facile et la course au pouvoir, confondent la tradition aux croques-jambes politiques.

          La preuve, il y a quelques jours, dans le N°191 de «Talassa», nous  publions d’un côté une correspondance authentique de la Cour royale qui attirait l’attention de certains cadres et sujets téké et de l’autre, la réaction de Mme Cécilia Obouroumpia, historienne, demeurant au 29 rue des Gras 63.000 à Clermont-Ferrand en France.

          Ces putschistes ont profité de la victoire de Sassou Nguesso et la formation très bientôt du nouveau Gouvernement, pour tenter de se faire «remarquer».

          Comme quoi, après l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 et la victoire de M. Sassou Nguesso, il fallait s’attendre à cette éruption provoquée du Volcan de la Royauté Téké, ponctuée par tout le tralala et les scenarii ubuesques et déshonorants auxquels se livrent certains cadres politiques et militaires Téké à la recherche des postes de responsabilités au sommet de l’Etat et de l’Armée, nous a confié M.Fourga, un paisible citoyen de Ngabé. La course au pouvoir. Peu importe la forme et la manière.

          A preuve, il y a quelques années, il a été présenté à M. Sassou Nguesso, un faux Roi, en la personne de M. Maurice Itsilambia qui, semble-t-il, avait été tout simplement copté et installé, illégalement, à Etaba, non loin d’Odziba, par certains cadres politiques de triste mémoire.

          Or, il est bien connu de tous que le Nkwembali n’accompagne jamais les tricheurs et tous ceux qui se livrent à l’œuvre diabolique de déconstruction et de destruction du Royaume Téké. Jamais deux sans trois.

          Les basses manœuvres du Collectif que dirige M. Jean Makabi s’inscrivent ainsi dans cette optique.

          Cela se comprend et se justifie aisément car «Jean Makabi et son groupe de putschistes» basés à Odziba ne sont que des simples descendants de la famille adoptive du Roi Ngayouo : leur origine réelle est discutée et discutable !

          En outre, les vrais noms et prénoms de la Reine sont Ngalifourou Joséphine et non Ndoh Joséphine, comme ils l’ont mentionné sur leur tract grossier et mensonger qui ne cesse de semer la confusion et le doute dans les esprits.

          Pour couronner leur forfait, c’est la nommée Bernadette Nguempio Olé qui, sans détenir le vrai Nkobi de Nkwembali, a été installée, nuitamment. A quel vilain jeu ces usurpateurs d’Odziba jouent-ils ?

          De qui se moquent-ils réellement en tentant de remplacer la Reine Joséphine Ngalifourou par leur nouvelle trouvaille qui n’est autre que Bernadette Nguempio Olé ?

          Certains Ministres et officiers supérieurs ou députés des terres téké auraient-ils appuyé en catimini le coup d’Etat manqué que viennent de monter M. Jean Makabi et ses obligés d’Odziba ?   

          Prélude d’y revenir dans nos prochaines éditions, nous avons jugé impérieux de publier dans cette édition l’interview que nous a accordé la Reine Ngalifourou mais aussi, le tract signé par les membres du collectif familial, la déclaration de la famille dépositaire mais aussi le communiqué des familles Moubouolo et Makabi à Odziba dans lequel M. Makabi Jean reconnaissait aisément la Reine de Ngabé le 28 décembre 2005 mais curieusement dans la décision du 4 juillet 2009, il ne reconnaît plus cette même Reine, à l’exemple d’une personne qui veut d’une chose et son contraire. Que veut réellement M. Makabi et ses complices ? Veulent-ils mettre les bâtons sur les roues dans l’oeuvre de Sassou Nguesso ? Sinon, comment expliquer tous ce désordre ? Dans des pays sérieux où existe des magistrats dignes de ce nom, les fauteurs de troubles devraient être interpellés pour la clameur publique.

 

Royaume Téké                                                                                                                       

Conseil Royal                                                                                                              

Cour Royale

Sanctuaire Antsibi

Nkwembali

Les ayants droit du pouvoir Familial de Nkwembali, Sanctuaire de Ngabé

 

Décision

- Vu la répartition en douze (12) sanctuaires du royaume téké depuis le 14ème siècle après Jésus-Christ;

- Vu la déportation du sanctuaire Nkobi de Nkwembali à Ngabé suite à la bataille d’Itiéle de 1894;

- Vu la délégation de la tutelle du sanctuaire faite par la Reine Ngassah Nganturou à Abamoudzou en 1957;

- Vu la vacance dudit sanctuaire à la mort d’Abamoudzou et le consensus des dignitaires sur le choix de Ndoh Joséphine, parent par alliance à la famille des ayants droit, afin de garder le Nkwembali jusqu’à maturité de ceux-ci et jusqu’à ce jour;

