Home Economie Le chemin de «l’enfer» en marche avec la gestion scabreuse de la Tour Nabemba par M. Obambi
Le chemin de «l’enfer» en marche avec la gestion scabreuse de la Tour Nabemba par M. Obambi PDF Imprimer Envoyer
Economie
Écrit par Talassa   
Mercredi, 13 Janvier 2010 18:28

La Tour Nabemba sans exagération est en passe de devenir la Tour infernale que certain d’entre nous, ont du voir à travers le film qui porte le même nom. En effet, selon les normes de fonctionnement des immeubles de grande hauteur, il est prescrit que les appareils techniques doivent être en parfait état. Or cela n’est pas le cas à la tour. Il s’agit des ascenseurs qui assurent la mobilité des usagers dans cet immeuble, la climatisation qui en assure la commodité, l’électricité qui est la denrée essentielle, la détection incendie sans laquelle pas de quiétude ni de sécurité pour les occupants de bureaux, et la propreté qui apporte le confort, tous ces services ne remplissent plus les normes requises.

 

En effet, la Tour Nabemba aujourd’hui ne respecte plus aucune norme de sécurité prescrite pour sa catégorie. Tenez, comment comprendre que c’est depuis le mois de mai de l’année en cours, que le fonctionnement de ces appareils pose problème sans que cela n’émeuve les autorités compétentes. Et pour cause, la mauvaise gestion de cet édifice qui fît que la maintenance préventive de la tour, ne soit plus entre des mains expertes. Pourtant, Talassa avait bien tiré la sonnette d’alarme, mais en vain.

Depuis que la société qui vaquait admirablement à cette tache, nous citons Delta T s’est vue expulsée brutalement de la Tour par le gestionnaire de l’immeuble, et l’a remplacée par la firme SCIG, qui lui appartiendrait, au motif que l’indésirable, réclamerait le paiement de ce qu’on lui doit, rien ne va plus à la Tour Nabemba qui navigue comme un avion sans pilote.

Le recours des agents de la société Chanimétal de Kinshasa pour des dépannages ponctuels n’y fit rien, devant la recrudescence des pannes, des blocages des ascenseurs avec des passagers à bord, dans un immeuble qui héberge nous le savons, des bureaux ministériels. La SCIG, selon plus d’une personne qui a gardé l’anonymat, le nouvel acquéreur de la maintenance de l’édifice, vogue dans la tricherie, au détriment de la sécurité des personnes, qui sont obligés de prendre quotidiennement ces ascenseurs, il n’est pas sûr que cette situation trouvera une solution dans l’immédiat du «Chemin d’Enfer».

Un autre fait de cette gestion scabreuse, est qu’en lieu et place du bâtiment pouvant abriter trois groupes électrogènes nécessaires au fonctionnement de l’immeuble et pour réduire les nuisances sonores, en ces temps de crise énergétique avant Imboulou, nous avons constaté que deux groupes de faibles puissances de 440 KVa et 430 KVa ont été installés devant le bâtiment, alors que les besoins énergétiques de la tour sont estimés à 1400 KVa.

La climatisation n’est pas optimale (le seuil toléré est de 18°C maximale), on est loin du cas, faute de ventilo-convecteurs et de batteries froides dans la plupart des niveaux comme le rez-de-chaussée, le 5è, 6è, 12è et le 28è étage.

La détection incendie, c’est la partie la moins visible de cet ouvrage, elle n’est guère perceptible par les non initiés, c’est pourtant l’essentiel du dispositif de sécurité et de la quiétude des usagers de ce bijou. Or, le tripotage et le bricolage par des mains non habiles, ont hélas eu raison de ces installations, et les ont mises hors de service, si bien que, cette défaillance met la tour en danger. Car en cas de sinistre, elle se transformera fatalement en crématorium.

Les appareils avertisseurs qui alertent et transmettent les informations en cas de danger n’existent plus au PC Sécurité de manière à repérer, à circonscrire et à gérer rationnellement les sinistres.

De l’avis d’un spécialiste qui a voulu garder l’anonymat, lors de la mise en service de l’immeuble, le système de détection incendie de la tour qui était bien huilé, fonctionnait à merveille. En cas de sinistre, les avertisseurs devraient déclencher un signal, qui aussitôt met en branle l’alarme pour prévenir les usagers. Puis les portes coupes feu devraient se mettre en place pendant deux (2) heures pour éviter la propagation du sinistre. Les trappes de désenfumage s’activent ensuite durant deux heures, et vont chercher l’air frais à l’extérieur pour approvisionner le bâtiment. La climatisation et les ascenseurs s’arrêtent automatiquement pour éviter d’attiser le sinistre. Toute cette gestion des sinistres s’organise à partir du PC Sécurité qui dans pareille circonstance, s’occupe des usagers de l’immeuble.

Pour s’assurer du bon fonctionnement de ces installations, il faut selon notre source, approcher une cigarette allumée près d’une tête de détection incendie pour que tout ce que nous venons de décrire se mettent en place. Hors en ce jour, tout ce système n’est plus opérationnel. D’où ce nouveau cri d’alarme.

La négligence de la tour quant à sa sécurité, ne s’expliquerait pas, car la tour entre octobre 2004 et juillet 2009 a généré plusieurs milliards de FCFA

Aussi, la soudaine association de son entretien avec une appartenance au gestionnaire, ressemblerait au délit d’initié, afin de dilapider certainement en toute quiétude les fonds du contribuable, déboursés pour l’entretien de la tour ?

Si l’on n’y prend garde, cette tour pourrait un jour se transformer en Tour de Babel. Les autorités sont donc avertis, car ne dit –on pas qu’un «homme averti en vaut deux ?».

Nous y reviendrons.

L’œil du Lynx

Mise à jour le Dimanche, 17 Janvier 2010 08:02