| Rapport général du forum sur l’économie numérique au Congo Brazzaville tenu à Paris |
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| Écrit par Talassa |
| Lundi, 20 Juin 2011 12:17 |
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Rapport général du forum sur l’économie numérique au Congo Brazzaville tenu à Paris Atelier A : Capacités et ressources humaines Thème : Les Métiers. Compétences et Emplois dans le secteur du Numérique. La session sur « Métier et Emplois » visait à réunir autour d’une même table, les différents acteurs concernés par la problématique de nouveaux métiers dans l’univers des TIC congolais afin d’explorer les opportunités et les défis qui se posent aux entreprises et aux chercheurs d’emplois. A travers cette session, les représentants des entreprises ont exposé sur les métiers recherchés et le développement des activités nécessitant un nouveau type de main-d’œuvre. Les participants ont exploré les métiers par domaine : multimédia, relation client, innovation et prospective, marketing et technologie, etc. Les discussions ont porté sur l’impact de ces nouveaux métiers dans le secteur de l’économie numérique et d’autres secteurs de l’économie nationale, dans la résorption du chômage en République du Congo. Modérateur : Adrien Wayi, journaliste, directeur général du journal Les Echos du Congo. Intervenants : - Sandé Ndé, directeur des réseaux et services de communication électronique (ARPCE) ; - Noëlle Oyabi, DRH Airtel Congo ; - Prisca Poaty, Senior manager MTC Congo ; - Joachim Michel Kouangou, senior manager MTC Congo ; - Jean-Aimé Pambou, maître de conférence à la Sorbonne, chargé de missions et emplois dans une Communauté d’Agglomération et travaille dans les systèmes d’information. Contenu des débats : Les débats ont fait ressortir un besoin importants en ressources humaines et quelques orientations pour atténuer ce manque ou la perception de l’environnement numérique du Congo : - ne pas se focaliser que sur l’aspect technique ; - élargir vers d’autres besoins des domaines : juridiques, économiques, etc. ; - encourager les jeunes à se former ; - proposer l’élaboration d’un référentiel des métiers ; - montrer la pertinence des candidatures en adéquation avec les offres d’emplois. Cette première partie s’est déroulée sur 30 minutes. Cinq personnes de l’assistance ont souhaité réagir sur les propos des intervenants. - Pour Brice Akenati, (ancien de Sciences Po au Congo, aide les Congolais de la diaspora à trouver un emploi au Congo), de par ses expériences menées au Congo, il déplore le manque de réactivité des opérateurs prétendant pourtant procéder aux recrutements. - Docteur Infosa, (spécialisé dans les troubles du sommeil), a fait remarquer tout d’abord, l’implantation à Brazzaville, des poteaux électriques à proximité des écoles. Ensuite, il voulait savoir quelle législation était mise en place par rapport aux téléphones vendus à la sauvette. - Ibouti, (Expert informatique, président de l’association AICS) s’est prononcé à propos d’un des aspects de la fracture numérique. D’un côté, on voit des enfants « largués » et d’autres « favorisés ». Par ailleurs, il a suggéré la création d’une base de données regroupant les patients. Ceci à la suite du décès d’un patient pour qui son dossier médical avait été égaré, le contraignant ainsi à ne pas prendre des médicaments appropriés. - Obambi , directeur général de Télé Congo, a exprimé les besoins dans le domaine de la Télécommunication (TV) et le multimédia. - Makosso, (assure la gestion d’un site internet), a fait remarquer les problèmes de manque d’information et du retour à la suite des dépôts de CV en ligne. A ses préoccupations, des réponses ont été apportées : - Sandé Ndé (ARPCE), a reconnu les soucis réels au niveau de la réactivité des entreprises à propos des offres d’emplois et a annoncé les efforts d’amélioration en cours en appui avec le travail de l’ARPCE sur l’homologation des équipements des réseaux. - Noëlle (Airtel), ses services travaillent à l’amélioration des conditions en informatisant les données des candidats afin que chaque candidat puisse recevoir une réponse à la suite de sa candidature. Airtel recherche des jeunes qui ont envie d’avancer et qui sont motivés. La philosophie d’Airtel est de se développer avec les Congolais ; la firme part à leur rencontre partout dans le monde en leur proposant des avantages attractifs. La stratégie est de créer des partenariats avec d’autres structures rencontrées lors de forums. - Jean-Aimé Dibakana, (écrivain-sociologue), a invité l’assistance à un peu d’indulgence, « tout n’est pas encore au point, c’est vrai, mais chacun y travaille ». - David Pambou, a évoqué la question du manque de qualité des dossiers de candidatures. Il a préconisé la rédaction de « son CV et surtout le faire en adéquation avec l’offre d’emploi ». Atelier 2 : Les formations et réseaux d’information dans le secteur ? Synthèse de la session. Le but de cette session a été de réunir les professionnels de l’enseignement et les bénéficiaires des formations afin d’aborder les nouveaux mécanismes de formation. Plusieurs questions ont été débattues parmi lesquelles « quelle place pour le numérique dans l’enseignement et la formation au niveau national ? » ; « comment