Au regard des fautes graves suites dont est coupable Ndoh Joséphine:

* Bradage des objets symboliques du sanctuaire Nkobi;

* Tentatives répétées de déstabilisation des cours des Rois Wawa Mialawa, Ngouayoulou et Nguempio;

* Refus systématique constants de participer aux cérémonies royales aux cotés du Roi;

* Entretien permanent d’unclimat de division au sein du conseil royal et bicéphalisation du pouvoir;

* Soumission aveugle aux exigences d’hommes politique Téké n’appartenant à aucune notabilité royale et qui participent à la déstabilisation du royaume;

* Le refus d’associer les ayants droit à la gestion du sanctuaire à des fins égocentriques, insoumission au Roi;

* L’absence notoire aux funérailles du vassal Moutiri contrairement à sa présence aux funérailles des parents des ministres de la République;

* Refus de s’arrêter à Mbé chez le Roi lors de ses passages à Brazzaville;

* Navigation sur le fleuve contrairement aux interdits de Nkwembali;

* Audience anarchique à Brazzaville sans concertation avec les ayants droit du sanctuaire;

Décide

1- Madame Ndoh Joséphine est relevée de ses fonctions provisoires de gardienne du sanctuaire Nkwembali et son fils Basil Boris Otini interdit d’engager le sanctuaire en tout lieu et en toute circonstance.

2- La tutelle du sanctuaire Nkwembali est désormais attribuée à Madame Bernadette Ole Nguempio, descendante de l’ayant droit.

3- La présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature par les membres de la famille du sanctuaire sera pupliée partout ou besoin sera.

Fait à Odziba, le 06 août 2009

Le représentant du Collectif 

Makabi Jean

Membres du collectif familial

Nkouaba Basile

Mbakala Dass François

Epouma Gaston

Onvini Joseph

Ngoboma Eugénie

Nguempio Ole Bernadette

 

Pour information :

 

- Le Ministère de la Culture

- le Conseil Culturel du Chef de l’Etat

- les préfets

- les sous-préfets

- la Police nationale et la Gendarmerie

 

Le tract diffusé ça et là par Jean Makabi et «collabos»

Communiqué des familles Moumbouolo et Makabi à Odziba, district de Ngabé département du Pool

Le 28 décembre 2005 l’un des responsables de notre famille en la personne de Moumbouolo Gaston, a été enlevé nuitamment par des inconnus, qui l’ont d’abord conduit à Itaba puis à Ngo où il a été contraint par la force de prendre part à une réunion au cours de la quelle il était question d’échafauder une procédure d’éviction de la Reine à Ngabe.

          Face au refus ferme de notre parent Moumbouolo Gaston qui a le grand mérite d’avoir résisté des heures durant aux pressions de tout genre et à la corruption, les autres participants à cette réunion ont alors décidé de mener dans les prochains jours une opération-commando à la résidence de la Reine à Ngabe dans le but de la détrôner de force.

Aussi:

- Considérant notre adhésion à la dynamique irréversible de paix imprimée par le Président de la République Son Excellence Denis Sassou-Nguesso.

- Considérant l’immuabilité des principes régissant le Nkwembali.

- Considérant que dans l’histoire du Royaume Téké ni la désignation, ni la déchéance de la Reine ne se sont jamais opérées sur la base de coups de force.

- Considérant que sauf cas de force majeur dûment apprécié et reconnu, la Reine exerce ses fonctions à vie et que la succession ne peut-être envisagée qu’à son décès.

          Nous familles Makabi et Moumbouolo:

* Dénonçons la manière par laquelle notre parent Moumbouolo personne septuagénaire a été enlevé de son domicile à Odziba;

* Réaffirmons notre attachement à l’actuelle Reine ainsi qu’aux principes sacrés de Nkwembali;

* Prenons par le présent communiqué l’opinion Nationale à témoin.

Fait à Odziba le 28/12/2005

Signés:

-Moumbouolo Gaston

-Makabi Jean

Une lettre précédemment signée par Jean Makabi dans laquelle où il reconnaissait la même Reine qu’elle réunit aujourd’hui

Royaume Téké

Cour royale

Sanctuaire du NKwembali

La déclaration de la Famille dépositaire

          Par une déclaration en date du 4 Août 2009 et diffusée auprès des autorités publiques, un groupe d’escrocs, en, relation avec des personnalités bien connues sur la scène de Brazzaville, a cru devoir troubler la sérénité de la Cour Royale et notamment de la Reine Nga-Antsibi de Ngabé, d’une part en se rappelant des liens tutélaires sur la sanctuaire Nkwembali et, d’autre part, en assumant la décision de révoquer la Reine de ses fonctions.

