| Bouiti Viaudo succède à Tati Loutard : Le MAR n’est pas tombé dans le piège de la dynastie politique |
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| Écrit par Talassa |
| Mardi, 25 Août 2009 20:20 |
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           La désignation de Roland Bouiti Viaudo (vice-président) comme président par intérim du Mar est le résultat des réunions du bureau politique national élargies aux fédérations départementales dont la dernière s’est tenue le 08 août à Pointe-Noire. Ce, conformément aux documents fondamentaux (statuts et règlement intérieur) du parti. Donc de manière tout à fait démocratique.          Quelques jours après l’inhumation à Pointe-Noire du président fondateur du Mar, Jean Baptiste Taty Loutard, les membres du bureau politique de cette formation se sont déployés dans tous les douze départements du Congo. Avec les fédérations, ils ont discuté de la constatation de la vacance du poste de président du Mar. Ce qui est une évidence (sauf miracle à la Jésus Christ) : Taty Loutard ne présidera plus aux destinées du parti qu’il avait fondé en 2007. Il faut un successeur.         Les héritiers de Loutard ont alors fait valoir l’esprit des textes. Notamment les statuts en leur article 25. Cet article stipule que le vice-président assure les fonctions de président par intérim pendant six mois jusqu’à l’organisation d’un congrès extraordinaire pour mettre les en place les nouvelles instances dirigeantes du parti (Ndlr). Et la disposition est complétée et éclaircie par les articles 19, 23 et 25, y compris l’article 17 du règlement intérieur. En tant que vice-président, Roland Bouiti Viaudo aura la très lourde charge de conduire le parti au congrès extraordinaire prévu en décembre prochain.         Le congrès est pour l’instant envisagé avec beaucoup d’optimisme par les membres du Mar. L’esprit des textes et donc de la démocratie prévaudra lors de ce congrès. Viaudo est le premier militant à y croire fermement. Tant les réunions avec les fédérations auront été l’occasion pour lui de « mesurer la maturité » de ses camarades à qui il a reconnu le fort attachement aux valeurs prêchées par le président fondateur du Mar.         Et qui dit ‘’démocratie’’, dit ‘’respect des textes’’. Qui dit ‘’démocratie’’, dit ‘’maturité’’, ‘’dialogue’’ ou ‘’débat’’. C’est sans doute pour être en harmonie avec ces postulats que les membres du Mar affirment jusqu’ici la volonté de ne pas trahir la mémoire de leur président fondateur, Jean Baptiste. Lui qui selon beaucoup d’observateurs bannissait les pratiques antidémocratiques telles que la « clanisation » du débat politique, la lutte inutile pour le leadership et l’exaltation des intérêts égoïstes de certains membres. A cause de ces antivaleurs, plusieurs partis politiques se trouvent aujourd’hui émiettés. Il n’en reste que de fines particules infinitésimales.         En tout cas, pour l’instant, le Mar semble sortir du lot de ces formations politiques congolaises qui ont du mal à prendre date avec l’histoire. Car les 20ème et 21ème siècles sont marqués par la dictature de la démocratie. Et non la démocratie de la dictature. A Viaudo, Valentin Tchibota Goma, Antoine Denis Loemba, Inzoungou-Massanga, Kombo-Bakala et autres de continuer dans cette lancée !                  John Ndinga-Ngoma |
| Mise à jour le Mardi, 25 Août 2009 20:26 |


