| Ainsi finissent les Chefs d’Etat africains dictateurs et criminels… |
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| Écrit par Talassa |
| Jeudi, 21 Janvier 2010 22:51 |
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Le Président Dadis Camara, «trompe la mort» refait surface à Ouaga alors que l’opposition … Tous ceux qui suivent à la loupe l’actualité guinéenne sont très surpris par la rapidité et l’imprévisibilité des évènements qui s’y déroulent non sans un arrière goût de désordre politique et de retournements incroyables. En effet, le 3 décembre 2009, le président de la junte au pouvoir à Conakry, le capitaine Dadis Camara avait été victime d’un attentat commis par son ancien allié et garde rapproché, Toumba Diakité.
Deux balles de revolver avaient été tirées par Toumba Diakité en direction de Dadis Camara. Ce dernier, très chanceux n’a pas trouvé la mort aussitôt. Il s’en est sorti blessé avant d’être évacué au Maroc pour y subir des soins médicaux intensifs. Le 15 décembre 2009 : l’opposition politique, les syndicats et l’ensemble des forces vives de Guinée haussent le ton exigent, en chœur, la démission pure et simple de la junte et la mise en place d’un gouvernement de transition dirigé par un leader politique issu de l’Opposition guinéenne. Le lendemain, le général Sékouba Konaté, le numéro deux du régime laisse tomber du lest et autorise l’ouverture du dialogue avec les membres de l’opposition. C’est le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso qui joue au sapeur pompier en conduisant les négociations entre les deux camps politiques appelés à s’entendre afin de civiliser la vie sociopolitique en Guinée où rien ne rassure. Le 23 décembre 2009, lors de la célébration du premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir de la junte, c’est le général Sékouba Konaté qui, officiellement prend les rênes du pouvoir. Son ton est plus rassurant et clément. Il incarne une nouvelle vision politique. Rare pour un général africain ! En effet, contrairement à Dadis Camara, le général Sékouba Konaté parait plus éclairé, plus ouvert et très rassurant pour les opposants, le peuple guinéen et le reste de la communauté internationale qui, jusqu’ici, appuient ses initiatives. N’a-t-il pas, par exemple, préconisé l’application effective des accords de Ouagadougou ? N’a-t-il pas effectué, peu avant la fin de l’année 2009, un voyage au Maroc en vue d’échanger avec le convalescent et moribond capitaine Dadis Camara ? C’est ainsi que depuis le 23 décembre 2009, le général Sékouba est devenu le nouvel homme fort de Conakry depuis la retraite politique anticipée de Dadis Camara. Le 12 janvier 2010 :Surprise générale : Dadis Camara que tout le monde croyait invalide, comateux ou mort au Maroc est réapparu comme un bon revenant. Chose curieuse : au lieu de revenir en Guinée, le capitaine Dadis Camara, bien titubant et apparemment fatigué a atterri à Ouagadougou, au Burkina Faso où se déroulent les pourparlers entre les membres de la junte et les leaders de l’opposition. Quelle n’a pas été sa surprise et tout son courroux de se retrouver brutalement au Burkina Faso alors qu’au départ de Rabat, Dadis Camara avait choisi de revenir en Guinée pour continuer sa sale besogne. Dadis Camara serait-il devenu un personnage pour le Roi du Maroc ? C’est ce pensent nombre d’observateurs. Les accords signés à Ouagadougou se résument en douze (12) engagements : une période de transition de 6 mois est instituée en Guinée. Le président de Ce conseil sera dirigé par un homme d’Eglise intègre et apolitique. Tous les ministres et les membres de la défunte junte ne seront pas candidats à la future élection présidentielle prévue en juillet 2010. En convalescence prolongée à Ouagadougou, le Président Dadis Camara très affaibli et sans doute surpris par la tournure des évènements, est interdit de séjour en Guinée jusqu’à nouvel ordre. Ainsi finissent les chefs d’Etat africains dictateurs et criminels qui n’ont cessé de penser que les populations africaines n’étaient constituées que de chaires à canon ! La force de persuasion, le charisme et l’expérience politiques du Président Blaise Compaoré du Burkina Faso ont eu raison des mille et unes envolées oratoires et des pantalonnades ubuesques de Dadis Camara et ses hordes de mamelouks de triste mémoire. Comme quoi, le Seigneur Dieu Tout Puissant n’abandonne jamais ses brebis entre les mains inexpertes et sales des tyrans de ce monde. Qui l’aurait cru ? Nous y reviendrons. Jean Bruno AYEL’O |