Qui sont ces individus ?

          Ces individus, bien connus à Odziba, sont des descendants de la famille adoptive du Roi Ngayouo. Si leur origine réelle est discutée, leur lien avec le sanctuaire Nkwembali serait une pure ignominie. Ils sont incapables eux-mêmes, et pour cause, de l’établir dans leur document.

          Mais, que des gens qui ne connaissent même pas le vrai nom de la Reine, pour lui attribuer le nom de Ndoh Joséphine alors qu’elle s’appelle Ngalifourou Joséphine, se permettent de se proclamer un lien avec le Nkwembali, en dit long sur ces crapules effrontées qui n’hésitent pas, pour leur forfait, à prendre à témoin les plus hautes autorités nationales.

          Pour couronner l’absurdité, la scélérate par eux choisie a nuitamment prêté serment sur la trousse de féticheur du sieur Makabi, qu’ils ont fait passer pour le Nkobi de Nkwembali.

          Même si dans cette situation inédite, le ridicule a tué les verrous du scrupule, la boue de la sottise bien que crochant le rubis du bon sens ne l’a pas pour autant tâché. Heureusement !

Mais quels sont les vrais dépositaires du sanctuaire ?

          Pour ne remonter qu’à l’époque du Roi Ngatouo auquel ces escrocs sont rattachés, le sanctuaire était la propriété de Ntsintsie dont la petite sœur Ignono était mariée au Roi Ngayouo. Le Roi Ngayouo et sa femme Ignono eurent deux enfants jumeaux, Ngambou et Ngampio dont l’histoire retiendra qu’ils sont nés le même jour mais, aussi morts et enterrés le même jour.

          A la mort de Ntsintsie, le sanctuaire est récupéré par la petite sœur Ignono qui en est

naturellement copropriétaire.

          A la mort de Ignono, ses

enfants Ngambou et Ngampio sont encore trop jeunes pour prendre en charge le sanctuaire.

                   Celui-ci est confié à sa cousine Ngatsie plus connue sous le nom de Reine Ngassa Ngalifourou. Elle succéda ainsi à sa cousine Ignono dans le foyer conjugal du Roi Ngayouo et eut la charge d’élever les deux jumeaux laissés par sa cousine.

          A la mort de la Reine Ngalifourou, le sanctuaire est confié à une cousine, Abamoudzou, épouse du Roi Moudzouani.

          Chacun peut observer que le sanctuaire est passé de Ntsintsie à Abamoudzou, sans contact avec le Roi Ngayouo, qui est l’attache de ceux qui se réclament aujourd’hui du sanctuaire.

          C’est à la mort de cette dernière que le sanctuaire revient sous la charge des deux jumeaux, charge intérimaire car ce sont des hommes, en attendant que leur fille Ngalifourou Joséphine qui est déjà née du vivant de la Reine Ngalifourou atteigne la ménopause, ce qui est la règle, pour prendre en charge le sanctuaire.

Ngalifourou Joséphine est l’ainée des descendants de Ngambou et Ngampio ; ses frères et cousins sont : Nguie Emmanuel, Mpio Jean Marie, Yavanguele Frédéric, Mpio Armand et Mpio Guy.

Les témoignages sur cette histoire peuvent être utilement obtenus auprès de personnes non membres de la lignée, telles que le dignitaire Nga-Ambion, Ebouanguion Raphaël qui est de la lignée du défunt Moutiri. 

Voilà pour la petite histoire.

          Et pour revenir à l’initiative en objet, nous attirons solennellement l’attention du Roi et des hautes autorités publiques qui ont par ailleurs été prises à témoin et les appelons à beaucoup de vigilance vis-à-vis de ces escrocs dont les desseins ne sont pas très clairs.

          Nous nous étonnons, par ailleurs, que leur initiative coïncide comme par hasard avec des évènements de haute portée nationale, à savoir la Prestation de serment du Président réélu et la célébration de la Fête Nationale d’indépendance, comme si le projet caché de ces professionnels de la magouille était de perturber les cérémonies y relatives.

          Le document ainsi diffusé par ces escrocs étant nul et de nul effet, Nous, la Famille dépositaire du sanctuaire Nkwembali, réaffirmons solennellement notre soutien, notre solidarité et notre amour à Ngalifourou Joséphine, Nga-Antsibi, la Reine,  et nous réservons, autant que pourrait le faire le Procureur de la République, le droit de poursuivre ces délinquants pour usurpation de titres, propagation de fausses nouvelles et diffamation.

          Enfin, nous rassurons tout un chacun que le Nkobo de Nkwembali est toujours à Ngabé, soigneusement entretenu et jalousement gardé par Nga-Antsibi Joséphine Ngalifourou et que jamais, alors jamais, il ne sera en aucun cas permis à quel qu’escroc que ce soit d’y accéder aux fins de le souiller de ses mains tarées.

