| Réglementation ou atteinte à l’intégration régionale? |
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| Écrit par Talassa |
| Dimanche, 11 Octobre 2009 06:44 |
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Expulsion en RDC, en Angola et au Congo            Depuis bientôt soixante dix neuf jours, les expulsions en Afrique centrale sont devenues monnaie courante. Dans cette entreprise, c’est l’Etat angolais qui a été le premier pays a avoir déclenché ces opérations de reconduite à la frontière des ressortissants étrangers présumés sans papiers qui seraient des troubles-fêtes dans plusieurs villes.         Le Congo-Brazzaville, après plusieurs actes de banditisme perpétrés par des étrangers, dont les plus nombreux sont les Congolais de la RDC avait décidé de suivre le pas de l’Angola.         Selon plusieurs rapports, des groupes de travail des agences onusiennes et des organisation non gouvernementales basées en République Démocratique du Congo (RDC), publiés au mois de septembre, le nombre des Congolais de la RDC expulsés d’Angola et du Congo-Brazzaville s’élève a plus de seize mille ( 16.000) personnes.         Des témoignages concordants des expulsés font état des traitements inhumains qui font révolter les consciences et appellent les responsables des droits de l’Homme à se pencher sur ces opérations de refoulements sous-tendus des violations des droits humains, notamment les violences liées au genre et les sévices corporels.         Certains expulsés déclarent avoir parcouru plusieurs kilomètres avant d’atteindre des villages-centres provisoires d’accueil. D’autres, disent avoir été conduits à la frontière, dépouillés de tous leurs biens personnels.         Contrairement aux multiples interprétations que font plusieurs personnes de ces opérations de refoulement à la frontière surtout des Congolais de la RDC, Lambert Mende, ministre de la communication et des médias, porte parole du gouvernement de la RDC explique, la réciprocité appliqué par son pays à la suite de ces expulsions que, «Si on expulsait des gens détenteurs des visas donc en parfaite conformité avec nos lois, on violerait les droits qui sont reconnus. Mais lorsque, on chasse des irréguliers ce n’est pas la manifestation d’une crise. Pas plus que lorsque l’Angola chasse des irréguliers congolais, nous ne voyons une crise», a-t-il avoué, avant de poursuivre que «nous nous préoccupons seulement des conditions d’expulsion. Il faut que nous nous mettions d’accord. Le gouvernement de la RDC n’a jamais mis en cause un pays qui expulse des étrangers, se trouvant dans un territoire en situation irrégulière».         Plus loin, le ministre Mende précise sa pensée et fait savoir que c’est bien pour la réciprocité que le gouvernement de la RDC a été mené à décider de l’expulsion des étrangers en séjour irrégulier en RDC comme le sont les Congolais de Kinshasa en Angola et au Congo-Brazzaville.         Mais, en plus du principe de la réciprocité, la RDC tient au respect de ses lois, dans le cadre de la politique de «Tolérance zéro», ça touche nos concitoyens, ça touche aussi les étrangers qui sont chez nous en violation de nos lois. «Il faut que nos lois soient respectées», a renchéri le ministre Mendé.         Il sied de signaler en passant, bien que, depuis quelques jours des Angolais et des Congolais de Brazzaville en situation irrégulière sont expulsés en RDC. Cependant, un moratoire de trois mois a été trouvé pour les ressortissants de la RDC au Congo-Brazzaville.         Pendant ce temps, on signale un nouveau foyer d’expulsés de la RDC d’Angola, renvoyés au Congo–Brazzaville à Tsamba–Nzasi, la frontière avec l’Angola. Là -bas encore, la situation humanitaire n’est guère meilleure.         L’Angola, a en effet, à la place d’affréter des charters, pour renvoyer les sans papiers (Ouest africains, Congolais de Kinshasa et autres) dans leurs pays respectifs, a préféré les refouler tous vers Pointe- Noire. Pouvons-nous accepter cet état de chose ?         Dans la foulée, le Congo–Brazzaville a fermé toutes les frontières terrestres avec l’Angola, en attendant le retour de la délégation de la Préfecture du département du Kouilou (Congo) qui s’est rendu au Cabinda depuis le week-end dernier.         Si ces étrangers expulsés d’Angola ont été conduits vers Pointe–Noire, c’est parce qu’ils seraient passés par là . «Il incombe aux policiers congolais d’être plus vigilants et de faire correctement leur travail», nous a confié un officier supérieur des services d’immigrations de l’Angola qui a requis l’anonymat.         Il est à noter, qu’il y a quelques semaines de cela, les hautes autorités congolaises à l’instar de l’ex faux premier ministre Isidore Mvouba, le ministre Bowao et le maire Hugues Ngouélondélé avaient tiré cette affaire au clair. Qu’en est-il aujourd’hui ?         En définitive, tous les responsables administratives et politiques s’accordent qu’il n’y a pas de problème entre les peuples. C’est aux populations d’être en conformité avec les règlements en vigueur des pays d’accueil avant que l’intégration sous régionale ne soit effective. Cependant, nous lançons un appel, à toutes les autorités politiques et administratives de respecter les principes élémentaires d’expulsion afin d’éviter des conséquences humanitaires graves.  Ghys Fortuné Dombe-Bemba |
| Mise à jour le Dimanche, 11 Octobre 2009 06:46 |


