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Patrice Emery Lumumba : une légende vivante PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Jeudi, 21 Janvier 2010 22:39

Il aura été l’un des grands et dignes fils de l’Afrique. Son aura, son charisme et son courage politique ont marqué les esprits à travers le monde, de Santiago à Moscou, de Pékin à la Havane, de Dakar à Paris et  Bruxelles, la mort de Patrice Lumumba a été marquée par des marches de protestation, des sit-in et des meetings populaires. Tous les regards et  les doigts accusateurs étaient fixés vers les services secrets belges et américains impliqués dans la crise politique qui sévissait dans l’ex-Zaïre. 

Emery Patrice LUMUMBA

Emery Patrice Lumumba est né le 2 juillet 1925 à Onalua, dans le territoire de Kata-Kombé dans le Sankuru au Kasaï, Emery  Patrice Lumumba, d’ethnie téléla, était commis de 3eme classe à la Perception des postes et avait collaboré dès 1952, à  des périodiques comme « La Voix du Congo Â» et « La Voix des Congolais Â».

Il a ensuite dirigé des cercles culturels et participé à des enquêtes scientifiques avec des chercheurs.

En octobre 1958, il est l’un des promoteurs du Mouvement National du Congo (MNC), premier parti supra ethnique du Congo.

En décembre de la même année, en compagnie de Ngalula et Diomi, il participe à la Conférence d’Accra au Ghana de Kwamé Nkrumah.

Puis, ce fut l’émeute du 4 janvier 1959 et le démarrage éblouissant d’une politisation accélérée qui va couvrir le Congo tout entier jusqu’à l’indépendance le 30 juin 1960.

Ensuite, la tragédie commence le 7 juillet 1960 avec la mutinerie de la force publique entretenue par Joseph Mobutu et la rupture des relations diplomatiques avec la Belgique, déclarée « agresseur Â».

C’est dans cette incroyable tourmente des évènements politiques et militaires que le Premier ministre Lumumba sera limogé de ses fonctions, arrêté, assigné à résidence, torturé et ensuite assassiné dans des conditions effroyables, épouvantables, inimaginables et inacceptables (…)

Pour la petite histoire, Patrice Lumumba avait été arrêté en compagnie de deux de ses proches à savoir Okito et Mpolo. Ils ont été conduits dans la province du Katanga à bord d’un avion de triste mémoire. Malgré les protestations et les pressions de tous genres, ces bourreaux n’ont pas hésité de neutraliser celui qu’ils considéraient comme « une vipère au service des communistes Â».

En effet, les assassins de Emery Patrice Lumumba ont jusqu’aujourd’hui du mal à la mémoire car, bien que mort, Emery Patrice Lumumba est devenu et sera une véritable légende vivante pour le continent africain.

La Belgique avait reconnu officiellement le 7 février 2002, par la voix de M. Louis Michel, déposant l’assemblée, la responsabilité de la Belgique dans l’assassinat et la disparition de Lumumba avec la complicité de la CIA, de Joseph Désiré Mubutu et bien sûr des autorités belges de l’époque.

A en croire, plusieurs sources concordantes, le corps de Emery Patrice Lumumba aurait été tout simplement plongé dans de l’acide sulfurique pour effacer toute trace susceptible de provoquer un culte.

Les autorités de la RDC avaient pris acte de cette reconnaissance depuis le 8 février 2002 et se réservaient le droit, le moment venu de demander réparation à la Belgique. Pourquoi pas poursuivre en justice de Roi Léopold II pour crime, génocide et extermination (…)

Si, à la faveur de la célébration des 50 ans de l’indépendance de la RDC, le 30 juin 2010, la Cour Pénale Internationale (CPI) pouvait aujourd’hui dépoussiérer ce dossier explosif ? Nous y reviendrons.

Jean Bruno Ayel’o