| Que «La Dame de Fer», Claudine Munari applique sans peur et sans complaisance, la loi 19-2005 du 24/11/05 |
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| Écrit par Talassa |
| Lundi, 16 Novembre 2009 11:17 |
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«Les commerces de détail à l’étalage, de fabrique de pain et de transport urbain sont réservés uniquement aux Congolais»  Au Congo, les législateurs n’ont pas été insensibles au désordre ambiant, au cafouillage et au favoritisme qui empoisonnent le secteur du commerce au Congo où, avouons-le, les Congolais éprouvent jusqu’aujourd’hui mille et une difficultés pour se développer, s’épanouir et surtout s’imposer.          En effet, le secteur du commerce de détail par exemple, se doit d’être investi, dominé et surtout réservé uniquement aux commerçants de nationalité congolaise. Cela est nécessaire et justifié par le fait que le commerce est un secteur très stratégique dont l’exercice devait revenir exclusivement aux autochtones eux-mêmes.         Au regard de ce qui précède, les étrangers ne sont pas autorisés d’exercer les commerces de détail à l’étalage, de fabrique de pain et de transport urbain ou routier, qui reviennent de plein droit aux seuls Congolais, appelés à devenir des grands acteurs maîtrisant toutes les activités commerciales susceptibles de résorber tant soit peu le chômage dans les grandes villes et dans les campagnes.  Les secteurs «clés et souverains» de notre commerce sont dominés à plus de 98% par des étrangers alors que la loi est claire... Or, il est désolant de constater qu’au Congo, les conditions d’accès à la profession de commerçant sont bafouées, piétinées et jetées comme du papier hygiénique à la poubelle. En effet, tous les secteurs «clés et souverains» de notre commerce sont dominés à plus de 98% par des sujets étrangers. Il s’agit notamment des milliers d’Ouest Africains, Libanais, Nigérians, ex-Zaïrois, Pakistanais, Rwandais, Tchadiens, Camerounais et autres métèques qui ont envahi le Congo où règnent, une impunité totale et un désordre inqualifiable en ce qui concerne : (1)- la répartition catégorielle des commerçants, (2)- des exceptions, (3)- les conditions d’accès à la profession de commerçant et bien d’autres dispositions de la loi. En conséquence, tout le commerce de détail et le secteur informel sont dominés et maîtrisés par les Ouest africains et les ex-Zaïrois. En outre, ces commerçants étrangers qui ont envahi le Congo-zoba, baignent dans l’illégalité : nombreux ne sont pas immatriculés au RCCM, refusent d’obtempérer aux injonctions et aux actes administratifs avant de provoquer des pénuries et la flambée des prix (….) Comment a-t-on accepté et voulu que même les emplois tels que : boulanger, cuisiner, chauffeur de taxi ou de mini bus, et tout le commerce de détail à l’étalage, puissent vraiment échapper aux Congolais?         Sommes-nous envoûtés, irresponsables ou tout simplement inconscients ? L’hospitalité ne signifie nullement l’anarchie et la position dominante.         Dans quel pays sérieux a-t-on vu ce qui se passe au Congo dans le secteur du Commerce et des Approvisionnements ? A quoi servent alors nos lois ?         Pourquoi avons-nous cédé tout le centre commercial de Poto-Poto et tous les points stratégiques de Brazzaville entre les mains des commerçants étrangers ?  Incroyable mais vrai : les militaires, les policiers et les gendarmes sont alimentés par des boulangers étrangers ! Près de 50 ans après l’indépendance, comment peut-on admettre, aujourd’hui, que tous nos militaires, policiers et gendarmes par exemple soient alimentés en pain par des boulangeries tenues exclusivement par des sujets Mauritaniens, Libanais, Pakistanais et autres allochtones qui, avouons-le, seraient capables de ….tout ! Oui. A-t-on pensé par exemple aux éventuels cas d’empoisonnement collectif et autres conséquences désastreuses ?         Lesquels occasionnent la flambée des prix et la rétention des stocks en foulant au pied tous les régimes des prix ? Suivez mon regard !         