| La Cobac touchée par son scandale |
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| Écrit par Talassa |
| Mercredi, 14 Octobre 2009 07:51 |
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La Commission bancaire d’Afrique, gendarme des banques, est décrite par certains de ses cadres comme un chef de rançonnement et d’enrichissement illicite.          Logée au siège de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) sis au quartier Elig Essono à Yaoundé la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac) partage avec son bailleur le goût macabre du scandale. Autre similitude : la période entre 2004 et 2008 qui a vu 16 milliards distraits au bureau extérieur de Paris (BEP) de la banque sous-régionale, est aussi celle de toutes les critiques au sein de la Cobac sur les mœurs de ses dirigeants. Dernière point commun entre les deux institutions financières de la sous-région : le principal mis en cause est aujourd’hui conseiller du gouvernement de la BEAC en charge de la coordination et de la stabilité financières. Il s’agit de M. Mustapha Mahamat, qu’un collectif des cadres de la BEAC met en accusation dans une lettre ouverte, signée le 1er Juillet 2009 et envoyée au gouvernement de la BEAC, à l’Union européenne et aux médias, entre autres.         C’est pourtant le passage de cet ancien directeur de la Cobac, proche de la présidence de son pays, qui est passée à la moulinette. M. Mustapha Mahamat a été nommé secrétaire de la Cobac, le 28 janvier 2004, en remplacement de M. Adam Madji. Le 25 juin 2008, il cède lui-même sa place à l’actuel titulaire du poste, M. Idriss Ahmed Idriss.         Au cours des quatre ans et demi de sa présence au sein du gendarme des banques en Afrique centrale, ses collègues estiment qu’il s’est illustré dans le « rançonnement systématique des opérateurs bancaires de la sous-région aussi bien avant le lancement de leurs projets que pendant leur exploitation.         Ainsi, avant, dès qu’un dossier de demande d’avis conforme pour l’obtention d’un agrément à l’exercice de métier bancaire ou financier était déposé dans vos services, vous actionniez un système de pressions et d’exigences superfétatoires que la décente nous commande ici de ne pas nommer.         Causant ainsi pour les établissements qui avaient pourtant engagé d’énormes investissements des retards préjudiciables… »         Ce rançonnement des banques, si l’on en croit le collectif des cadres de la BEAC, aurait procuré à son illustre auteur un patrimoine, dont il demande dans leur lettre ouverte un audit. Il s’agit d’un chalet à Paris d’une valeur de 500 millions de francs CFA, d’un immeuble au quartier huppé du Golf à Yaoundé, d’une valeur estimée à 350 millions de francs CFA, de plusieurs immeubles au Tchad et un parc automobile impressionnant, etc.         la correspondance des cadres de la BEAC part alors dans une accusation de blanchissement d’argent et demande, « pour l’honneur et la sauvegarde de l’institution », que M. Mustapha Mahamat indique l’origine des fonds ayant transité dans quatre de ses comptes à la Société générale des banques du Cameroun au Crédit lyonnais Cameroun, à Afriland First bank Yaoundé et à la Fundbank Credit Union à Washington aux Etats-Unis.         De plus, le collectif des cadres invite les instances compétentes à ouvrir, conformément aux règles et principes du groupe, une enquête pour établir ou non les faits.         Les accusations formulées dans la lettre ouverte sont d’une gravité suprême, notamment quand on sait quel rôle est dévolu à la Cobac dans le système bancaire en Afrique centrale. Créée par les six Etats de la Cemac, le 16 octobre 1990, la Cobac est chargée « de veiller au respect par les établissements de crédit des dispositions législatives et réglementaires édictée par les autorités, par la Banque centrale ou par elle-même et qui leur sont applicables et de sanctionner les manquements constatés.» Trente six banques nationales, dont douze au Cameroun, et quatorze établissements financiers, dont huit au Cameroun et six au Gabon, et 700 établissements de microfinance travaillent sous la surveillance permanente de ce gendarme aux pouvoirs étendus. Parfait N. Siki-   |
| Mise à jour le Mercredi, 14 Octobre 2009 07:57 |


