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Le gabonais ADANDE prend ses fonctions à la BDEAC PDF Imprimer Envoyer
Economie
Écrit par Talassa   
Mardi, 09 Février 2010 15:06

Comme il fallait s’attendre, le samedi 6 février 2010 a eu lieu à Brazzaville au siège de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), la cérémonie de passation de service entre le nouveau Président de cette institution financière, M. Michaël Adandé et son prédécesseur, M. Anicet Dologuélé sous l’oeil vigilant de Gilbert Ondongo,  président de l’Assemblée générale des actionnaires de la BDEAC. 

La désignation de M. Michaël Adandé à la tête de cet important établissement bancaire pour l’Afrique Centrale figure parmi les décisions majeures issues   du 10ème  Sommet de la Conférence des Chefs d’Etat des pays membres de le Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) qui s’est tenu les 16 et 17 janvier 2010 à Bangui en République Centrafricaine.

 

Samedi 6 février 2010, après le conseil d’administration et l’assemblée générale des actionnaires de la BDEAC, qui avait à son ordre du jour deux points à savoir : Le départ de l’ancien président et l’arrivée du nouveau.

Qui est le nouveau Président de la BDEAC ?

Agé de 57 ans et issu du sérail bancaire, M. Michaël Adandé, le nouveau PDG de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), est de nationalité gabonaise. Il a commencé sa carrière comme haut cadre à la BDEAC qu’il a servi pendant 19 ans, avant de bénéficier d’un détachement à Washington où il a travaillé pendant trois ans au département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI).

Revenu au Gabon, Michaël Adandé a successivement exercé d’importantes fonctions dans la haute administration, notamment celles de Conseiller financier du Ministre des finances ; de Secrétaire Général au Ministère de l’Economie forestière, des Eaux et de la Pêche et de Conseiller économique du Premier Ministre gabonais, la dernière fonction qu’il a assumée avant d’être désigné récemment à la tête de la BDEAC.

Selon quelques sources bien informées, l’homme qui a la charge désormais  de diriger la BDEAC est connu comme travailleur infatigable. Fin stratège, ouvert et homme de dossiers, la désignation de M. Michaël Adandé est arrivé à pic. Au moment où il prend les commandes de cette institution, tous les experts s’accordent à reconnaître que la tâche et les attentes à combler sont exceptionnellement immenses, en relation avec les instructions des Chefs d’Etat de la CEMAC, afin de ne pas les décevoir, ni les trahir.

La BDEAC, véritable outil pour l’émergence des pays de la CEMAC

La BDEAC a été confirmée par les Chef d’Etat de la CEMAC comme  un instrument privilégié de financement, du développement et de l’intégration, mais aussi de lutte contre la pauvreté. C’est tout un programme dont la mise en Å“uvre vient d’être confiée au PDG Michaël Adandé, a-t-on expliqué lors de cette cérémonie de passation de service.

 Voici l’allocution prononcée par M. Michaël Adandé, lors de cette cérémonie de passation de service

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres des pays Membres de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale ;

 Excellences Mesdames et Messieurs les Actionnaires de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale ;

 Excellences Mesdames et Messieurs les Administrateurs de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale ;

 Excellence Monsieur le Président sortant de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale ;

 Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques ;

 

· Distingués invités ;

· Chers Collaborateurs ;

· Mesdames et Messieurs ;

En ces circonstances particulières d’installation et de prise de fonction officielle en qualité de nouveau Président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale, je voudrais avant toute chose adresser à leurs Excellences Messieurs les Chefs d’Etats de l’Afrique Centrale, à leurs Epouses, à leurs familles ainsi qu’à tous ceux qui leur sont chers, mes vœux sincères de santé, de longévité, de bonheur et de prospérité pour l’année 2010 qui vient de commencer.

Ces vœux s’adressent également aux Membres des Gouvernements des pays de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale, ainsi qu’à toutes les illustres personnalités qui ont bien voulu rehausser de leur présence, l’éclat de cette cérémonie.

En intervenant pour la première fois en ma qualité de Président entrant de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), je voudrais tout d’abord exprimer ma très profonde gratitude au Président de la République Gabonaise, Son Excellence M. Ali Bongo Ondimba qui a bien voulu présenter ma candidature à ses Pairs, leurs Excellences, Messieurs les Chefs d’Etats des pays de l’Afrique Centrale, lesquels ont entériné ce choix porté sur ma modeste personne.