A cela s’ajoute, le non respect de la disposition relative à l’assurance de l’emploi car, à compétence égale, la priorité à la main d’œuvre locale est obligatoire. Or, il n’est pas étonnant de constater que tous les grands commerçants étrangers exerçant au Congo n’emploient en majorité que leurs propres frères du pays. Cette main d’œuvre importée met à mal tous les Congolais qui aspirent à un quelconque petit d’emploi de chauffeur, vendeur, manutentionnaire, chez un commerçant malien, sénégalais, camerounais, etc.         Ces comportements sont contraires à l’esprit de la loi 19-2005 du 24/11/05, réglementant l’exercice de la profession de commerçant au Congo.         Avant la fin des 100 jours de la ‘’Feuille de route’’ du Président Sassou Nguesso, il revient à fortiori à «La Dame de Fer», Claudine Munari, ministre du  Commerce et des Approvisionnements de faire appliquer, dans les meilleurs délais, toutes les dispositions de la loi susmentionnée.  Mme Claudine Munari ne serait pas à l’abri des menaces de certains officiers supérieurs maffieux qui protégent …         Le gouvernement du « Chemin d’Avenir » et la dynamique ministre en charge du Commerce ne devraient pas fermer les yeux sur cette loi, en refusant de l’appliquer de manière effective et sans complaisance. Elle est simple, claire et ne demande qu’à être appliquée, car elle stipule tout simplement : «Les commerces de détail à l’étalage, de fabrique de pain et de transport urbain ou routier sont réservés aux commerçants de nationalité congolaise». Qui dit mieux ? Voilà l’un des grands défis à relever par Mme Claudine Munari qui, depuis sa nomination, a pris la ferme résolution d’assainir et de discipliner les secteurs du commerce et des approvisionnements au Congo où prospèrent le désordre, l’anarchie, la corruption et le favoritisme le plus béat.         Selon de nombreux témoignages, certains ministres, députés, sénateurs, y compris de nombreux colonels, capitaines, commandants et généraux très proches du pouvoir, seraient associés et fonctionneraient de mèche avec la plupart des commerçants étrangers qui arnaquent et exploitent abusivement les pauvres Congolais à qui les «Marxistes au pouvoir sous le mono» avaient interdit l’exercice du commerce et l’enrichissement !         Pire, au lieu d’aider et de favoriser les commerçants congolais, la plupart des ministres, directeurs généraux, colonels et généraux de notre pays ne jettent leur dévolu que sur les étrangers qu’ils inondent des millions de FCFA ! En conséquence, faute d’initiation et d’habitude, les Congolais ont du mal à prospérer dans le commerce en gros et de détail. Cette situation pourrait bien être corrigée si des efforts sont consentis par les pouvoirs publics et l’ensemble des forces sociales impliquées. Au cours des 100 jours, Mme Claudine Munari, tente de rectifier le tir, malgré le grand retard accumulé …         Depuis plusieurs décennies, les pouvoirs publics n’avaient jamais encouragé les Congolais à embrasser les secteurs des affaires, du commerce, du négoce et du business.         En effet, les Congolais d’hier, étaient obligés d’embobiner et de réciter les pensées politiques de Karl Marx, Engels, Lénine et Mao, au lieu de se jeter dans l’initiative privée et les circuits commerciaux à l’instar des autres peuples. Aussi, à cette époque, l’initiative privée, le business et le développement des activités commerciales étaient considérés comme des actes impérialistes, réactionnaires et donc bourgeois (sic !)  Aujourd’hui, Mme Claudine Munari, où en sommes-nous ?         Nous osons espérer que le train de mesures pris par le gouvernement sera enfin suivi d’effets. Les Congolais qui attendent impatiemment les fruits doux du «Chemin d’Avenir» n’attendent de Mme Munari que l’application sans complaisance de la loi.         Ensemble, il n’est pas encore trop tard, rectifions le tir pour faire du commerce, l’une des bretelles du «Chemin d’Avenir». Nous y reviendrons.  Ghys Fortune DOMBE BEMBA  |
| Mise à jour le Lundi, 16 Novembre 2009 11:22 |


