Home Economie Y a-t-il eu de la magouille, des intimidations ou de la lassitude ?
Y a-t-il eu de la magouille, des intimidations ou de la lassitude ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Vendredi, 09 Avril 2010 08:50

La main noire, toujours elle, a-t-elle eu encore raison sur travailleurs de la SARIS-Congo ?

Comme on pouvait s’y attendre, l’arrêt de la grève allant du 8 au 15 mars 2010 qu’avait entamée les travailleurs de la SARIS-Congo, ne cesse de nourrir aujourd’hui une vive controverse au sein de la population vivant dans la ville de Nkayi qui abrite la SARIS-Congo. Car, la levée de cette grève intervenue à l’issue des négociations qui ont eu lieu du 13 au 14 mars 2010, avec pour  décision finale la reprise effective du travail par les  grévistes, soulève plusieurs interrogations parce que leurs revendications majeures n’ont pas été apparemment satisfaites.

A l’annonce de cette décision, nombreux sont les travailleurs de cette compagnie qui n’ont pas caché leur déception, comme si tous les Dieux du ciel étaient tombés sur leur tête, ne comprenant pas vraiment comment cela pouvait se passer de cette manière.

 

Les négociations se sont déroulées sous les auspices du directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé, M. Jean Pinda Niangoula, en présence de la vice-présidente du conseil municipal, Mme Marguerite Moungondo Niangui ; du directeur départemental du travail dans la Bouenza, M. Jean François Tchitembo ; de MM. Michel Souza ( ex-président CSTC) ; Jean Bernard Maloukat ( secrétaire à l’organisation COSYLAC) ; Daniel Mongo ( secrétaire général CSC) ; ainsi que des responsables syndicaux évoluant à la SARIS-Congo à savoir MM. Daniel Thomas Mpeko (secrétaire général CSTC) ; Guvin Rock Angor (president COSYLAC) et Jean Gustave Bazemba (secrétaire général CSC).

Les dossiers sur lesquelles ces travailleurs voulaient avoir des solutions immédiates portaient entre autres sur la révision de la grille salariale, la situation des journaliers et celle du directeur administratif et du contrôle de gestion, M. Dessus dont le départ était revendiqué, pendant que le directeur général délégué, M. Louis Liscio qui plaide à n’en point douter pour le maintien de son collègue expatrié, a insisté que son départ ne pouvait être décidé que par le conseil d’administration de la SARIS-Congo.

La plupart des travailleurs abordés par le journal Talassa estiment que M. Dessus est xénophobe du fait qu’il a moins de considération vis-à-vis des travailleurs nationaux, expliquant que lorsqu’un agent est évacué sanitairement à Brazzaville ou à Pointe-Noire, l’aide financière qui lui est consentie, est victime de coups de ciseaux opérés par M.  Dessus agissant contrairement aux instructions du directeur général administratif.

Dans les notes qui parviennent aux intéressés on peut très souvent lire les observations suivantes: «au lieu de 200.000 FCFA, lire 20.000FCFA. Monsieur, veuillez bien gérer votre salaire, la SARIS-Congo n’étant pas une banque». De ce qui précède, il est aujourd’hui désavoué par la plupart des travailleurs de cette entreprise.

En ce moment, M. Dessus est assigné à Pointe-Noire en attendant le décision du conseil d’administration qui devra statuer sur son sort.

Pour le moment, le mécontentement est encore présent au niveau des travailleurs de la SARIS-Congo qui poussent toujours des plaintes et des jérémiades.

Ce qui sous-entend qu’il faut trouver un règlement définitif aux problèmes que posent le collectif des travailleurs de cette société, sinon le pire est à craindre à l’avenir.

Voilà pourquoi, le gouvernement de la République, les dirigeants de la SARIS-Congo, les syndicalistes de cette entreprise dans toute sa composante, doivent renouer le fil du dialogue avant que la situation ne dégénère de façon dramatique.

 Peter OKOMBI SALISSA