développer les formations adaptées aux besoins des professionnels ? » ; « comment les acteurs du numérique ont contribué à la diffusion de l’information et au développement des capacités d’information et d’autoformation ? » ; « quelles sont les causes et quelles sont les solutions aux problèmes d’inadéquation entre les besoins des entreprises ? ». Au cours de cette session, il a été également question de scruter comment précisément le développement du numérique peut faciliter le développement des enseignements spécifiques et quelles initiatives peuvent intéresser la diaspora congolais ? (Les formations et Réseaux d’informations). Modérateur : M. Christian Martial Poss, journaliste à la Télévision Congo. Conférenciers : - Iwandza : colonel et directeur général CIRAS Brazzaville - Théodora, enseignante à l’université de Versaille - Théodora Milie Pélagie Miéré, présidente de l’association congolaise pour l’avenir des jeunes. Discutions : - La filière informatique comprend deux cycles, les techniques administratives et les formations qualifiantes (ouverture de l’académie SISCO au Congo). - Mise en place d’une bibliothèque (Mme Théodora dispose d’ouvrages qu’elle a proposés à condition que le Colonel se charge de l’acheminement. - La fibre optique a été installée à Pointe-Noire ainsi que la mise en place des infrastructures, vu que les ruelles sont déjà dégroupées. - Projet de collaboration avec les chercheurs et les universitaires. Diffusion des informations en dialectes via le téléphone. Les propositions des participants. · Tenir le forum prochainement au niveau africain, (proposition d’une camerounaise ayant l’expérience de l’organisation des forums sur l’économie énergétique au Cameroun). · Développer les infrastructures pour les jeunes et recherche des partenariats avec les entreprises du domaine numérique. · Mettre en place le contrôle parental afin de limiter l’accès à certains sites tout en sensibilisant les jeunes. · Envisager la mise en place du partenariat entre les universelles européennes et africaines telles qu’Erasmus. Atelier B : Initiatives et perspectives Session B1 : Les projets structurants et perspectifs du secteur au Congo. Résumé de la session Le gouvernement congolais s’est résolument engagé dans une stratégie de déploiement des infrastructures de télécommunication de très haut débit en République du Congo, établie autour d’un projet de réalisation d’un backbone national en fibre optique (projet e couverture nationale) et à son interconnexion avec les pays limitrophes (projets CAB-CITCG) et avec le réseau mondial à fibre optique (projets de câbles sous-marins WACS). Parallèlement, afin de favoriser l’investissement privé dans les secteurs des télécommunications et des TIC, le gouvernement a engagé un processus d’assainissement de l’environnement institutionnel au moyen de reformes qui ont abouti à la libéralisation totale du marché des télécommunications en République du Congo. Ces initiatives et projets du gouvernement nécessitent l’implication des partenaires privés qui pourraient provenir de la diaspora… ? Modérateur : Soni Benga directeur génnél DRTV. A l’encontre de la diaspora, nous voulons présenter les différents projets et opportunités dans le secteur de l’économie numérique, afin de contribuer au développement du Congo-Brazzaville. Intervenants : Yves Castanou (DG ARPCE) - Luc Missidimbazi (coordonnateur du projet CAB) - Marc Sakala (conseiller technique du DG ARPCE) - Marcelus Bongho (DAF ANAC) Synthèse des débats La synthèse des débats a permis de ressortir les points suivants : - Plusieurs projets d’infrastructures sont en cours de déploiement au Congo, à cela s’ajoutent des projets à valeurs ajoutées ; - Le principal projet couverture nationale pilotée par l’opérateur historique, le projet WACS et CAB sont les principaux projets d’infractures. - Susciter le sérieux des structures de l’Etat à travers les différents acteurs engagés. - Retenir clairement la préférence nationale dans le cadre du partenariat. - Inciter la diaspora au retour au pays pour matérialiser les projets et y postuler pour les opportunités offertes. - Homologuer les équipements de communication électronique. - Valoriser l’accord de la Banque mondiale après l’acceptation du financement du secteur de gestion des ressources en temps réel. - Recencer les abonnés par l’identification et la création des différents services comme le transfert d’argent via le téléphone. - Valoriser le service postal en lui donnant plus de pouvoir. - Projet la numérotation en parallèle avec la mise en place d’un service Internet. - Pouvoir gérer nos propres communications en évitant de passer par des services satellites étrangers afin de baisser les coûts et améliorer la communication (la mise en place de ces projets est déjà effective à 30 - 40 %. - Renforcer le cadre juridique des activités en adéquation avec le Plan 2010 - 2016. Conclusion de la table ronde : - Constat d’un nombre important de projet d’infrastructures de télécommunication. - Donner à la diaspora les forts besoins existants. - Projets WACS, réseaux international sur les fibres optiques. - Projets CAB, Central Africa Backone, réseau de télécommunication et d’intercommunication des pays de la CEMAC. - Projet PCN, (Projet de couverture