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Commission électorale indépendante PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Samedi, 21 Mars 2009 03:37

Les Evêques Catholiques du Congo Brazzaville demandent une commission électorale véritablement indépendante aux élections présidentielles de juillet 2009.

La préservation et la consolidation de la paix, l’organisation dans le pays dans la transparence, la justice, l’équité et l’égalité des chances pour tous les candidats, de l’élection présidentielle de juillet 2009, qui ne cessent aujourd’hui de faire couler l’encre et la salive, préoccupent également, à n’en point douter, les acteurs politiques congolais ; quelques Congolais, les vrais ; mais aussi certains Hommes de Dieu dont les évêques de l’Eglise Catholiques qui ont rendu public le 2 février dernier à Brazzaville, à l’issue des travaux de la Conférence Episcopale de l’Eglise Catholique, « un message de paix et d’espérance » intitulé « N’ayez pas peur », à l’orée de la présidentielle de 2009 au Congo.

En effet, ces Hommes de Dieu de l’Eglise Catholique du Congo ont, à l’occasion de leur session pastorale annuelle tenue du 27 au 29 janvier 2009 à Brazzaville, adopté et paraphé ce message adressé aux communautés chrétiennes en particulier, aux femmes et aux hommes de bonne volonté en général. Il s’agit de NN. SS. Anatole Milandou, Archevêque de Brazzaville ; Luis Portella Mbuyu, Evêque de Kinkala et Administrateur apostolique d’Owando ; Jean Claude Makaya Loemba, Evêque de Pointe Noire ; Daniel Mizonzo, Evêque de Nkayi ; Yves Marie Monot, Evêque de Ouesso et Jean Gardin, Préfet de la Likouala.

Dans ce texte, ces Missionnaires de Dieu de l’Eglise catholique présentent les vœux de paix aux électeurs congolais, tout en les invitants à participer activement au processus électoral, par un vote conscient, claire et libre, qui selon eux, doit se dérouler en toute liberté, dans la transparence, la justice et la l’égalité de chances pour tous les candidats.

Il n’est pas moins important et nécessaire de rappeler que le Président Denis Sassou Nguesso avait exigé, quant il était à l’opposition sous le régime de M. Pascal Lissouba, une Commission Electorale Indépendante (CEI) et le tenue, dans la transparence, la justice, l’équité, l’égalité des chances des candidats, de l’élection présidentielle de 1997. Ce qu’il refuse de faire aujourd’hui avec cynisme et impudence.

Cette préoccupation des Evêques de l’Eglise Catholique du Congo, s’inscrit dans le cadre de la recommandation du Pape Benoît XVI qui stipule que « l’Eglise ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Elle ne peut ni ne doit se mettre à la place de l’Etat. Mais elle ne peut ni ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice ». La recommandation du Souverain Pontife souligne également que « l’Eglise doit s’insérer en elle la société par la voie de l’argumentation rationnelle et elle doit réveiller les forces spirituelles sans lesquelles la justice, qui requiert aussi des renoncements, ne peut s’affirmer ni se développer… »

Les serviteurs de Dieu de l’Eglise Catholique du Congo par leur adresse, suggèrent également que « l’organe qui est appelé à préparer l’élection présidentielle de 2009, à les organiser et d’en publier les résultats, soit vraiment libre, juste, et indépendant ». « Il revient à chaque électeur d’évaluer les capacités des candidats, chacun selon son programme de société, en vertu de leur aptitude pour la bonne gouvernance, leur honnêteté morale dans la gestion des biens publics et leur respect pour le caractère sacré et inviolable de la vie humaine… », ont-ils relevé dans leur message.

Les Evêques de l’Eglise Catholique du Congo qui disent qu’« il ne faut pas avoir peur de servir la nation » selon les valeurs de l’Eglise et de s’ouvrir au Christ, exhortent en outre les acteurs politiques à éviter toutes paroles et attitudes provocatrices susceptibles de créer des tensions inutiles ou d’accroître la méfiance, la confrontation et provoquer des déchirements sociales.

Ils estiment également, qu’ « on se garde, par exemple, de proclamer son candidat vainqueur avant même la tenue des élections, car en démocratie, tous les candidats se valent et doivent bénéficier des même chances et opportunités… ».

Sera-t-il bien entendu et bien apprécié, au sein de certains états-majors des groupements politiques comme celui du Rassemblement pour la Majorité Présidentielle (RMP), cet important message ?

La rédaction du journal Talassa qui est très optimiste en ce qui concerne les changements pouvant intervenir dans ce sens dans les tout prochains jours, souhaite que toutes les forces vives de la nation s’impliquent pleinement dans ce genre de questions pour le  bien et l’intérêt du pays et des populations.

Mise à jour le Samedi, 21 Mars 2009 03:41