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Écrit par Talassa   
Lundi, 20 Juin 2011 12:16

Les non-dits du forum de Paris sur les enjeux et perspectives de l’économie numérique au Congo

Dans un soucis réel de contribuer à l’édification et au développement des nations, l’association Synergie et Développement de l’Afrique (SDA), en partenariat avec plusieurs structures dont, l’Agence de régulation des postes et des communications électronique (ARPCE) sponsor officiel, a organisé le 28 mai 2011 à Paris en France, un forum sur l’économie numérique intitulé «Diaspora, perspectives et enjeux de l’économie numérique au Congo».

Pari gagné mais avec peine

D’emblée, il sied de le dire haut et fort sans détours, que les choses n’ont  pas été facile pour le président de la SDA, William Bongho et Yves Castanou, Directeur général de l’ARPCE. Pour preuve, quelques temps avant l’ouverture de cette grande agora programmée au Palais de congrès à la Porte Maillot, quelques Congolais qui n’ont encore rien compris sur le développement du Congo, en ignorant certaines réalités nationales, se sont mis à profit leur intelligence afin de faire échouer cet important forum. Mais grâce à la compréhension par certains d’entre eux des enjeux de cette rencontre, les choses ont pu se dérouler comme sur des rails.

Comme on le sait ce forum avait pour objectif majeur de mettre en évidence l’importance de l’économie numérique dans le processus de soutien à l’innovation et au développement du Congo en vue de faciliter la mise en Å“uvre d’un réseau des entreprises présente dans le pays et la diaspora sur ce secteur créateur de plus value et pourvoyeurs d’emplois. Annoncée pour le samedi 28 mai 2011 à 9 heures 30minutes, la cérémonie d’ouverture avait finalement commencé timidement  à 10 heures 52 minutes, avant d’atteindre sa vitesse de croisière une heure après, avec un peu plus de mille personnes.

Quelques emplois et projets pour les Congolais qualifiés de la diaspora 

C’est vraiment très dommage pour les intellectuels de la diaspora congolaise qui étaient absents à ce premier forum numérique, organisé par la SDA en collaboration avec l’ARPCE. De toute évidence, beaucoup de membres de la diaspora congolaise présents à ces assises ont découvert, le samedi 28 mai 2011 au Palais de Congrès à Paris en France, les nombreuses opportunités d’affaires qui existent au Congo-Brazzaville, dans le domaine du numérique, notamment dans les postes, les télécommunications électroniques, le management et d’autres corps de métiers.

Il y a, par exemple, les besoins en ressources humaines dans les sociétés de téléphonie mobile, installées au Congo, à savoir Airtel, Warid Congo, MTN Congo et Azur. Depuis la libéralisation du secteur des postes et des télécommunications dans le pays, l’Etat n’a plus le monopole dans ce secteur d’activité qui offre aujourd’hui de nombreuses opportunités à tous les opérateurs économiques qui veulent s’y aventurer. Le gouvernement à travers le ministère du développement industriel chargé de la promotion du secteur privé multiplie des initiatives en la matière.

Des projets

et offres d’emplois 

« Airtel, par exemple, recherche des jeunes qui ont envie d’avancer et plein de motivation. La philosophie de cette société est de se développer avec les Congolais. La firme part à leur rencontre, partout dans le monde, en leur proposant des avantages attractifs. Sa stratégie est de créer des partenariats avec d’autres structures Â», a déclaré la directrice des ressources humaines (DRH) d’Airtel Congo, Noëllie Oyabi.

Au niveau du secteur public, l’Etat congolais est en train de mettre en Å“uvre de nombreux projets, tels que ceux portant sur la liaison international sur les fibres optiques (WACS), CAB (Central Africa Backbone) et ACNIC (Association en charge de la gestion du nom de domaine internet du Congo-CG), IXP (Point d’échange d’internet), et concernant également la couverture nationale en télécommunication (PCN), le réseau de télécommunications et d’intercommunication des pays de la CEMAC dont le Congo fait partie, le déploiement de la 3 G (réseau de telecom des mobiles de la jeune génération),l’identification des abonnés.

