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La vérité interdite avant l'élection présidentielle PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mardi, 17 Mars 2009 04:53

Les Bourgeois sans ancêtres font la pluie et le beau temps au Congo.

Nos grands-parents avaient raison de dire que : « Seuls les Blancs (Moundélé), savent voler avec modération en s’enrichissant sans trop blesser la sensibilité des autres afin d’éviter des ennuis et des mécontentements inutiles de la part des autres citoyens ordinaires »

Cela se comprend aisément, car, à la différence des Africains et plus particulièrement des Congolais, les Européens ont le sens de la mesure et sont surtout conscients du fait qu’il n’est pas bon pour un homme d’être trop riche et heureux de vivre dans une grande villa tout seul, alors que ses voisins immédiats, sont dans une galère incroyable et n’attendent que la mort pour quitter ce monde des inégalités.

Si ces voisins sont furieux et aigris, ils seront sans doute les premiers à piller et à brûler la villa de celui qui se proclame comme étant le plus riche du quartier, le plus beau, le plus intelligent, et capable de tout (…), y compris de ravir les épouses des autres, sans peur ni gène. 

Il n’est pas bon d’être très riche tout seul devant une foule de pauvres citoyens affamés et moribonds.

Voilà pourquoi, certains leaders politiques congolais d’hier et notamment jusqu’à la fin des années 70, l’avaient compris. Ils n’étalaient pas leur fortunes ici est là, pour ne pas blesser les autres citoyens. Ils ne construisaient pas dix ou vingt grandes villas et ne s’achetaient pas vaille que vaille des voitures luxueuses de très grand standing, par pudeur et par respect de la chose publique, qu’il fallait gérer avec parcimonie et orthodoxie.

En claire, ils évitaient donc la vie ostentatoire et le « matalana » de nos leaders politiques d’aujourd’hui, qui narguent nuit et jour le peuple en leur étalant sans gêne, toute leur fortune volée et en laissant surtout leurs enfants se pavaner avec des millions de francs cfa, ici et là, alors que les pauvres fonctionnaires ont du mal à nouer les deux bouts du mois. Quel monde ?

A u cours de ses quinze dernières années, la génération des Bourgeois sans ancêtres a vu le jour au Congo, car les élites politiques congolaises se sont complètement coupées du peuple qui croupit dans une misère voulue et provoquée les gouvernants qui ne cessent de piller, de détourner et d’amasser des milliards de francs cfa, qui prennent des directions inconnues des congolais.

Très attirés par le gain facile et la vie ostentatoire, ils ne pensent nullement à l’avenir du Congo, et notamment des milliers des jeunes qui croupissent encore dans l’oisiveté, la mendicité et vivotent au gré des vents et des circonstances.

Depuis quelques années, ils se sont succédés au pouvoir et s’y accrochent encore. Attirés par l’opulence, la vie ostentatoire, l’enrichissement illicite et la corruption des mœurs, qui ont fini aujourd’hui par détruire notre société en lambeaux.

Au lieu de s’occuper des problèmes du peuple, ils se sont mis à tout accaparer et s’enrichir illicitement

Pour l’essentiel, ces fameux Bourgeois sans ancêtres de la politique congolaise d’aujourd’hui ont pour la plupart tourné le dos aux aspirations profondes de la grande majorité du peuple qui n’a que trop souffert.

Au lieu de s’occuper des problèmes du peuple, ils se sont mis à tout accaparer, s’enrichir illicitement, se construire des villas et des palaces dans tous les quartiers de Brazzaville, Pointe Noire et autres.

Au lieu de combattre le chômage, ils ont manipulé et instrumentalisé les jeunes congolais, qui ne pensent plus qu’a l’alcool, aux danses obscènes et au sexe nuit et jour. Pour quel avenir demain ?

Au lieu de développer le secteur agricole et de créer des emplois, ils ont détruit tous les espoirs de la relance économique dans ce secteur pour avoir mis en place des stratégies politiques incohérentes et chimériques.

