| Le torchon brûle entre le staff dirigeant du conseil et les conseillers |
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| Écrit par Talassa |
| Mardi, 08 Mars 2011 10:40 |
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Le bureau du conseil serait-il en train de cautionner
Beaucoup de conseillers du département du Pool, y compris ceux de la majorité présidentielle, se posent la question de savoir si le bureau du conseil ne serait-il pas en train de favoriser les magouilles et de camoufler les malversations financières ?
Lors de son séjour à Kinkala, notre envoyé spécial n’a pas lui aussi manqué de s’interroger sur la question , une façon pour lui d’essayer de percer le mystère des préoccupations soulevées par les conseillers de ce département. En cas, tout le monde en parle ouvertement et sans inquiétude dans les milieux politiques et dans les salons de réjouissance. Depuis l’ouverture de la 3ème session ordinaire budgétaire du conseil départemental du Pool dont la clôture est prévue pour la fin de ce mois, le torchon brûle entre le staff dirigeant de cette assemblée locale et les conseillers. C’est pour dire que ce sont les questions liées à la mauvaise gestion financière, qui enflamment les débats. Selon de nombreux conseillers, les débats ne sont pas libres et les dossiers sont traités avec peu de sérieux. Voilà pourquoi, ils se posent la question de savoir si le bureau du conseil ne serait-il pas en train de cautionner les magouilles et de camoufler les malversations financières. Est-ce une façon de distraire les conseillers et notamment ceux qui cherchent à voir clair dans la gestion financière de cette assemblée locale qui regroupe beaucoup de cadres. Comment comprendre que des questions très importantes relatives à des magouilles financières dénoncées par les conseillers soient escamotées ? Que cacherait cette manière d’agir du bureau du conseil ? Un grand nombre de conseillers a condamné la soi-disant réconciliation initiée par le bureau du conseil dans l’affaire ayant opposée un conseiller à la femme député-conseillère Théodorine Kolélas, sur les malversations mises sur le dos des membres du conseil. La député-conseillère du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), Mme Théodorine Kolélas avait même menacé de poursuivre en justice le conseiller qui avait soulevé cette question, alors que celle-ci avait été posée lors d’une plénière. Comment comprendre que les conseillers qui ont la charge de voter le budget du département exercice 2011 ne soient pas au courant du compte administratif et du compte de gestion qui, à en croire le président Fidèle Kanza, ne seraient pas encore disponibles, ajoutant que cela serait prêt au mois de mai prochain. A qui profite donc toute cette mascarade ? Pour quel motif veut-on tromper les conseillers, qui ne sont pas des petits enfants ? Le président Fidèle Kanza ne devrait-il pas d’abord privilégier les intérêts du département ? Loin de toute démagogie et hypocrisie , n’est-ce pas pour cela qu’il avait été voté à ce poste ? La loi sur cette question est claire, elle exige que les deux documents soient examinés et approuvés par les conseillers avant l’adoption du nouveau budget départemental. A ce propos, bien que la pilule soit amère, les conseillers ont fait des concessions. La nouvelle sur les ministres Guy Brice Parfait Kolélas et Adélaïde Mougany qui seraient, dit-on, actionnaires dans la nouvelle société Transpool, ferait des vagues au sein des conseillers. Le ministre Guy Brice Parfait Kolélas serait participant dans cette société à hauteur de 4,61%, soit 6 millions de francs CFA. La ministre Adélaïde Mougany y serait actionnaire avec 3,85%, soit 5 millions de francs CFA. La participation du conseil départemental dans cette société est de 87, 69%, semble-t-il. Ce qui conduit les conseillers de se poser la question de savoir pourquoi le Conseil départemental ne peut-il pas croître sa participation à 100%, étant donné que ce n’est pas l’argent qui manque ? Est-ce un arrangement entre ces actionnaires et le bureau du conseil ? Et si cela pouvait être le cas, qu’est-ce que le conseil départemental du Pool y tirerait comme profit ? Sinon pourquoi le bureau du conseil aurait-il cautionné ce genre d’affaire qui n’est pas profitable à cette jeune assemblée locale ? Le bureau du conseil n’aurait-il pas foulé au pied la loi interdisant aux ministres d’exercer des activités commerciales ? Ce n’est pas Mme Adélaïde Mougany, ancienne ministre du commerce qui nous dira le contraire. La question des engins de génie civil qui seraient payés, dit-on, par le président Fidèle Kanza, fait également couler beaucoup de salive. On reprocherait au président Fidèle Kanza d’avoir effectué en juin 2010 un voyage à Duba¨et au Liban, sans un membre du bureau ni un technicien des travaux publics capables d’apprécier l’état des engins achetés et leur « durabilité ». Il y a donc une véritable cacophonie au sein du conseil départemental du Pool. Comme pour dire qu’au bec le plus prompt, le gésier le mieux rempli, n’est-ce pas ? C’est vraiment drôle et bizarre pour une institution locale qui ne peut pas sauvegarder sa crédibilité et son honneur. Et depuis juin, ce lot de matériel qui serait composé de deux camions benne, d’un chargeur et d’une niveleuse, est attendu à Kinkala. Qui vivra, verra ! Le document de transit même ne serait pas rendu disponible aux conseillers. C’est vraiment une longue histoire. Les populations du département auraient déjà demandé à leurs conseillers de faire toute la lumière sur toutes les magouilles et les malversations financières, qui seraient reprochées au bureau du conseil ? Ces populations craignent que cette histoire soit analogue à celle que Brazzaville a vécu au temps où Bernard Bakana Kolélas était maire de la ville capitale. L’affaire portait sur l’achat des bus et des sous qui auraient été versés à un Libanais maffieux, bien connu dans beaucoup de milieux d’affaires congolais. Qui dit mieux ! Pour ces soi-disant engins de génie civil, ce sont les populations du Pool qui risqueraient d’être cette fois-ci, les victimes d’une mascarade bien orchestrée. Les populations du département louent le courage et la bravoure de certains conseillers, qui ne veulent pas se faire acheter les consciences par des modiques sommes pour protéger les détourneurs des fonds publics alloués à cette localité. Une chose est vraie avec cette façon de gérer, le Pool risque d’être le dernier département. Cette vigilance des populations est motivée par le fait que leur département abritera en 2O12 la municipalisation accélérée.
Ghys Fortune DOMBE BEMBA |
| Mise à jour le Mardi, 08 Mars 2011 10:43 |