Qu’ils soient assurés de ma ferme détermination à tout mettre en œuvre pour être à la hauteur des missions qu’il leur a plu de me confier et que je m’engage à mener avec professionnalisme, abnégation et probité.

Je souhaiterais par ailleurs adresser mes remerciements les plus vifs aux Actionnaires et Administrateurs de la Banque qui à l’issue du Conseil d’Administration et de l’Assemblée Générale de ce jour, ont consacré ma nomination.

Je saisis l’occasion pour exprimer ma sincère et profonde reconnaissance à tous ceux qui ont contribué à ma désignation à la tête de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC).

Je voudrais affirmer à tous que je n’épargnerai aucun effort pour justifier la confiance placée en moi.

Enfin, c’est l’occasion de rendre un hommage mérité à mon illustre prédécesseur, l’ancien Premier ministre Georges Anicet Dologuelé, pour les efforts déployés durant sa présidence en vue de donner à notre institution la place qui est la sienne aujourd’hui.

Monsieur le Premier ministre, Ne soyez pas surpris que m’en réfère souvent à votre expérience car il en faudrait pour diriger notre institution dans un contexte de turbulences aux causes multiples.

En effet, face aux enjeux divers découlant d’une telle situation, l’on peut être partagé entre plusieurs postures.

La première est une tentation à tout réinventer, suggérant en cela que le passé, même les acquis, soit jeté aux orties.

La deuxième est une propension à l’immobilisme, négligeant ainsi notre capacité à être inventif et innovant.

L’une et l’autre attitudes, parce qu’elles se situent aux extrêmes, sont à réprouver au regard des défis que la sous région doit relever pour se mettre au niveau des autres pays, plus avancés.

Pour ma part, il me semble qu’il conviendrait de s’orienter vers une voie de réformes visant à faire de notre institution un véritable outil pour l’émergence de nos Etats.

Aussi va-t-il nous falloir moderniser les structures, disposer des expertises nécessaires, renforcer la gouvernance et édifier des règles ainsi que des procédures d’une grande fiabilité.

Ces mutations devraient contribuer à rendre l’institution plus performante et plus attractive en vue d’une notation enviable sur les marchés afin désormais de lever plus aisément les ressources indispensables à la réalisation des missions.

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Actionnaires de la BDEAC ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Administrateurs de la BDEAC ;

La pertinence de cette analyse que je fais au moment où je prends officiellement mes fonctions, ne sera toutefois appréciée qu’après un contact franc et profond avec l’institution, en prenant en compte les hautes orientations et instructions des Chefs d’Etats des pays membres de la Banque.

C’est l’occasion de solliciter votre soutien afin que les Actionnaires procèdent dans des délais relativement brefs à la souscription et à la libération du capital social de la Banque. Notre institution sera ainsi en mesure non seulement de poursuivre sa mission de financement des projets de développement dans la sous région CEMAC, mais également d’accélérer les réformes qui s’avèrent aujourd’hui absolument nécessaires et urgentes.

Je voudrais aussi relever que notre institution dispose également en son sein de partenaires privilégiés, à l’instar de la France dont l’appui constant et multiforme participe au progrès de la Banque, contribuant ainsi au développement et à l’intégration économique des pays de notre sous région.

C’est le lieu de souhaiter le renforcement de cette implication en vue de rendre nos échanges plus fructueux.

M’adressant enfin à présent à mes nouveaux collaborateurs,

Je voudrais partager avec vous la vision d’une institution compétitive, au service du développement de nos pays et dont la renommée tient à la qualité des hommes qui l’animent.

En effet, comme vous, je suis un fervent défenseur du travail bien fait et de l’esprit d’équipe. C’est la condition nécessaire pour réussir l’exaltante mission qui vient de nous être confiée par les hautes autorités de nos pays respectifs.

 J’invite d’ores et déjà chacun d’entre vous à donner le meilleur de lui-même, et pour ma part, je reste ouvert à toute initiative ou proposition constructive, de nature à faire progresser notre institution.

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Actionnaires de la Banque, Mesdames et Messieurs les Administrateurs de la Banque, Excellence Monsieur le Président sortant de la Banque, Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques, Distingués Invités, Mesdames et Messieurs, je vous remercie pour votre bienveillante attention.