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Pour éviter les pénuries et répondre promptement à la forte demande sociale ... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Samedi, 06 Mars 2010 11:00

La Saris Congo vient de se doter d’une locomotive neuve

Cette année, la société Saris Congo vient de réaliser son vieux rêve, celui de devenir une société leader dans les domaines de la production, du transport et de la livraison des différents produits sucriers et assimilés.

Aussi, l’heure du décollage économique de la Saris Congo vient-elle de sonner avec l’acquisition d’une nouvelle locomotive, destinée à faciliter le transport, la livraison et les approvisionnements de ses produits à partir de Nkayi et Moutéla.

 

Cela s’est traduit par l’acquisition d’une locomotive flambante neuve, de marque Type CK 6 E immatriculée CC 904 de fabrication chinoise.

En effet, après les essais concluants menés par les techniciens du Chemin de Fer Congo Océan (CFCO), l’acte de mise à la disposition de ladite locomotive à Saris Congo et la convention relative à son exploitation, ont été ratifiés depuis le 23 janvier 2010 à Nkayi.

La signature de ces documents a eu lieu en présence du Ministre d’Etat, Rodolphe Adada, en charge du développement industriel et de la promotion du secteur privé, le préfet de la Bouenza, M. Kouandzi, du Maire de Nkayi, le Directeur général du CFCO sans oublier M. Jean Louis Liscio, Directeur général délégué de Saris Congo et plusieurs autorités politiques et administratives invitées à cette grande cérémonie.

Ces actes ont été signés dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale du secteur sucre approuvé par décret n° 2008-32 du 26 février 2008 et conformément aux engagements pris aux termes de la Convention de financement signée le 25 janvier 2008 entre la République du Congo et l’Union Européenne.

Cette mise à disposition résulte des difficultés de disponibilité des unités de traction du CFCO et des contre performances enregistrées dans l’acheminement du fret de la Saris Congo.

En outre, après près de trois ans de difficultés de transport, l’acquisition de cette locomotive est un geste fort qui va permettre à Saris Congo de conforter la normalisation du trafic ferroviaire vers les marchés locaux avant l’exportation.

Elle permettra ainsi de favoriser la fluidité des livraisons et de maintenir la compétitivité du sucre congolais dans la zone CEMAC en dopant la croissance des exportations.

Grâce à ce nouvel outil de transport ferroviaire, les pénuries de sucre et la présence sur le marché de certains produits sucriers d’origine douteuse, seront évitées à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Owando, Mossaka, Ouesso, Pokola, Impfondo et dans les autres localités de notre pays où les produits de la Saris Congo, dont, la qualité et l’originalité ne font l’ombre d’aucun doute, sont réclamés par des milliers de consommateurs.

Ce grand espoir devrait désormais permettre à Saris Congo de produire plus de 100.000 tonnes de sucre dans les tout prochains jours.

Il sied de rappeler que la Saris Congo a produit 70.040 tonnes de sucre au titre de l’année 2009, soit 900 tonnes de sucre excédentaires par rapport aux estimations prévues à savoir 69.102 tonnes !

De cette production, la Saris Congo livre sur le marché national et sur les ventes export en zone CEMAC,  40.000 tonnes, au Cameroun et au Tchad. 30.000 tonnes sont destinées au marché national dont 6000 tonnes

aux détaillants locaux. Aujourd’hui, Pointe-Noire consomme environ 41.950 tonnes et Brazzaville 13.717 tonnes de sucre de la société Saris Congo.

Des efforts sont entrepris par la Direction de la Saris Congo afin que la Commune de Ouesso, le plus grand pôle économique de la partie Nord de notre pays, soit désormais à l’abri des pénuries en sucre.

Ces chiffres et les perspectives en vue, sont éloquents et permettent aujourd’hui à la Saris Congo de reconquérir le marché de Brazzaville et ses environs qui sont en proie à la concurrence déloyale du sucre venant de Kinshasa et d’ailleurs.

La Saris Congo est l’une des industries les plus exportatrices de notre pays, après celles qui se sont spécialisées dans la production et l’exportation du pétrole et de ses dérivés.

La Saris Congo a contribué et contribue, jusqu’ici, au développement de la ville industrielle de Nkayi ainsi qu’à celui des autres villes de la Bouenza, de la Lékoumou et du Niari.

Société anonyme du Groupe SOMMDIA, elle emploie 800 agents permanents et près de 2500 saisonniers qui contribuent au rayonnement de l’entreprise en maximisant, chaque année, la production du sucre. Un grand défi que se doit de relever la Direction de la Saris Congo, ensemble, avec l’apport de ses différents personnels.

Toutefois, en ce qui concerne certains retards de salaires et autres sujets évoqués par la rédaction de «Talassa» dans sa livraison numéro 218, la Direction générale de la Saris Congo voudrait préciser qu’elle n’a cessé jusqu’ici de respecter scrupuleusement toutes les dispositions contenues dans le Code du Travail congolais, en son article 88, alinéa 2.

Nous y reviendrons.

Peter Okombi Salissa