Fait à Ngabé, le 18 Août 2009

5 questions de «Talassa» à Sa Majesté la Reine Ngalifourou

Talassa : Depuis quelques jours,  Brazzaville est polluée par une série d’informations plus ou moins contradictoires contenues dans un document écrit qui, malheureusement,  portent atteinte au Royaume Téké ? Qu’en dites-vous ?

            Reine Ngalifourou :  A ce sujet, je voudrais tout d’abord rappeler à tous que le domaine que j’occupe jusqu’aujourd’hui appartient bel et bien à mon Père. Et le pouvoir du Nkwembali provient de la famille maternelle de mon défunt Père. Cela est indiscutable depuis des siècles. Le reste n’est que falsification de l’histoire de la communauté Téké.

          Ce pouvoir est chargé de symboles, de rites et d’histoires.

          C’est une tradition millénaire léguée généalogiquement par tous nos ancêtres communs.

          Il en est de même pour le rang et les fonctions que j’occupe, ici à Ngabé, en ma qualité de Gardienne incontestée et incontestable du Nkobi (petit panier traditionnel) de Nkwembali.

            Qu’en est-il aujourd’hui de ce fameux Nkwembali qui, avouons-le, ne cesse de raviver les appétits de certains de vos Sujets Tékés ?

          Je tiens à rappeler à tous les usurpateurs et aux colporteurs de mensonges et de ragots qui circulent, ici et là,  à Brazzaville et ailleurs que le  Nkobi de Nkwembali m’a été transmis par mes parents maternels. Tous ceux qui sont assis à mes côtés peuvent bien vous l’attester. Ce n’est pas un titre usurpé auprès d’une tierce personne.

          Au regard de ce qui précède, le NKwembali me revient, il n’est pas à eux car selon les principes historiques de notre sanctuaire, le  NKwembali n’a jamais été à eux.

          D’ailleurs, il est bien connu de tous qu’ils n’ont ni la qualité, ni le pouvoir, ni le statut de détenir le Nkwembali.

            Dites-nous, d’où provient finalement ce fameux Nkwembali ?

          A la vérité, le Nkobi de Nkwembali m’a été légué par mon Père. Plus précisément par  les

parents maternels de mon père.

          Aujourd’hui, ceux qui sont assoiffés d’argent et qui seraient manipulés par une «Main noire» dans le but de multiplier des complots autour du NKwembali et surtout de me renverser n’ont jamais été, ici, à Ngabé, pour me  rencontrer et m’en parler ouvertement.

          En outre, depuis le décès de mon Père, je n’ai vu personne ici. Je sais que ces faussaires ne prendront pas le risque de débarquer à Ngabé en vue de m’affronter.

          En effet, du fond de leur cœur, ils savent bien ce qui leur adviendrait si, un jour, par maladresse, ils seraient tentés de réaliser pareille aventure en direction de Ngabé ! Je saurai comment les arrêter !

            En réalité, qui sont-ils et pourquoi s’acharnent-ils sur vous ?

          A une certaine époque, mon défunt père avait, semble-t-il été ensemble avec eux. Mais, personnellement, je n’ai jamais connu tous ces Messieurs et dames qui ces derniers jours s’agitent frénétiquement autour du Nkwembali, en tentant d’installer, en toute illégalité, et à partir d’Odziba, une autre Reine à ma place.

          On m’a rapporté que l’un deux, serait un féticheur et qu’il aurait  juré de ne pas arriver ici à Ngabé.

Que cherche-t-il alors ?

          En ma qualité de Reine et de Gardienne du Nkwembali, je ne permettrai, en aucun cas, à personne même pas à quelques escrocs et usurpateurs fussent-ils des cadres ou politiciens de pouvoir désacraliser et souiller totalement le Nkobi de Nkwembali.

          Aussi, je ne voudrais pas polémiquer inutilement avec ces impénitents sur ce Nkwembali qui me revient de plein droit. Et, nul n’a le droit d’effacer une page de notre propre histoire !

            Quel est votre sentiment après l’installation au fauteil présidentiel le 14 août 2009 de Denis Sassou Nguesso?

          Mon plaisir est grand et je suis très émue. Veuillez lui transmettre mes félicitations les plus sincères. Plus que d’habitude, qu’il s’attèle, au cours de ce nouveau mandat de sept ans, à reconstruire le Congo et qu’il mette fin au désordre. Pour ce faire, la paix se doit d’être consolidée. Pour le bien de tous. Merci !

Propos recueillis par notre envoyé spécial Jean Bruno AYEL’O

 

Mise à jour le Mardi, 25 Août 2009 19:44