| Quand la SNE triche et fait tant des dégâts matériels et humains |
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| Écrit par Talassa |
| Mardi, 25 Août 2009 19:44 |
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Lors de la campagne électorale en 2002, le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, avait fait de la fourniture d’électricité, une de ses préoccupations majeures (cf. programme de societé La Nouvelle Espérance). Dans sa lettre de cadrage budgétaire récemment publiée à l’intention du gouvernement, en passant par les messages de fin d’année, les discours ne ventent que les bonnes intentions du camarade-président. Pourtant sept ans après, nombre des Congolais, du Nord comme au Sud, de l’opposition comme du pouvoir, attendent encore de l’électricité de bonne qualité promise par l’homme des actions concrètes. A la barbe d’une bouffonnerie des discours creux, des « lieutenants » du prince se relaient sans cesse à la tête de la SNE. A chaque arriviste, un mensonge, une goguenardise. D’autres, incapables de faire un diagnostic scientifique du mal qui ronge la société d’électricité, sont passés maîtres dans l’art de s’attaquer aux « pauvres agents » pour détourner l’attention du Très Grand Maître de Mpila sur l’accessoire.
Pendant ce temps, une vaste opération de magouille et d’appauvrissement des populations se développe avec la complaisance des autorités de Brazzaville. Dire que les « tout puissant » de Brazzaville ne sont pas au courant signifie que le pays n’est pas géré par des honnêtes gens. Chers griots, gardez votre salive pour autre chose, s’il vous plaît. Ici, le débat est scientifique. Ca vous dépasse. Avertissement : « Toute récupération des résultats de cette enquête à des visées politiciennes n’engerait que l’auteur d’un tel acte. Pour l’instant la SNE triche. Pour le démontrer, une enquête de terrain a été menée pendant un an. Les données de terrains ont été collectées dans trois quartiers de Brazzaville (Kombo, Poto-Poto et Moungali au Sud de la ville capitale). Poto-Poto, en tant que quartier cosmopolite, Kombo et Moungali quartiers à forte consonance des habitants du Nord pour le premier et du Sud pour le second. Les données ont été comparées entre elles. Stop ! Voyage au cœur d’une magouille programmée. Le mensonge, argument des racketteurs Lors des campagnes moribondes menées par la Société Nationale de Distribution d’Electricité courant 2006, l’objectif affiché par les griots éhontés du pouvoir était de permettre aux populations de Brazzaville de consommer l’électricité à bon escient. C’est-à -dire, comme l’a souligner un agent de cette SNE appauvrissante, consommer l’électricité à juste valeur, selon ses moyens. Donc une consommation contrôlée. Mais que constate-t-on dans la réalité ? Ne commettez jamais la faute de ne consommer que l’électricité de 10 000 FCFA ou ne consommez jamais en dessous de la facture précédente. C’est-à -dire si au mois de janvier 2008, un client avait consommé l’électricité de 25 817 FCFA, la facture de février doit s’envolée à 37 817 FCFA. Cette différence de 12 000 FCFA est systématiquement ajoutée sur chaque consommation. Entre temps, chez le client, aucun événement n’explique cette farouche augmentation de consommation. Témoignage d’un client : « Il n’y a pas un client à Brazzaville capable de dire qu’il n’a jamais été écoeuré par les surfacturations de la SNE. Pouvez-vous comprendre qu’un foyer qui n’a que de la lumière puisse consommer l’électricité de 35 000 FCFA ? La SNE peut-elle expliquer le fait qu’en allumant cinq ampoules de 75 watts, on peut consommer cette somme ? » Une femme ajoute : « Chacun peut s’amuser à regarder ses factures sur plusieurs mois. Le constat est que dans les mêmes conditions les sommes à payer diffèrent d’un mois à un autre. Ce n’est pas qu’on est contre une autorité, mais c’est la vie des gens sans ethnie, sans parti politique ni région. C’est