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Meeting du Parti pour l'Alternance Démocratique (PAD) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mardi, 17 Mars 2009 04:37

A quelques mois de l’élection présidentielle «Le Trésor public est devenu un véritable abreuvoir public ! » dixit Emmanuel NGOUELONDELE

L’esplanade du stade Alphonse Massamba-Débat a servi de cadre au meeting populaire organisé le 21 février 2009 par le Parti pour l’Alternance Démocratique (PAD) du Président Emmanuel NGOUELONDELE-MONGO.

Cette grande manifestation politique, ponctuée par les envolées rythmiques de Patrouille des Stars et Lékoli Universel Ndjongou, a connu la participation des membres du Directoire du PAD ainsi celle de plusieurs centaines de militants  et sympathisants de Brazzaville.

Y ont aussi pris part, des délégués venus des dix Départements du Congo qui, dans leurs différentes déclarations, ont donné un cachet particulier à cet évènement, en demandant la candidature du Président Emmanuel Ngouélondélé-Mongo à l’élection présidentielle de juillet prochain.

En outre, quelques leaders politiques, membres de l’opposition notamment M. Clément Miérassa du Parti Social et Démocrate du Congo (PSDC), M. Bonaventure Mbaya de Convergences Citoyennes (CC), du Représentant de M. Marcel Nguitoukoulou du Congrès du Peuple (CP) ainsi que le Député honoraire Mouanda- Passi de l’UPADS ont pris part à ce grand meeting.

Dans son allocution de circonstance, le Président Emmanuel Ngouélondélé-Mongo a rappelé à l’assistance toutes les mauvaises pratiques du pouvoir actuel qui ont considérablement miné et minent encore notre pays depuis la fin de la guerre du 5 juin 1997. Ces principaux maux sont, entre autres, la corruption,  l’impunité, la concussion, la gabegie, la violation des droits et des libertés publiques, l’enrichissement illicite et surtout la mauvaise répartition du revenu national. A cela s’ajoutent l’absence de démocratie et la gestion folklorique des fonds publics.

En conséquence, le Président du PAD a déclaré que le Trésor Public est aujourd’hui esquinté et transformé en un véritable abreuvoir public, au su et au vu de tout le monde.

Entre,  les Gouvernants « très riches» et le Peuple «très pauvre», l’écart se creuse davantage. A qui la faute ?

C’est ainsi qu’au regard de ce qui précède, depuis le 16 mars 2008, et à l’occasion de son assemblée générale constitutive, le Parti pour l’Alternance Démocratique (PAD) avait pris l’engagement de « faire la politique autrement en mettant en place un socle véritablement national, détribalisé et totalement citoyen ».

Cet engagement citoyen du PAD se propose ainsi de  faire renaître l’espoir afin que dans notre pays, le Soleil se lève et resplendisse de nouveau.

Or, il est désolant de constater que l’Etat est mort et enterré ; l’immoralité et la pauvreté ne cessent de s’aggraver et de s’étendre jusqu’au dernier village de notre pays; déshumanisant ainsi toutes les couches sociales du fait de l’enrichissement illicite et la vie ostentatoire que mènent nombre de gouvernants actuels  qui ont tourné le dos aux attentes réelles des Congolais.

Pour le PAD, il ne serait pas étonnant d’affirmer que entre d’une part,  les «Riches» qui sont au pouvoir et s’engraissent nuit et jour et de l’autre, les «Pauvres» qui n’ont cessé d’attendre et d’espérer un monde meilleur, l’écart se creuse davantage car, a-t-il avoué, l’impunité, le laisser-aller, la corruption et le clientélisme politique ont pris corps au sein du pouvoir et dans nos administrations publiques.

En outre, parlant de la paix, le Président du PAD a déclaré qu’il serait illusoire de croire que les Congolais sont réellement en paix au motif  qu’ils ont du mal à se soigner à moindre coût dans nos hôpitaux, se nourrir régulièrement et, surtout, se loger décemment.

Concernant l’élection présidentielle de cette année, il s’est posé quelques interrogations de fond. Pourquoi le Gouvernement de M. Denis Sassou Nguesso refuse-t-il la mise en place d’une Commission Electorale Indépendante (CEI) ?

Comment ceux qui prétendent gagner «dès le 1er tour et avant 7 heures» refusent-ils aujourd’hui de créer toutes les conditions idéales en vue de la tenue d’une élection démocratique, libre et transparente ? pourquoi assiste-t-on jusqu’ici à cette fuite en avant de la part du RMP ?  

La Constitution de 1992 a été vantée par le Président Sassou Nguesso, dans son fameux livre «Le fleuve, le manguier et la souris». Mais, après sa victoire militaire d’octobre 1997, l’Homme fort de Mpila a préféré instituer et faire imposer aux Congolais, en janvier 2002, «sa propre constitution», taillée sur mesure.

Le non respect de l’article 48 de la Constitution par le Président Sassou Nguesso est patent puisqu’il la déclaration officielle de ses biens et de l’ensemble de son patrimoine n’a pas été faite depuis sa prestation de serment en mars 2002.

Or, il est bien libellé dans la Constitution que « Tout citoyen élu ou nommé à un poste de responsabilité se doit de déclarer tout son patrimoine immobilier et autres». Où en sommes-nous aujourd’hui avec le Président Sassou Nguesso et ses ministres ?

Eviter que les armes de guerre ne soient, une fois de plus, distribuées aux jeunes par…

A l’endroit des jeunes, le Président Ngouélondélé a demandé la prise de responsabilités et le changement de mentalités afin d’éviter que les armes de guerre ne soient, une fois de plus, distribuées aux jeunes aux fins de constituer des milices de triste mémoire.

Que les jeunes Congolais, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, abandonnent définitivement la voie de la violence politique, la voie des armes de guerre d’où qu’elles viennent car le PAD ne prône que l’alternance et le changement, mais pas avec les armes comme d’aucuns seraient tentés aujourd’hui de se constituer des caches d’armes et procéder au recrutement de quelques mercenaires de tout poil (…).

Pour l’essentiel, fini l’embrigadement des jeunes et leur aliénation du fait de l’alcool et de la drogue. Fini aussi les danses obscènes et toutes les contre- valeurs  qui ont détruit une bonne partie de la jeunesse congolaise qui se retrouve, ici et maintenant, sacrifiée et clochardisée, a déclaré le Président Emmanuel Ngouélondélé Mongo.

Pour le PAD, au Congo, la politique est devenue un véritable business qui ne profite nullement au peuple mais plutôt à une infime minorité de citoyens qui, depuis des années, s’illustrent dans l’opulence,  l’enrichissement illicite et excessif alors que le peuple croupit dans une misère inqualifiable.

Sur les intentions et le choix à la veille de l’élection présidentielle de juillet prochain, le PAD se prononcera sans doute bientôt lors de ses premières Universités qui seront convoquées dans les prochains jours.

Alain Michel IKELEMBA-MOLANDA

 

 

Mise à jour le Mardi, 17 Mars 2009 04:46