nationale), connexion principalement entre les villes et les utilisateurs. - Projet du déploiement de la 3G, réseau de télécom des mobiles de la nouvelle génération. - ACNIC, Agence en charge de gérer les noms de domaine international (CG). - IXP, point d’échange d’internet. - Projet d’identification des abonnés. Ces projets s’alignent sur les objectifs du DSRP, document de stratégie de réduction de stratégie de réduction de la pauvreté, en partenariat avec le gouvernement, le FMI et le PNUD. Session B2 : L’entreprenariat et l’innovation dans le secteur du numérique. Enoncé de cadrage Cette deuxième session a permis de mettre en exergue la nécessité d’un échange sur les différentes expériences entre les entrepreneurs congolais locaux et ceux de la diaspora. C’était l’occasion de présenter quelques réalisations entreprenauriales de la diaspora dans le but d’encourager de nouvelles initiatives et de réfuter les idées reçues qui tendent à décourager les jeunes entrepreneurs à investir. Modérateur : Jean-Pierre Ngoma ; journaliste économie Télé Congo. Orateurs : - Yannick Itoua : financier-Editeur - Jean-Serge Ngouma: directeur général Pi Service - Constant Moubaka : directeur général Statim - Teneur des avis. Prenant la parole en premier, Yannick Itoua a soulevé la question de la difficulté qu’on rencontre en Afrique en général, au Congo en particulier, à récolter des informations quand on veut se lancer dans un projet d’investissement. C’est dans cette optique qu’il a élaboré et publié Le guide de l’investisseur, aux éditions Le Prince de l’Equateur. C’est un ouvrage qui informe et renseigne tous les potentiels investisseurs sur les opportunités d’investissement au Congo. Son but est de mettre à la disposition du plus grand nombre des informations économiques pour les personnes porteuses de projets. Après la production papier du document, il a été mis en ligne sur le site internet des éditions Le Prince de l’Equateur. Avec environ 100 téléchargements par semaine, cette plate-forme, qui permet une circulation fluide des informations économiques, est une occasion de saisir les opportunités pour les entrepreneurs de la diaspora. A son tour, Constant Moubaka, directeur général de Statim, a souligné le problème du manque de prestataires dans le cadre du conseil. Ainsi a été créé Statim avec la collaboration de quelques associés, pour répondre aux besoins des entreprises en développant l’offre ERP lancée dans le sillage de l’ARPCE. Le troisième intervenant, M. Jean Serge Ngouma, après avoir rappelé son expérience dans l’ingénierie et le conseil en informatique chez Général Electric, a fait le pari, dans les années 2003-2004 d’investir sur l’Afrique subsaharienne avec difficultés auxquels, d’emblée, il est confronté en tant qu’entrepreneur. Elles vont lui permettre d’ailleurs de mieux positionner sa stratégie, au point aujourd’hui, d’employer environ 60 personnes sur les sites de Pointe-Noire et de Brazzaville. Il a souligné que d’après l’OCDE, la croissance économique au Congo est évaluée à un peu plus de 5 %. L’intérêt de grands groupes comme Total ou Bolloré, sont des indicateurs qui témoignent qu’il y a une activité économique réelle qui implique que des investisseurs de la diaspora se positionnent de façon progmatique. Des interrogations soulevées par les interventions. 1- Qui finance les infrastructures pour asseoir l’économie numérique? Réponse : Différents partenaires publics et privés associés participent au financement de ces insfrastructures. 2- Existe-t-il un organe de régulation pour encourager les entrepreneurs qui sont souvent dubitatifs ? Quelle politique sociale au Congo en termes d’emplois ? Réponse : Il est important de comprendre qu’il y a plusieurs défis à relever pour tout entrepreneur. Qu’il soit Congolais ou non. Il faut, certes, une stratégie, une vision qui peut être soumise à rude épreuve. La politique sociale qui est encouragée préconise le respect de la réglementation des normes du travail (cotisation et déclaration) et un modèle fiscal calqué sur la France. Les enjeux numériques au Congo (Grande plénière) Animée par Mamadou Diallo Que retiennent les opérateurs et les interventions de cette journée ? Question-bilan posée par Mamadou Diallo. D’un point de vue général, un engouement notable a été constaté auprès des participants au forum. Beaucoup de jeunes de la diaspora ont montré leur intérêt quant aux enjeux du numérique dans le pays. Nombreux sont ceux qui ont émis le voeu d’un éventuel retour, en discutant avec les opérateurs.Mais un retour préparé, organisé car il y a des réalités sur place dont il ne faut pas se soustraire. M. Yves Castanou directeur général de l’ARPCE a encouragé les porteurs de projets à s’investir par des idées novatrices qui pourraient contribuer au développement des emplois dans le secteur de la télécommunication. Il y a des emplois encore à pourvoir mais le grand problème réside sur le fait que les jeunes qui envisagent repartir au Congo pour y travailler ont des prétentions salariales qui ne tiennent pas compte des réalités professionnelles locales. De même que le manque de compétences dans certains postes comme ceux des commerciaux représente un nid d’emplois qui reste à exploiter.n |
| Mise à jour le Lundi, 20 Juin 2011 12:18 |


