| Baromètre 2010 : Le Congo est plongé dans une morosité généralisée |
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| Écrit par Talassa |
| Dimanche, 28 Février 2010 14:50 |
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Pourquoi voudrait-on tromper le peuple que tout va bien ou ira mieux, alors que… Comme le dit une sagesse de chez nous, est despote, maffieux, hypocrite, démagogue ou contre la justice sociale et le progrès, le développement d’une nation, la consolidation de la paix, de l’unité et la concorde nationales, tout chef qui, quand rien ne marche dans le pays, s’acharne et se complait à faire croire au peuple que tout va bien ou ira mieux, qui rechigne au moment de mettre en œuvre les promesses et les engagements pris vis-à -vis de ses compatriotes et ses partenaires sociaux.  C’est ce qui est, entre autres, stigmatisé dans le communiqué final sanctionnant les travaux de la réunion ordinaire, tenue le 20 février 2010, à l’Hôtel Saphir à Brazzaville, par le comité exécutif national du Parti Républicain Libéral (PRL), sous l’égide de son leader, M. Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes. Dans ce communiqué final, il est souligné que les priorités majeures pour lesquelles le Président Denis Sassou Nguesso a été élu en juillet 2009, ne sont pas vraiment matérialisées. Par exemple, la modernisation de la réforme de l’Etat, est un département subsidiaire du Ministère de la fonction publique, alors qu’il doit être un ministère transversal et cet attribut devait être affirmé. Telle que positionnée, rappelle-t-il, «réforme de l’Etat manque de visibilité (réforme institutionnelle, réforme de la justice, réforme de la gouvernance politique). Pour le PRL, l’industrialisation exige aussi un caractère transversal. L’élévation du Ministère du développement industriel au rang du ministère d’Etat, n’enlèverait en rien sa vraie nature actuelle du ministère de manufactures (l’industrie minière, foncière et pétrolière entre autres). Ce parti estime qu’au moment où le chômage et la faiblesse du tissu productif sont préoccupants, M. Sassou gagnerait à établir des challenges nouveaux en redonnant à ces ministères leurs places stratégiques. Le PRL constate avec regret que le pouvoir de Mpila continue à ne pas tenir ses engagements. Pour preuve, les conclusions de la concertation nationale partiellement exécutées aujourd’hui, devaient être, après l’élection de M. Sassou Nguesso en juillet 2009, consensuellement gérées entre les partis de mouvance présidentielle et ceux de l’opposition, ainsi que la société civile. Comme pour imposer, comme toujours, leur diktat ou leur vision à tous ceux qui ne sont pas de la majorité présidentielle, lors de la cérémonie de présentation à son endroit, des vœux de nouvel 2010, par les administrations sous tutelle, le Ministre Raymond Zéphirin Mboulou avait, dans son discours, annoncé l’organisation dans les tout prochain jour dans le pays d’un recensement administratif. A cet effet, la mise en place d’une Commission nationale de recensement administratif conformément à la concertation nationale est plus que jamais indispensable, selon ce communiqué final qui interpelle le Président du Sénat, M. André Obami-Itou, en sa qualité de Président de la concertation nationale, du Haut Commissaire du Comité de suivi de la convention pour la paix et la réconciliation du Congo, quant à leur responsabilité dans les dérapages éventuels pouvant impacter la paix, l’unité et la concorde nationales. S’agissant de l’accession à l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) du Congo qui pourrait à terme bénéficier d’un abandon global de la dette à hauteur de 90%, soit 3.000 milliards FCFA environ, le PRL exige que ces ressources soient affectées aux investissements nécessaires à la promotion d’une croissance durable et au secteur pro-pauvre. Tout en plaidant pour la mise en place d’une commission devant se charger de leur gestion, de l’avis de ce parti, il est question d’éviter le choix des politiques économiques hasardeuses et inefficientes, expliquant que le pouvoir de Brazzaville doit comprendre que la gestion de ces fonds, est une question nationale. En outre, le PRL a condamné, à cette même occasion, l’exclusion fomentée par le gouvernement en complicité avec la famille politique de la majorité présidentielle, contre les partis de l’opposition concernant la composition de A six mois de ce grand rendez-vous, commente ce communiqué final, Brazzaville demeure encore une ville poubelle malgré tous les milliards engloutis dans le cadre de la municipalisation accélérée dont elle a bénéficié pendant trois ans. Pour les prochaines élections législatives de 2012, le PRL tout en réaffirmant la primauté du consensus, mais aussi du dialogue permanent et franc, sans démagogie ni hypocrisie, a réitéré sa ferme volonté d’y participer pourvu que soient respectées les conclusions issues de la concertation nationale à savoir la révision de la loi électorale ; l’indépendance de
Fall MESSIER ZHOZIER |


