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Evaluation des projets du PNUD à Kinkala dans le Pool PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mardi, 25 Août 2009 19:51

Le représentant résident du PNUD au Congo, M. Lamin Manneh a évalué le 5 août 2009 à Kinkala au Pool, la mise en œuvre des projets exécutés dans la localité avec l’appui du programme des Nations Unies pour le développement.

          Cette visite de suivi et évaluation des projets effectués par le coordonnateur résident du système des Nations Unies au Congo a concerné les activités initiées dans le cadre du Projet de collecte et destruction des armes pour le développement (PCAD-2) et le projet pilote d’appui au Développement communautaire au bénéfice des femmes et filles associées et affectées par les conflits armées (PRESTAR-2), a-t-on noté dans la localité.

Dans le cadre du PRESTAR-2 lancé en juillet 2008, la délégation du PNUD a visité l’unité de fabrication de savons à Madibou dénommée (SAV.CO.FE.U), constituée de 32 membres. Financée à plus de 10 millions de Fcfa, cette fabrique dont les activités ont démarré en juillet 2009, atteint une production journalière de 300 paquets de 9 barres de savon, a-t-on constaté.

A cette occasion, ce groupement féminin a sollicité auprès du PNUD, l’acquisition d’un groupe électrogène en vue d’une autonomie en électricité, pour garantir la productivité de la coopérative, ainsi que des suppléments alimentaires du PAM et des visites médicales des membres exposés aux intoxications.

A Kinkala, la délégation du PNUD conduite par M. Manneh et accompagnée du préfet du Pool M. Michel Shanga, a apprécié la ceinture maraîchère animée par la Coopérative des Femmes Maraîchères de Kinkala (COFEMKI), avec 41 membres repartis sur une superficie de 2 hectares, à raison de 18 à 19 planches par personnes pour cultiver toutes les variétés des légumes feuilles et fruits.

Au cours de cette visite de terrain, la COFEMKI a traduit également les besoins de la ferme de Kinkala dans l’approvisionnement en eau dans le site évalué à 144.000 litres, contre 20.000 litres de la citerne disponible avec une faible capacité de captage dans le cours d’eau du site.

Le manque d’engrais organiques, des intrants agricoles, de matériels, des insecticides et semences améliorées a été aussi exprimé auprès du PNUD par les maraîchères de Kinkala, dont le projet a bénéficié d’un appui de plus de 21 millions de Fcfa.

En outre, le PCAD-2 a porté sur un sous-projet de location des chaises dans la composante réinsertion des ex-combattants, avec le bénéficiaire M. Cyprien Bimoko des Etablissements Moujona à Kinkala, dont le projet financé à 180.000 Fcfa, couvre entre autres les activités de location de l’espace récréatif, la vente de boissons et une mini alimentation.    

A cette mission de suivi-évaluation des projets du PNUD dans le Pool, le préfet départemental à loué les appuis multiformes de cette institution onusienne dans divers secteurs.

«Le PNUD a joué un rôle important dans l’instauration de la paix dans le Pool», a reconnu M. Shanga, tout en relevant que le département est confronté a des problèmes d’infrastructures, mais les relations de partenariat entre le Congo et les Nation Unies contribuent à l’amélioration progressive des conditions de vie des populations locales.

Faisant le point de cette mission de Kinkala, le représentant résident du

 PNUD au Congo, a fait savoir à la presse que le suivi et l’évaluation des projets exécutoires, a pour objectif d’appuyer l’initiative du gouvernement congolais dans le processus de paix au Pool.

«Il reste beaucoup à faire, mais les résultats sur les projets visités sont encourageants. Car, les femmes de la coopérative de Kinkala peuvent se prendre en charge  et les ex-combattants progressivement intègrent le processus de désarmement et de réinsertion socioéconomique», a-t-il relevé.

Pour la suite des interventions du PNUD au Congo, M. Lamin Manneh a rassuré des efforts à consentir pour appuyer les programmes d’assistance aux activités communautaires et de réinsertion des ex-combattants dans le département du Pool..

En effet, le PCAD-2, financé par le gouvernement du Japon, repose sur le principe d’une cession volontaire des armes et munitions en échange d’outils et équipements divers de réinsertion communautaire. Il vise les ex-combattants, les civils détenteurs illégaux d’armes de guerre et les communautés d’accueil.

Cependant, le PRESJAR-2 financé par le Bureau pour la Prévention des Crises et le Relèvement du PNUD, vise à identifier et autonomiser 15.000 femmes et filles impliquées par les conflits armés dans les départements du Pool, Bouenza, Lékoumou, Niari, Cuvette Ouest et Cuvette, pour une réintégration socio-économique.

BOUANA-LEHO    

Mise à jour le Mardi, 25 Août 2009 19:55