tout simplement la vérité ». Pour comprendre ce phénomène d’augmentation abusive de la consommation, cinq clients ont été ciblés dans chaque quartier concerné. A Kombo, dans la période de l’enquête, le secteur n’a pas été alimenté en électricité pendant plus de quatre mois. Sauf que la SNE est allé déposer les factures de cette période. Constat : les consommations de nos cinq clients témoins ont augmentées respectivement de 5 000 ; 3750 ; 8914 ; 4500 et 12 000 FCFA. Questions : comment les éminents et érudits agents de notre chère SNE ont pu facturer ? Une consommation peut-elle augmenter là où il n’y a pas eu électricité ? Pour l’instant évitons des conclusions hâtives et considérons que c’est une erreur due à une manipulation hasardeuse des ordinateurs par des petites comptables recrutées en catimini et non recyclés de la SNE. Puis vérifions ailleurs. A Moungali, voici le net à payer de chacun des clients cobayes, le mois qui a précédé l’enquête (12 987 ; 21 517 ; 25 000 ; 35 817 et 17 813). Les trois premiers clients sont dans une zone restée dans l’obscurité pendant 38 jours consécutifs au moment où l’enquête a débuté. Surprise : le net à payer n’a pas baissé mais curieusement augmenté de 5 et 10% des précédentes consommations. Les démarches menées par une délégation constituée des clients de ce quartier auprès des apparatchiks de la SNE pour obtenir l’annulation pure et simple de ces factures n’ont jamais abouti. Les pauvres populations ont été sommées de payer ces factures car, selon la SNE une fois enregistrés dans les supers ordinateurs, ceux-ci ne peuvent plus accepter des modifications. Quels étranges ordinateurs que ceux de la SNE ? A d’autres clients victimes de surfacturation, la procédure des requêtes leur a été conseillée. Jusqu’à lors, ces requêtes n’ont jamais abouti et plusieurs clients sont toujours « coupés ». Des compteurs d’outre tombe Chez nos deux autres clients de Moungali, un étrange paradoxe a été constaté. Dans la parcelle A, les intrépides agents de la SNE avaient arraché le câble et pendant trois mois, la famille n’a consommé aucun kwh. Quant à la parcelle B, des agents venus nuitamment (22 heures) avaient collé une amende fallacieuse de 123 000 FCFA parce que celui qui détenait les clés du compteur n’était pas sur place afin de l’ouvrir et que le compteur ne tournait pas rapidement. Question : combien de tours par seconde doit effectuer un compteur de la SNE ? A l’œil nu peut-on vraiment déterminer la vitesse d’un compteur ? Quelle prestidigitation ? Ces agents n’ont pas voulu accepter le fait que ce jour-là , le stabilisateur ne dépassait même pas les 100 volts relevés pour la présente enquête et que l’unique congélateur de la parcelle n’était pas branché pour mauvaise qualité d’électricité. Le lendemain, le chef de service contentieux est passé arracher le câble. Conséquences : depuis ce jour-là jusqu’à maintenant, l’augmentation des sommes à payer est passée du simple au triple. Aujourd’hui, les factures de ces deux clients oscillent entre 70 000 et 90 000 FCFA. Que se passe-t-il donc dans ces compteurs de la SNE ? Quant à Poto-Poto, c’est la caverne d’Ali Baba : les consommations présentent une croissance exponentielle inexplicable. Pourtant Poto-Poto est l’une des zones de Brazzaville où les délestages sont réguliers. En un an d’enquête, l’on a noté 2597 ruptures d’électricité dans l’un des quartiers concerné par cette enquête. Sur ce total, 70% ont duré plus de 24 heures. 