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Elections présidentielles 2009 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mardi, 17 Mars 2009 04:41

Monsieur SASSOU s’accrochera-t-il  au pouvoir comme MUGABE ?

Indifférent à nos cris de détresse et à la dégradation de la situation du pays, le chef de l’Etat, miné par la peur de subir au plus fort la sanction de l’histoire, persiste dans sa volonté d’exclure les autres pour s’accrocher au pouvoir jusqu'à y mourir.

De plus en plus de voix s’élèvent, ici et là, pour critiquer ouvertement l’option absolutiste prise par M. Sassou NGUESSO et son Gouvernement dans la manière d’organiser l’élection présidentielle de Juillet 2009. Les Congolais se préparent donc à vivre un scénario électoral avec toutes les conséquences que cela pourra engendrer. Surtout que Kintelé et Tsambitso, deux villages situés au Nord de Brazzaville et non loin d’Oyo sont transformés depuis quelques années, en un véritable camp d’entraînement par des milices à la solde du régime en place.

En effet, le père fondateur de la « nouvelle espérance » qui voudrait solliciter les suffrages dans les tous prochains jours oublie qu’il a été incapable de remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation  et le peuple lui ont confiées. Il s’est contenté simplement à favoriser l’émergence de la corruption, le vol, l’impunité et « la politique tropicale ».

Comme on le sait,  un chef de l’Etat, devrait faire preuve de bon sens en évitant d’être indifférent aux problèmes des populations qui se plaignent des mauvaises conditions de vie. Alors que les dignitaires du pouvoir actuel s’enrichissent illicitement, construisent de nombreuses  et somptueuses villas avec l’argent de l’Etat.

Quelle attention peut on accorder à un homme qui ne se soucie nullement des autres ?  Assurément aucune. Le président Sassou a fait des promesses sans tenir compte des réalités, attentes et souffrances du peuple, nous pouvons nous interroger sur la création des quarante mille emplois des jeunes, la gratuité des soins de santé pour les enfants âgés de zéro à quinze ans,  la gratuité des manuels scolaires dans l’enseignement de base, etc…

Les congolais très déçus d’un tel comportement et surtout d’une élection dont tous les ingrédients d’un cocktail explosif sont réunis  n’accorderont aucun  intérêt d’aller aux urnes. C’est une évidence ! On peut parier.

Dans ces conditions, la reconquête du pouvoir représente déjà une équation difficile,  car le peuple a finalement compris qu’accorder à Sassou un autre mandat, c’est être victime d’une nouvelle série de misère ; pour ne pas dire, accepter qu’il détruise davantage le pays, qu’il achève la destruction de l’Etat, qu’il ensevelisse le système judiciaire avec des magistrats globalement corrompus et qui demeurent en fonction depuis plus de dix ans. Donner à Sassou un autre mandat, c’est lui permettre de faire asseoir des pratiques absurdes qui consistent à nous enrôlés définitivement dans les sacs de farine.

Florent TCHICAYA

 

 

Mise à jour le Mardi, 17 Mars 2009 04:48