| Les vérités du Front des partis de l’Opposition congolaise |
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| Écrit par Talassa |
| Mardi, 25 Août 2009 19:56 |
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Une vue partielle du Collège des présidents des Partis de l’opposition En réaction au discours d’investiture du chef de l’Etat, M. Sassou Nguesso, prononcé le 14 août 2009, le Collège des présidents du Front des Partis de l’opposition congolaise (FPOC) a animé le 19 août 2009 à Brazzaville, une conférence de presse au cours de laquelle, il a condamné l’attitude du pouvoir actuel qui ne cesse de réfuser la sortie du territoire national aux opposants.          Au cours de la même occasion, le Front a également condamné l’attitude du pouvoir de Sassou qui dans leur plan diabolique est en train de monter un complot pour arrêter les 15 responsables de l’oposition.          Selon le Front, cette décision d’arrêter les responsables de l’opposition congolaise, a été prise au cours d’une récente réunion du Conseil national de sécurité, dirigé par le chef sûpreme des armées, M. Sassou Nguesso.          Voici l’intégralité de la déclaration du FPOC.
         «Le 14 août 2009, M. Sassou Nguesso a prononcé son discours d’investiture à l’issue de son coup d’Etat électoral du 12 juillet 2009 ce discours est un aveu cinglant d’échec, car après 25 ans d’exercice sans partage du pouvoir, M. Denis Sassou Nguesso a reconnu «qu’en dépit de nos efforts multiformes, notre pays n’est pas encore, hélas, exempt de corruption, de concussion, de faraude, de détournements de deniers publics et d’autre actes tout autant répréhensibles que néfastes à l’accomplissement du bonheur collectif».          Poursuivant le constat d’échec de sa politique, il a indiqué: «Parmi les première attentes de notre peuple, il y a l’espoir que s’arrête, rapidement, la dérive morale qui est entrain de gangréner notre société». Ce qu’il ne dit pas, c’est que c’est lui, le premier responsable de la crise actuelle.          Présentant son nouveau projet de société, «Le Chemin d’Avenir», M. Denis Sassou Nguesso s’est contenté d’énoncer, en guise de perspectives pour son nouveau septennat, de vagues promesses d’industrialisation et de modernisation du Congo. C’est une véritable injure au peuple congolais et un parjure pour lui-même.          Par ailleurs, au lieu d’assumer l’échec de sa politique, il l’attribue à ses collaborateurs, qualifiés de «dirigeants sans scrupules ni vertu» qui s’ébrouent dans la corruption et la jouissance. Son discours d’investiture est traversé de part en part, par le mensonge politique et la démagogie sociale. Du mensonge politique          Au cours de la cérémonie de son investiture, M. Denis Sassou Nguesso a fait le serment «de respecter et de défendre la Constitution, de garantir le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques». On se rappelle que le 14 août 2002, il avait, il avait fait exactement le même serment.          Mais tout au long des 7 ans de son mandat qui vient de s’achever, M.. Denis Sassou Nguesso a constamment violé la Constitution, notamment en ses articles 8, 9, 16, 19, 20 21, 24, 27, 35, 48, 50, 69, 72, 137, 146.          Il a particulièrement violé la liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion, de manifestation et de cortège (consacrée par l’article 21 de la constitution), en interdisant à plusieurs reprises les activités des partis politiques de l’opposition, et surtout, en faisant tirer à balles réelles sur les militants et sympathisant du Front des partis de l’opposition congolaise (FPOC), au cours de leur marche pacifique du 15 juillet 2009. Dans la même veine, il a, depuis cette marche, procédé à des arrestations arbitraires des militants et sympathisants du FPOC et mis en place un plan d’arrestation de ses responsables.          Le 14 août 2009, le soir même de son investiture, il a ordonné l’interdiction de sortie du territoire de l’ancien Premier ministre, Ange Edouard Poungui, candidat de l’UPADS à l’élection présidentielle de 2009, dont il avait déjà invalidé la candidature.          