En outre, au lieu de d’encourager l’excellence et la méritocratie, ils ont privilégié et encouragé la corruption, la magouille, le favoritisme et le phénomène des « cas ».

Enfin, au lieu de promouvoir l’équité et la cohésion social, ils n’ont privilégié que leurs propres enfants, neveux, cousins et nièces qui ont droit à tout, s’enrichissent, roulent carrosse et se préparent déjà à prendre la relève. Et les autres ?

L’ambition politique semble être le seul leitmotiv d’enrichissement illicite de nos « Bourgeois sans ancêtres »

Mais, il est curieux de constater qu’en cette période de pré compagne électorale, comptant pour la présidentielle de juillet 2009, tous les candidats pour la plupart « Bourgeois sans ancêtres », prétendent aujourd’hui parler au nom des chômeurs, des jeunes diplômés sans emplois, des retraités et des pauvres paysans, dans le but de ce faire élire et se tailler une place au soleil au sortir du 12 juillet 2009. 

Mais il est connu de tous, qu’une fois élu, le nouveau Président de la République et ses courtisans, oublieront totalement les jeunes diplômés sans emplois, les retraités, et toutes les autres couches sociales qui, à la fin, n’auront droit à rien.

Les citoyens qui se laisseront manipulés et instrumentalisés seront amèrement surpris après l’élection. La grosse part sera sans doute réservée aux « courtisans initiés et autres proches du Chef », sans oublier les membres de la famille biologique de ce nouveau Président de la République élu, qui se taillera la part du lion en pensant tout d’abord à ses « propres parents et aux autres Bourgeois sans ancêtre de basse cours ». 

La corruption, la recherche effrénée de l’argent facile et le tribalisme étant devenus des valeurs, sans que cela ne choque personne, les citoyens se détournent de plus en plus de la politique, donc des discours mensongers et utopistes des leaders politiques congolais de plus en plus fourbes et cupides.

Le détournement hier crime, sous le régime des Présidents Massamba-Débat et Marien Ngouabi, est considéré aujourd’hui comme un acte louable

Eux « Bourgeois sans ancêtre », qui ont institutionnalisé le pillage, le vol, la violation des droits et libertés des citoyens. Eux qui ont aussi choisi la vie ostentatoire, la gabegie et la concussion comme moyen de vivre et de survie politique. Eux qui ont multiplié par cinq, voire six, le nombre de villas et de maîtresses dans toutes les villes du Congo, étalent sans vergogne et en toute impunité leurs richesses constitué essentiellement de « bien mal acquis ».

A la vérité, le détournement des deniers publics qui était un crime hier, sous le régime des Présidents Massamba-Débat et Marien Ngouabi, est considéré aujourd’hui comme un acte louable, un exploit à encourager, dont on peut bientôt ouvrir une compétition. Oh Diantre !

En outre, au Congo, l’inceste, la pédophilie et la dépravation des mœurs ont gagné la sphère de certains dirigeants politiques qui s’y adonnent sans peur, ni gêne, au vu et au su de tous.

Pendant que le peuple meurt de faim, des difficultés à se soigner, se loger, les opérateurs « économico politiques », ces « Bourgeois sans ancêtre », ne cessent de battre campagne en organisant ici et là dans nos quartiers, des réunions et autres cérémonies de réjouissances populaires, où l’immoralité et l’odeur polluante des casiers de bière, accompagnent le bruit des slogans creux et dénués de toute substance.

Comme en 1992 et 2002, les mêmes promesses d’hier et d’avant-hier seront répétées à l’endroit des populations affamées et vivant dans la misère.

C’est sans doute pourquoi, lassés par les mensonges grossiers de certains leaders politiques, les militants et sympathisants conscients de l’irresponsabilité de nos acteur politiques, n’attendent plus que les tee-shirts, les sacs de riz, les bouteilles de bière et la somme de 1000frs cfa, à la fin de chaque manifestation politisée.

D’où le slogan bien connu tous : « on boit où ko ? »    Ko kamuaaaah !

Alain Michel IKELEMBA - MOLANDA

Mise à jour le Mardi, 17 Mars 2009 07:45