Ces projets qui s’alignent sur les objectifs du DSRP (Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté) ont besoin d’investisseurs pour leur réalisation. Voilà pourquoi, les Congolais de la diaspora ayant une expertise et/ou une l’expérience dans ces différents domaines, ont été invités à revenir au pays pour apporter leur pierre à l’édifice dans le cadre de sa reconstruction. Le Congo est un pays qui, du reste, ambitionne de devenir « Pays émergent à l’horizon 2025 Â».

Investir au Congo, oui ! Mais 

A l’occasion de ce forum, M. Yannick Itoua, financier-Editeur, a souligné en toute objectivité la question portant sur la difficulté d’investir au Congo-Brazzaville particulièrement celle de la récolte des informations quand on veut se lancer dans un projet d’investissement. Dans cette optique, il a publié  « Le guide de l’investisseur Â» aux Editions « Le Prince de l’Equateur Â», aux fins de mettre à la disposition des éventuels investisseurs pouvant s’engager au Congo, toutes les informations sur les opportunités d’affaires. Cet ouvrage est aussi disponible sur le site Internet desdites Editions.

Quelques préoccupations ont été évoquées par certains Congolais de la diaspora. Celles-ci  concernaient surtout les questions liées aux salaires qu’ils pourraient percevoir une fois embauchés dans les entreprises au Congo. « Les jeunes qui envisagent de retourner au Congo pour y travailler ont, en matière des salaires, des prétentions qui ne tiennent pas compte des réalités professionnelles locales. Pour M. Yves Castanou, Directeur de l’ARPCE, le manque des compétences dans certains domaines d’activités notamment dans le secteur du commerce, constitue un nid d’emplois qui est aujourd’hui moins exploité.

Ainsi, les Congolais de la diaspora ne devraient pas avoir peur d’être mal payés une fois rentrés au pays, surtout s’ils ont les compétences et l’expérience professionnelles requises pouvant les aider à se faire embaucher au niveau de telles ou telles autres  société. Ces emplois sont très nombreux. Pour paraphraser la Bible, on peut dire sans être contredit que « La moisson est abondante, mais il manque des ouvriers Â».

De l’avis de quelques participants, le forum a eu, outre la réalisation du travail de facilitation et de prise en contact, pour mission d’amorcer un processus de levée des fonds pour créer une synergie entre la diaspora encline à exercer au Congo.

Les thématiques choisies pour ce forum ont permis de mettre un accent particulier sur « L’économie numérique au Congo, à savoir les métiers, les compétences et les emplois dans le ce secteur» ; « Les «formations et systèmes d’information dans ledit secteur » ; « Les projets structurant et perspectives » ; « L’entreprenariat et l’innovation dans le secteur numérique », sans oublier « L’économie numérique au Congo : enjeux et perspectives Â», etc.

Renchérissant sur l’invite la lancée par M. yves Castanou, le président de l’association SDA, William Bongho, n’a pas manqué d’expliquer que la contribution des organisateurs de cette rencontre est d’inciter toute la jeunesse à participer à l’esquisse d’un avenir prospère pour le Congo-Brazzaville, ajoutant que son organisation se veut être l’interface entre la jeunesse de la diaspora et celle qui évolue au Congo.

Prélude à la clôture de cette page, il est impérieux de dire haut et fort aux Congolais, que le pays ne peut pas aller de l’avant que si les efforts des uns et des autres ne sont pas coaliser. Ce qui est également déplorable, c’est le fait que dans les questions liées au développement, on a parfois tendance à privilégier les querelles mesquines.

Espérons que dans les tout prochains jours, les personnes qui ont voulu boycotter le forum sur le numérique en prétextant que c’était une opération de charme du pouvoir de Brazzaville, ne feront pas la même chose pour des initiatives similaires devant être organisé à l’avenir. Même si on ne peut pas partager la vision de la gouvernance de Denis Sassou Nguesso, mais il serait souhaitable de s’accorder sur les initiatives de développement concernant toute la nation. Car, le Congo est un don de Dieu à tous les Congolais. Comme pour dire que Sassou Nguesso passera, mais le Congo continuera, n’est-ce pas ?n 

Amos COLOMBE FORTUNE

Mise à jour le Lundi, 20 Juin 2011 12:17