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Le transitaire mafieux Check Keita refait surface. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mercredi, 14 Octobre 2009 08:03

Le DG ONANGA et la DD LOEMBA  assistent les conteneurs prendre la tangente.

On pourrait désormais l’appeler  le «Pol Pot» de l’économie congolaise. Check Keita, ce Malien venu au Congo par la route, exerçant au départ, le métier de berger puis vendeur des grillades, qui serait fabriqué de toute pièce par le Dg actuel des douanes (à vérifier), au point de s’imposer comme opérateur économique, est actuellement cité dans les milieux douaniers pour avoir sorti récemment du port autonome de Pointe-Noire (Papn), plus de cent conteneurs de quarante pieds à une valeur fortement dérisoire.

Quel rôle ont alors joué les douaniers congolais, dans ce gâchis susceptible de provoquer une crise cardiaque si on est vraiment patriote? Ce monsieur, n’est pas à sa première opération. L’année dernière, il a échappé de justesse à la prison centrale de Brazzaville, sur plusieurs affaires d’exonération dont le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Justice, la Douane et les Ong humanitaires étaient interpellés. On croyait que le président Christian Oba avait placé ce monsieur et tous ses complices à la maison d’arrêt de Brazzaville, surtout que les faits étaient avérés, grosse erreur. Au contraire, il est revenu en force comme un démon chassé d’un corps qui va chercher d’autres pour revenir dans ce corps afin de le detruire avec sa légion.

         La semaine dernière, on pouvait constater l’absence très marquée à leurs postes de certains inspecteurs travaillant au bureau principal des douanes du port autonome de Pointe-Noire (Papn). Au parking non plus, on ne voyait pas leurs confortables voitures hautement sophistiquées. Où étaient passés les sieurs Oléa, Gambomi, Malanda, Mounoukou, Fila, Gandzelé et Yoas? «Ils avaient été convoqués d’urgence à Brazzaville» nous a-t-on dit dans les couloirs. C’est en effet depuis le 07 octobre dernier qu’une convocation leur a été adressée.

         A la direction départementale comme dans les autres services des douanes de Pointe-Noire, les langues ne chôment pas ces derniers temps. Tout le monde ou presque parle de cette convocation. Beaucoup plus du motif. Certes, nombreux ignorent la vraie raison. Mais on s’efforce d’établir un lien avec l’affaire Check Keita. Exactement cent deux (102) conteneurs, viennent d’être sortis par ce maquignon (disons-le ainsi) malien,  implanté il y a des années au «Congo Zoba» en question. Dix huit de ces containers, ont été dédouanés à une valeur très dévaluée de six mille francs Cfa par container. Pourtant, la valeur réelle d’un conteneur est de quatre millions six cent mille (4.600.000) francs Cfa.

         Voilà un crime économique quasiment impardonnable, même si on est parent de Jésus-Christ. Voilà aussi qui interpellerait de nombreuses institutions de la République comme la Cour des comptes, le Parlement, les tribunaux et la surveillance du territoire. Surtout cette dernière qui, au lieu de ne chercher que les poux sur les têtes des opposants ou encore fouiller dans tous les coins les rats du jardin qui auraient volé le fromage de l’autre, se jetterait à l’eau pour découvrir la fonction que chaque douanier, travaillant à Pointe-Noire a pu remplir pour que ces marchandises soient sorties du Papn.

         Du coup, on découvrirait comment les douaniers trahissent la souveraineté du Congo au nom de leurs intérêts. Et pour comprendre un peu le mécanisme, il est question d’utiliser quelque

s pistes non moins importantes. Certes on peut comprendre que l’acte ait échappé au chef de section qui a vu et signé les déclarations. On peut également comprendre qu’on pouvait scanner la signature du chef de bureau. Mais, on pourrait s’attarder sur le chef de brigade. Lui qui ordonne la sortie des containers. Et le chef de brigade de la répression peut-il sortir «indemne»?  A priori non, car il est chargé du  contrôle de la marchandise à la barrière. Le chef de la brigade de surveillance du territoire pourrait aussi avoir sa part  de  responsabilité  étant entendu que, lui aussi a l’œil sur toutes les marchandises sortant du Papn.

Et jusqu’à quel niveau de l’Etat conduirait l’affaire Keita? La question a bel et bien sa place si on fait montre d’une rigueur discursive. Sinon on aurait du mal à comprendre que la haute hiérarchie douanière ne soit pas informée. Cette haute hiérarchie, c’est la direction générale. Si on citait nommément, on penserait sans réfléchir à Jean Alfred Onanga, le célébrissime directeur général en question, qui  ces derniers temps s’affiche toujours comme le mentor, mieux le sponsor de Check Keita (Cf. procès de l’année dernière à la Cour des comptes). N’est-ce pas cet Onanga qui accorde souvent les exonérations de plus de 500 millions Cfa à Keita (ce qui ne devrait pas relever de sa compétence en tant que directeur général)?                                                      Assurément oui, puisque cela a été très visible comme les réalisations de la «Nouvelle Espérance». Et Onanga n’a jamais été un magicien pour tout faire seul. Jean Alfred doit avoir un réseau aussi redoutable que Al Qaida de Ben Laden. Et dans lequel Check Keita joue le rôle de Ibrahim Ag Bahanga, les douaniers acquis à sa cause,  jouant eux le rôle des milices Shebab.

         C’est en effet ce réseau qui commet de nombreuses gaffes économiques. Notamment les contre écritures, une procédure permettant de contourner la société «Cotecna» moyennant 24% de valeur imposable d’un produit. Laquelle valeur est indûment perçue par le biais des mécanismes informatiques. Il y a aussi abus de ce qu’on pourrait appeler «tolérances administratives», en accordant des taux réduits aux commerçants alors que ces taux ne sont en principe accordés qu’aux administrations publiques et aux représentations diplomatiques...

         C’est ainsi que Check Keita et son sponsor, sont en train de saccager l’économie du pays. Imaginons des centaines de milliards de manque à gagner pour le Congo! Enfin, motus bouche cousue. Mais c’est quand même aussi mesurable que les prétendues très très visibles réalisations de l’autre.

         Que disent le Directeur général des douanes et la Directeur départemental de Pointe-Noire? Veulent-ils du «Chemin d’Avenir» ou du «Chemin d’enfer»?

         La suite dans notre prochaine édition.

Misère Nestor Ikama Mapaha

Mise à jour le Mercredi, 14 Octobre 2009 08:07