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Qui vous a dit qu’on ne prête qu’aux riches ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Vendredi, 16 Avril 2010 18:26

Caisse féminine prête à financer les projets des populations à faibles revenus

Existe-t-il une structure de micro finance qui ne tient pas rigueur sur le caractère bancable des projets afin d’accéder aux crédits ? Cela ne s’est jamais vu, nous dirait-on. Et pourtant, l’Association Terre Dzaba-Mankelé pour le Développement (ATDMD), une coalition de mutuelles des ressortissants de Mouyondzi vit déjà cette expérience grâce à la Caisse Féminine d’Epargne et d’Investissement (CFEI).

 

On l’appelle «banque des pauvres» du fait que cette structure de micro finance créée en 2006, apporte un appui financier aux «pauvres», selon M. Gabin Lehouka, responsable de cet établissement de  micro finance. Il s’agit, a-t-il expliqué, «d’aider les femmes, les jeunes, les pauvres, les chômeurs, les petits commerçants, les artisans et les petits entrepreneurs à épargner et fructifier leurs revenus».

Si toute entreprise financière ne prête qu’avec intérêt, cette caisse se montre un peu singulière. Ses crédits ne sont pas assujettis aux conditions de «bancabilité». «Il suffit pour tout demandeur de crédits d’exprimer par écrit ou oralement ses besoins. Du coup, on lui accorde le crédit. Bien entendu, il existe quelques conditions dont l’ouverture d’un compte courant ou d’un compte d’épargne. Mais cela ne veut pas dire qu’on le soumet aux exigences liées aux crédits. Nous travaillons avec des partenaires qui sont en majorité des gens qui n’ont que des connaissances empiriques de l’économie. Ainsi, la caisse fait du social ou de l’humanitaire», a également souligné M. Gabin Lehouka.  Cette expérience semble marcher sans anicroche. Cette caisse a déjà fait ses preuves à Nkayi, Mouyondzi et Pointe-Noire. A Pointe-Noire, par exemple, plus de trois cents crédits ont été accordés dont 90% ont déjà été recouvrés».

Mais la Caisse féminine d’épargne et d’investissement veut faire un peu plus. Elle entend maintenant intéresser tous les Congolais qui, bientôt, vont profiter des avantages qu’elle offre.           Le 28 mars dernier, Gabin Lehouka était en face des membres de l’ATDMD résidant à Pointe-Noire dont certains se montraient encore hésitants pour la non maîtrise de la philosophie défendue par cette caisse.  Le cas d’Albertine Mouyaka, vendeuse de poisson salé au marché de Voungou situé dans l’arrondissement 3 Tié-Tié, est satisfaite de nombreux efforts consentis par la caisse au profit de ses clients.

Avec la Caisse féminine d’épargne et d’investissement, cette dame a permis de percer le mystère qui entoure souvent l’accès aux crédits. «Je ne savais pas que c’était aussi facile.  Je n’aurai plus de difficultés concernant l’épargne ou la rentabilisation de mes économies», a souligné Albertine Mouyaka.

Entre l’ATDMD et la CFEI c’est, disons le franchement, l’histoire d’un partenariat «mutuellement  avantageux» qui est en train de se développer. Un partenariat essentiellement tourné vers la lutte contre la pauvreté  et la misère. Un partenariat qui, assurément, sera à n’en point douter pérenniser par le président actif de l’ATDMD, M. Gaspard Massoukou, qualifié d’artisan principal de cette association.

Par ailleurs, cette initiative est aussi très favorablement appréciée par les membres d’honneur de l’ATDMD parmi lesquels, M. Gaétan Nkodia, Alphonse Kombo Kitombo et Max Toussaint Loemba respectivement députés de la première et de la troisième circonscriptions de l’arrondissement 3 Tié-Tié, et de la deuxième circonscription de l’arrondissement 1 Lumumba, à Pointe-Noire.

John Ndinga-Ngoma