Le 16 août, l’ancien Premier ministre, Ange Edouard Poungui s’est vu encore refusé la sortie du territoire à l’aéroport de Maya Maya. Cette seconde interdiction de sortie du territoire qui a frappé Ange Edouard Poungui, apporte un cinglant démenti aux allégations mensongères du ministre congolais de la Communication qui avait indiqué sur les antennes de RFI, le 15 août, que cette interdiction était une mesure générale, valable uniquement pour la période de la fête de l’indépendance.          Comme l’ancien Premier ministre Ange Edouard Poungui, le Général à la retraite Emmanuel Ngouelondélé-Mongo, président du Parti pour l’Alternance Démocratique (PAD), un parti membre du Front, qui voulait se rendre en France, a lui aussi été interdit de sortie du territoire, le lundi 17 août 2009.          En considération de ce qui précède, on peut légitimement se demander, quel crédit peut-on accorder au serment de M. Denis Sassou N’guesso de respecter et défendre la Constitution, les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques ?          En réalité, la cascade d’interdictions de sortie du territoire qui frappe les dirigeants du FPOC s’insère dans le cadre d’un plan concocté par le pouvoir en vue d’arrêter et d’emprisonner des responsables de l’Opposition.          En effet, sur instruction de M. Denis Sassou Nguesso, les services ont dressé une liste de 15 responsables du Front que le pouvoir se propose d’arrêter sous le fallacieux prétexte qu’ils seraient impliqués dans un prétendu coup d’Etat qui serait préparé par l’Opposition. Le journal Le Patriote (propriété de Jean Dominique Okemba, Secrétaire général du Conseil de Sécurité et Conseiller spécial de M. Denis Sassou N’Guesso), s’est fait l’écho de ce plan dans son numéro 033 du 27 juillet 2009.                   On peut y lire à ce sujet : « la marche du 17 juillet dernier, organisée par l’opposition radicale en dehors de la réglementation en vigueur (…) visait à renverser les institutions de la République (…) Tous les ingrédients semblent être réunis pour affirmer que l’intention de créer les troubles dans le pays par l’opposition radicale est manifeste. Cette affaire au relent de putsch, fait actuellement l’objet d’une enquête », sic.          La décision d’arrêter 15 responsables du Front a été prise au cours d’une réunion du Conseil national de sécurité, à la suite de la marche pacifique de l’opposition du 15 juillet 2009. Le but visé à travers ce complot imaginaire, monté de toutes pièces par le Conseil national Sécurité sur ordre de son président, M. Denis Sassou Nguesso, est de décapiter le FPOC afin de ramener le Congo à une époque à jamais révolue, le monopartisme, système très prisé par M. Denis Sassou Nguesso.          Dans son discours d’investiture, M. Denis Sassou Nguesso a aussi prétendu, qu’il a été élu dans « la liberté et la transparence » et qu’au cours de son nouveau mandat, il lutterait contre la tricherie, la corruption, la concussion, la magouille, les détournements de derniers publics. Mais quel Congolais peut le croire, lorsque chacun qu’il n’a été « réélu » qu’en recourant à des fraudes massives, à la corruption, à l’achat des consciences, au bourrage des urnes, à la falsification des résultats sortis des bureaux de vote, bref en trichant ? Quel Congolais ne sait pas que sous le précédent septennat, la corruption, l’enrichissement illicite, les détournements de deniers publics, l’impunité ont été érigés en méthodes de gouvernement par M. Denis Sassou Nguesso, qui a supprimé le poste du ministère du contrôle d’Etat pour protéger les intouchables ?          On croit rêver lorsque l’on entend M. monsieur Denis Sassou Nguesso appeler de ses vœux l’excellence, alors que son mandat a été celui de la médiocrité. Il n’est un secret pour aucun Congolais que M. Denis Sassou Nguesso rend ses collaborateurs opportunistes, béni oui-oui et médiocres. Quant à l’éthique, il n’en a cure. C’est sous ses 25 ans de règne que le Congo a connu la crise morale la plus grave de son histoire. Par exemple, en violation de l’article 72 de la Constitution qui dispose : « Dans leurs fonctions, le président de la République et les ministres ne peuvent pas eux-mêmes ou par intermédiaire, ni rien acheté, ni rien prendre en bail qui appartienne au domaine de l’Etat », il a acquis des entreprises, des hôtels, des banques et bâtiments publics à des prix modiques, bradant le patrimoine national à son profit. De même qu’il ne parle de démocratie, de transparence et de paix que pour mystifier l’opinion nationale et l’opinion internationale, de même M. Sassou Nguesso ne parle d’excellence et d’éthique que par des abus de langage. Depuis son accession au pouvoir, il s’est tristement illustré par la mal-gouvernance et la dérive dictatoriale et partisane du pouvoir. De la démagogie sociale          Sur le plan social, M. Denis Sassou Nguesso prétend qu’au cours de son nouveau mandat, le peuple congolais passera de l’espérance à la prospérité. Il lui promet l’eau potable, l’électricité, les emplois, des salaires décents, bref, une vie digne. Tout cela n’est que promesse démagogique.          