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Crise de dialogue politique entre le pouvoir et l'opposition PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mardi, 17 Mars 2009 04:49

A quelques mois de l’élection présidentielle, la crise de dialogue politique entre le Pouvoir et l’Opposition crée la psychose au sein de l’opinion.

Depuis quelques semaines, la montée en puissance des extrémistes politiques, la bipolarisation du débat politique, l’ethnicisation, la tribalisation ou la régionalisation du débat politique ne cessent de se développer créant ainsi un climat de malaise socio politique au sein de l’opinion.

A quelques mois de l’élection présidentielle de juillet prochain, cela est révélateur d’une crise qui couve et qui pourrait bien éclater ouvertement.

Sur ces questions de fond qui polluent l’atmosphère et font crisper les cœurs de plusieurs congolais, il serait dangereux et criminel de tourner le dos au débat citoyen et au dialogue social. Or, les congolais ne se parlent plus !

Pour la mémoire, depuis les temps immémoriaux, le simple fait d’accepter de se parler, de se rencontrer, de s’échanger et surtout de se communiquer sur un sujet quelconque constitue déjà un signe patent de noblesse, de respectabilité, de dignité et surtout de détente sociale, pour tout homme civilisé. Les Congolais voudraient –ils évoluer de drame en drame comme hier ?

La montée en puissance des extrémistes politiques, du tribalisme et la bipolarisation du débat politique à outrance.

En effet, quant la politique perd la capacité de compromission en faveur de la Nation, de la paix et du progrès, c’est la violence et al haine imbécile qui prennent le dessus. Même le droit dans ces conditions ne peut absolument rien. La violence appellera alors la violence, et la haine appellera elle aussi à son tour la haine et tout son cortège de malheur.

Pour le Pouvoir et l’Opposition, les murailles du silence opaque doivent être brisées et détruites. A quelques mois des élections présidentielle, il faudrait prôner de plus en plus l’ouverture, l’amour du prochain, la fraternité et la confiance mutuelle qui cimentent les bases fondatrices du vrai dialogue franc et sincère qui unit les hommes et les femmes d’un pays d’une ethnie et d’un clan, qui, au finish devraient former une seule communauté forte, indivisible et dynamique à savoir la Nation.

Malheur à ceux qui, du coté du Pouvoir ou de l’Opposition, refusent le dialogue et préfèrent l’orgueil et la vanité. Malheur aussi à tous ceux qui, du Pouvoir ou de l’Opposition, refusent de voir jusqu’ici l’évidence et qui se masquent le visage pour tenter de justifier l’injustifiable le moment venu. Enfin, malheur à tous ceux qui tournent le dos et se bouchent volontairement les oreilles aux appels des autres.

A la vérité, le Congo d’aujourd’hui, où se déversent déjà certains élans intégristes et politico égoïstes, a plus besoin de paix et d’unité, pour renforcer ses acquis communs, que d’intimidations et autres dérives autoritaires. Il n’y a pas d’ethnie supérieure aux autres, il n’y a pas non plus une caste des meilleurs et de « Vrais Congolais », appelés toujours à diriger et à tout dicter aux autres. De même, il n’y a pas de District ou de village, dont les ressortissants seraient les plus méritants et choisis par Dieu pour régner sans fin. Le Congo est un bien commun et indivisible.

Au lieu de faire régner la psychose et la peur, allons au dialogue franc et sincère avant le vote 

Dès lors, au-delà des courants partisans des uns et des autres, notamment le Pouvoir et l’Opposition, le Congo de 2009, qui préfigure déjà ce que nous allons vivre en juin et juillet prochains, a plus que besoin de dialogue permanent et riche, d’échanges et de concertations réunissant tous les acteurs sociaux autours des grands maux de l’heure que sont la fièvre électoraliste et ses non dit, le retour en force de l’intolérance et du tribalisme, de l’intégrisme qui accompagnent malheureusement la conduite du processus électoral relatif à l’élection présidentielle de juillet prochain.

Dans tous les quartiers de Brazzaville, il suffit de constater la désolation de certains citoyens qui ne cessent de déplorer la détérioration des relations sociales embaumées par le nouveau parfum très toxique de la politique politicienne congolaise.

Sur ces questions vitales pour l’avenir de notre pays, il serait irresponsable de ne pas y penser et de ne pas y croire même une seule minute. Evitons de réveiller les démons de la division et de la haine imbécile qui plongeraient le Congo dans le chaos et les guerres civiles inutiles.

Au lieu de faire régner la psychose et la peur, allons au dialogue franc et sincère. Encore une fois, au lieu de faire monter les enchères et multiplier des appels à la violence politique comme il y a quelques années dans notre pays, explorons les pistes du dialogue sincère.

En somme, quant les principaux leaders politiques proches du Pouvoir et ceux de l’Opposition perdent la capacité d’écoute et de compromission, le Congo tangue et le peuple n’est pas à l’abri de la violence politique.

Nous y reviendrons.

Ghys Fortune DOMBE BEMBA

 

Mise à jour le Mardi, 17 Mars 2009 04:53