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La fille aussi entre dans la danse politique PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mardi, 17 Mars 2009 04:48

Cendrine Sassou est aussi là, mais trop tard!

Tournoi de la tolérance pour "redorer le blason des jeunes de Mvoumvou", ces « souris de la maison »  qui avaient permis aux rats du jardin de voler le camembert de son père en juillet 2008, lors des obsèques tumultueuses de ya Thythy. Renforcement des stocks des commerçantes du quartier Mpaka dans le 3ème  arrondissement de Pointe-Noire. Organisation d'un tournoi communal de football dénommé « Foot Action + ». En tout cas, l'association « Génération + » de Cendrine Ottonello Sassou Nguesso a ces derniers temps, le vent en poupe, comme celles des autres membres de la dynastie Saint Denis de Mpila.

Mais pourquoi cette impulsion de cette fille à papa qui pourtant était à l'ombre, dans son précieux restaurant « Twiga » au bord de la côte sauvage de Pointe-Noire? Aussi éloquente que Ségolène Royale et courageuse comme Benazir Butho, Cendrine n'a pas manqué de mots lors d'une conférence de presse, pour expliquer l'objectif de ce qu'on pourrait appeler « offensive humanitaire cendrinienne ».

 « Génération + est une plate-forme de réflexion et d'action des jeunes », ainsi a-t-elle défini son association. Il s'agit de rassembler les jeunes autour des mêmes idéaux de développement socio culturel et politique, puisque « G+ est sur tous les champs d'action: politique, économique, culturel, etc. » « Il n'est donc pas surprenant que nous soyons présents sur le terrain de la politique.. Oui, je suis fille du président. On peut être opportunistes pour s'impliquer dans la campagne pour la présidentielle de 2009, ce n'est que de bonne guerre! Mais cette campagne ne saurait être une fin en soi » a nuancé Cendrine.

Cependant, Cendrine aura à priori toutes les difficultés du monde pour persuader les Ponténégrins que G+ est là pour « fédérer ». Elle peinera également à convaincre toutes les populations de Pointe-Noire d'élire son père. Tant son père est aujourd'hui considéré par beaucoup de ressortissants de « Ponton-La-Belle » comme étant « le principal artisan des malheurs du Congo », selon l'expression du jeune Makosso de Loandjili. Mieux, « Sassou a tellement capitalisé le mal, légitimé des crimes et pillé les ressources du pays qu'il s'impose aujourd'hui la nécessité de s'en débarrasser », a avoué Hercyllia Soumbou du quartier Makayabou. « Oui, elle parle de l'avenir de la jeunesse congolaise. Au juste, quelle jeunesse? Celle dont Sassou par cynisme a compromis l'avenir? Quel Congo? Celui que son père a plongé dans les profondeurs abyssales de l'histoire universelle? Il y a bien des gens pour écouter ces mots démagogiques! », a renchéri un jeune diplômé sans emploi qui a requis l'anonymat. 

Et une femme de Mpaka a davantage enfoncé le clou: « Je crains les dictateurs et leurs entourages même quand ils font des offrandes à l'Eglise. Elle est en train de jouer à la Mère Térésa. Jésus est différent de Mobutu. Qu'on ne se trompe pas »

Comme quoi, Cendrine est arrivée en retard. Papa est déjà devenu extraordinairement impopulaire! Papa Dengues a déjà transmis à sa progéniture les chromosomes et les gênes d'impopularité qu'il traînera jusqu'au purgatoire.

Boka Weno

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