En effet, de 2003 à 2009, le gouvernement congolais a engrangé plus de 11 mille milliards de FCFA, au titre du budget de l’Etat et des excédents pétroliers. Avec cette somme colossale, M. Sassou Nguesso aurait pu donner aux Congolais, de l’eau potable, l’électricité, des emplois, du pouvoir d’achat, des logements décents, des formations sanitaires et scolaires dignes. Or, il n’a rien fait de tout cela.             La manne pétrolière n’a eu aucune retombée sur le vécu quotidien des Congolais, car, 70% de ces derniers vivent encore en dessous du seuil de pauvreté. Et ce n’est pas au moment où le cours du baril de pétrole a chuté de façon dramatique, que monsieur Sassou Nguesso fera ce qu’il n’a pas pu faire, alors qu’il en avait les moyens.          Il a préféré par exemple, consacrer près de 300 milliards FCFA tirés du Trésor public, à sa campagne électorale, plutôt que d’investir cette énorme somme dans des créneaux porteurs comme la création des emplois, l’école, la recherche scientifique et technologique, la santé, l’eau potable, l’électricité, les logements sociaux, etc. Cet investissement rentable, aurait contribué sans nul doute, à l’amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base. En tout cas, avec les 11 mille milliards de FCFA engrangés depuis 2003, M. Sassou Nguesso, aurait pu faire mille fois ce qu’il a fait jusqu’ici et autour duquel, ces griots font tant de battage.          Le peuple congolais n’est pas dupe. Il sait que M. Sassou Nguesso ne pense qu’à lui-même, à sa famille, à ses partisans et ses clients. Il n’attend donc rien de son nouveau mandat. Comme le disait un jeune Brazzavillois sur les antennes de France 24, le 12 juillet 2009 : « Sept ans de Sassou, c’est 7 ans supplémentaires de souffrance extrême pour le peuple congolais ». Les promesses sociales de monsieur Sassou relèvent de la pure démagogie. Qu’on se rappelle :          1- Qu’en 2007, M. Sassou Nguesso avait proclamé que désormais le traitement des dossiers des fonctionnaires admis à la retraite serait automatique. Aujourd’hui, les dossiers des fonctionnaires admis à la retraite depuis 2008, ne sont toujours pas traités et les intéressés n’ont pas toujours touché leur pension, un an, après leur départ à la retraite ! Même des dossiers de fonctionnaires admis à la retraite depuis 2006, ne sont toujours pas traités.          2- Qu’en 2008, M. Monsieur Sassou Nguesso avait déclaré que les enfants âgés de 0 et 15 ans seraient soignés gratuitement dans toutes les formations sanitaires publiques, chaque fois qu’ils souffriraient du paludisme. Dans la pratique, il n’en est rien.          3- Que tous les malades du Sida bénéficieraient d’une gratuité en examens médicaux et en soins. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas pour tous.          4- Qu’en 2008, M. Sassou Nguesso avait promis la gratuité des manuels scolaires dans tous les établissements publics. Ici aussi, cette promesse n’a pas été tenue, comme il fallait s’y attendre.          Instruit par l’expérience, le peuple congolais ne croit plus aux promesses sociales mirobolantes de M. Sassou Nguesso. Il ne souhaite qu’une chose : son départ au plus vite du pouvoir, car, le mal congolais, c’est M. Sassou Nguesso. Après 25 ans d’exercice sans partage du pouvoir, son bilan est globalement négatif.          Aussi, le FPOC, appelle-t-il le peuple à ne pas se laisser divertir par le mensonge politique et la démagogie sociale de M. Sassou. Il l’invite à rester vigilant et prêt à répondre à l’appel du Front, en vue de la poursuite par les moyens légaux et légitimes, du combat pour l’alternance démocratique au Congo. Fait à Brazzaville, le 19 août 2009 Le Collège des présidents  |
| Mise à jour le Mardi, 25 Août 2009 19:59 |


