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La vie chère au Congo-Brazzaville PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Vendredi, 20 Mars 2009 15:08

La cherté de la vie et la flambée des prix des produits alimentaires de base. Si le Premier Ministre Isidore Mvouba pouvait revoir sa copie !

A quelques mois de la fin du mandat septennal de M. Denis Sassou Nguesso, la cherté de la vie et la flambée des prix ne cessent de compliquer la vie des paisibles citoyens qui croupissent jusqu’ici dans la misère et mangent presque par hasard. Aujourd’hui, combien de Congolais mangent-ils encore à leur faim ? Comme quoi, les résultats concrets dans le domaine de l’alimentation et des approvisionnements des Congolais sont insignifiants et voire même négligeables.

En ce qui concerne le logement, il serait impossible à des milliers de citoyens modeste notamment les « pauvres fonctionnaires », de pouvoir ériger ne serait-ce qu’une petite case ou bicoque à Brazzaville, faute du prix élevé de ce produit rarissime dans notre pays.

 Aujourd’hui, seuls, quelques citoyens courtisans et maffieux, notamment de nombreux fortunés proches du pouvoir arrivent encore à réquisitionner nuit et jour des tonnes de ciment et bien d’autres matériaux de construction. Qui ne voit pas ces villas pousser ici et là comme des champignons dans nos quartiers de Brazzaville ?

Qui ne voit pas aussi ces tonnes de ciment que certains magnats, opérateurs politiques, officiers supérieurs des FAC, de la Police et de la Gendarmerie qui achètent presque les yeux fermés pendant que d’autres citoyens éprouvent jusqu’ici toutes les peines du monde pour tenter l’expérience ?

 La ministre Jeanne Dambendzet devrait assurément mobiliser ses hommes dont la disponibilité, la moralité, le réalisme et surtout l’efficacité sur le terrain demeure encore à revoir et surtout à vérifier (…).

A vrai dire, le Congo est en voie de battre tous les records en Afrique centrale en ce qui concerne la cherté, la vie chère notamment les prix des produits comme le ciment et les produits alimentaires de base comme le manioc, l’huile de palme, la banane, le safou, le poisson fumé, la tomate et bien d’autres spéculations locales qui sous d’autres cieux, au Cameroun et en RCA par exemple, sont vendus a un prix abordable et défiant toute concurrence.

Au fait, la flambée des prix du ciment et des produits alimentaires de base est bien connue de tous, mais aucune mesure drastique n’a été jusqu’ici prise par le Gouvernement, pour tenter de maîtriser la situation qui se dégrade davantage.

Au lieu d’attendre la période des campagnes électorales, pour une fois de plus, il est temps que le Gouvernement imagine ici et maintenant des solutions, afin de répondre aux attentes du peuple.

Commençons par le prix du ciment. Parlons-en sans concession. En effet, l’opération dénommée « Coup de poing ciment », lancée avec joie et beaucoup de frénésie, par le Premier Ministre Isidore Mbouba, le 27 août 2008, à Pointe Noire, n’a pas été suivie d’effets escomptés, puisque le prix du sac de ciment est encore à 9500 voire 10.000frs cfa, à plusieurs endroits à Brazzaville.

Du coup, le ciment demeure encore un produit rare et très coûteux pour la plupart des citoyens, qui pour certains, n’auront sans doute plus la chance et le courage de construire une petite bicoque avant la mort.

A vrai dire, les spéculateurs, et tous ceux qui rodent autour du ciment au Congo, ont eu raison du Premier Ministre qui se doit de suivre l’application des ses mesures qui jusqu’ici ne sont pas suivies d’effets réels. L e Gouvernement a donc été incapable d’assainir et surtout de discipliner le domaine du ciment, qui serait devenu l’otage de quelques initiés mafieux et cupides qui s’approvisionnent nuit et jour en ciment et construisent ici et là des somptueuses villas. Comment arrivent-ils à s’approvisionner facilement en ciment et autres matériaux de construction ?

En conséquence, au lieu de soulager les consommateurs dont le pouvoir d’achat demeure encore relativement faible, les mesures prises par le Gouvernement depuis le 12 mai 2008, sont restées inefficaces et inappliquées sur toute la ligne. De qui se moque-on ?

Pourquoi assiste t-on jusqu’ici à ce phénomène maffieux autour de la vente du ciment qui serait déjà jugulé ?

Qu’attend t-on pour neutraliser tous les réseaux maffieux qui à Brazzaville et au niveau du CFCO et des autres services spécialisés, se sucrent impunément autour du ciment produit pourtant à Loutété ?

Les vrais coupables : les services spécialisés du Ministère en charge du Commerce et des Approvisionnements ne se préoccupent guère de cette situation qui ne fait que s’empirer davantage, au su et au vu des « fameux » contrôleurs des prix, s’ils existent réellement dans notre pays ! Le manque de suivi, l’anarchie, le laisser aller et la corruption auraient-ils gagné tous les esprits ? C’est ce que pensent certains citoyens qui ne cessent ces derniers jours de conjuguer nuit et jour les verbes souffrir et mourir de faim (…).

Encore une fois, la Nouvelle Espérance qui tend vers sa fin, n’aura pas suffisamment donné du ciment à bon prix, à tous les Congolais, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. C’est sans doute en associant la Ministre Jeanne Dambendzet, que le Premier Ministre Isidore Mvouba pourra, ici et maintenant, revoir sa copie afin de pouvoir relancer sa fameuse « Opération Coup de poing Ciment », qui, avouons-le, n’aura été qu’un simple feu de paille.

Qui dit mieux ?

Amos COLOMBE      

Mise à jour le Vendredi, 20 Mars 2009 15:18