28% n’ont duré que 18 heures contre 2% plus de 8 heures 30 minutes. Dans ces conditions peut-on expliquer que dans cinq foyers où il n’y a qu’un poste téléviseur, la consommation puisse passer de 15 000 à 28 000 FCFA actuellement ? Pour mémoire, la majorité des clients concernés par cette enquête ayant consommé entre 10 000 et 12 000 FCFA a été menacée par la SNE.. Témoignage des propos d’un agent de la SNE rapportés par une cliente : « Si votre consommation n’augmente pas vous allez avoir des problèmes pour payer vos factures ». Cet agent n’avait pas menti. En vérifiant à la SNE, il a été constaté que ceux qui ont des factures de 10 000 FCFA reçoivent des demandes d’explications quand leurs factures ne sont pas tout simplement retenues à la direction. Alors, où est la fameuse consommation contrôlée malicieusement ventée lors de la campagne de pause des compteurs ? Pourquoi incite-t-on les clients à beaucoup consommer ? Clin d’œil sur les factures de 10 000 FCFA Chez trois clients, on a noté le matériel ménager ci-après : congélateur, réfrigérateur, poste téléviseur, chaîne musicale, plaque électrique, chauffe eau, ventilateur. Mais comment diable expliquer les 10 000 FCFA de consommation en 2 mois. La réponse est simple. Ces clients ont des frères ou amis faisant partie des agents qui avaient monté les compteurs avant l’installation. Conscients que leurs parents devaient subir au même titre que les autres clients anonymes, ceux-ci ont réglé le compteur de sorte qu’il tourne à la vitesse normale. Chez tous autres clients qui paient 10 000 FCFA, on a noté des problèmes techniques sur le compteur. Ces pannes ont été signalées à la SNE qui n’a rien fait. Mais certains de ces clients ont tout simplement été « coupés ». Subissez sans parler. Personne ne plaidera votre cause devant les protégés du Grand Maître de Mpila. En réalité, 10 000 FCFA est la consommation moyenne qu’un Brazzavillois devrait payer après la pause des compteurs. Preuve : en 1997, peu avant la guerre du 5 juin, la SNE avait expérimenté les compteurs prépayés. La plupart des clients qui avaient le même matériel domestique que précédemment cité a reconnu qu’à chaque échéance, l’électricité de 6 000 FCFA allait au-delà de deux mois de consommation alors que le congélateur était remplis des vivres constituant la réserve mensuelle et restait branché sans interruption. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. S’il est vrai que les autorités voulaient aider les Brazzavillois à utiliser l’électricité à bon escient, pourquoi n’a-t-on pas acheté les compteurs prépayés en Afrique du Sud où ceux qui appauvrissent les populations ont été achetés ? Au-delà de l’insupportable La tutelle de la SNE ne sait-elle pas ce qui se passe ? Si. Des agents recrutés tout récemment ont admis qu’ils sont là pour augmenter le chiffre d’affaire de ce produit avarié. Même si la SNE n’a pas voulu nous communiquer son chiffre d’affaire, des agents qui ont encore de la pitié pour leurs concitoyens appauvris par la volonté des autorités congolaises, ont avoué que tout a commencé lors que l’Etat a voulu privatiser la Société de distribution d’électricité. Certains syndicalistes et agents de notre fameuse SNE craignant de connaître le même sort que celui qu’a connu les agents de l’ex ONPT ont demandé une mesure de clémence au gouvernement. Celui-ci avait donc assigné comme mission à la société en mal de privatisation : l’augmentation de son chiffre d’affaire en un an. Ainsi, le directeur général de la SNE avait vu juste pour accomplir cette mission macabre : remettre les compteurs pour renflouer les caisses. En sortant les Brazzavillois du forfait, les compteurs régler outres mesures devraient favoriser l’augmentation des recettes de la SNE afin d’éviter la privatisation. Mais comment le gouvernement, dit de salut public par les indécrottables supporters de Sassou Nguesso, peut-il accepter un tel compromis ? Pour vérifier cette version des faits : nous avons comparé les factures des mêmes clients dans les mêmes quartiers pendant les quatre derniers mois avant la guerre du 5 juin 1997 puis nous avons retenus les foyers qui ont actuellement le même matériel domestique qu’à cette époque (un poste téléviseur, un congélateur, une chaîne musicale, un fer à repasser électrique, une plaque électrique, un ventilateur. Constat avant la guerre du 5 juin 1997, le courant de la SNE était de bonne qualité et il y avait moins de coupures d’électricité. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le comble est qu’actuellement, les factures d’électricité coûtent trois fois plus chères qu’avant la guerre de 1997. Tandis que les sommes à payer avoisinent sensiblement celles de la période qui a précédé l’installation des compteurs. Conclusion : les Brazzavillois paient une lourde tribu. Cette hypothèse a été renforcée par les déclarations de la Direction générale de la SNE en République Démocratique du Congo (RDC) lors d’une émission diffusée tout récemment par une chaîne de télévision à Kinshasa. Au cours de cette émission (fauteuil blanc), la directrice avait déclaré qu’à Kinshasa la consommation d’électricité n’est facturée qu’à hauteur de 10%. Ce qui veut dire que si un client de Kinshasa consomme tous les deux mois d’électricité de 5 000 FCFA, il ne paie à la caisse de la SNEL que 500 FCFA. La directrice des autres qui savent dire la vérité a répondu aux journalistes que les 70% restant sont payés par les recettes venant de la vente d’électricité au Congo Brazzaville et à bien d’autres pays africains. Comparé à son frère de Niamey (Niger) et Ouagadougou (Burkina Faso), le Brazzavillois paie 3 fois plus cher l’électricité, alors que cette différence était négligeable, il y a une dizaine d’années. Pourquoi donc ce satanisme cynique à l’endroit des Brazzavillois ? N’y a-t-il pas encore une seule gentille autorité capable de lever son doigt pour le bien-être des plus démunis au Congo ? Que répond la tutelle. Est-elle capable de fournir des explications scientifiquement démontrables face aux résultats de cette enquête ? SNE, le calvaire des Brazzavillois En pratiquant une observation devant les guichets de la SNE, il a été constaté une augmentation du nombre de réclamations dues à une surfacturation. En quatre mois d’observation, le nombre de réclamations est passé de 15 au premier mois de l’enquête à 259 au troisième mois. Notons que l’observation n’a été pratiquée qu’après la distribution des quittances. Les motifs de réclamations concernent souvent la surfacturation (80%), la mauvaise qualité d’électricité (15%) et à titre illustratif : un colonel qui loue une maison pour sa petite amie ne possédant qu’un réfrigérateur, une chaîne musicale, un poste téléviseur de 21 pouces et un fer à repasser électrique avait reçu une facture chiffrée à 5 millions de FCFA alors que d’habitude, son net à payer oscille entre 15 et 20 000 FCFA. Lui encore, il a ses étoiles sur les épaules. Imaginez ce qui serait arrivé à un ordinaire citoyen si jamais sa consommation était passée de 20 à 45 000 FCFA ? Outre cela, les sommes à payer sont également alourdies par des taxes sans fondement et arbitraires. C’est le cas de la taxe audiovisuelle. Courant 2008, lors d’une conférence organisée au profit des médias congolais, invité par l’OMAC, un organisme africain, un agent du Trésor public avait déclaré au cours de sa communication que l’argent collecté par la SNE disparaissait entre la société de distribution d’électricité et le Ministère de la Communication. Ces propos avaient été appuyés par un agent du Ministère de l’Economie et des Finances présents dans la salle de conférences de l’Ecole africaine des chemins de fer. Les organisateurs de ce séminaire ont encore des archives et peuvent le prouver. La TVA et autres taxes d’entretien des compteurs n’apportent que malheurs aux populations. Pourquoi doit-on payer une taxe d’entretien lorsqu’on sait que des milliers des clients ont toujours des compteurs jamais réparés ni entretenus. Au fait, en quoi consiste l’entretien d’un compteur ? Combien de foi la SNE a-t-elle déjà entretenu un compteur ? Conclusion : l’entretien est un mot vide de sens. N’est-ce pas là une sorte d’arnaque ? Silence : ici, la SNE triche ! Jean Bruno MITSOKO, |
| Mise à jour le Mardi, 25 Août 2009 19:50 |


