Home International Les responsables du HCR montrés du doigt pour détournements
Les responsables du HCR montrés du doigt pour détournements PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Jeudi, 19 Août 2010 11:48

Les responsables du HCR montrés du doigt pour détournements

 

Il est grand temps pour qu’on en reparle !

Le terme «  réfugié » est défini dans l’article premier de la convention relative au statut des réfugiés.

Tous les pays dits contractants sont tenus de reconnaître le caractère social et humanitaire du problème des réfugiés et ont pour devoir d’éviter que ce problème ne devienne une cause de tension entre les Etats.

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a pour tâche prépondérante, de veiller à la stricte application des conventions internationales qui assurent la protection, en parfaite coopération avec les Etats contractants par son assistance effective.

La problématique des droits de l’homme, et plus particulièrement celle du réfugié n’a rien perdu de son aplomb depuis des décennies.

Mais son traitement s’est à la fois vulgarisé et replacé dans tous les contextes, avec des partenaires a priori avisés ou motivés dans la recherche des meilleures solutions d’assistance et de protection.

 

Il y a plus de dix ans, et précisément avant la guerre, les réfugiés en République du Congo, sous mandat du HCR suscitaient de l’admiration, car bien  assistés et gérés avec humanisme par des experts et expatriés européens qui savaient jouer leur rôle humanitaire.

 

Les institutions qui travaillaient en partenariat avec le HCR telles que GTZ, Croix Rouge International pour ne citer que celles-ci, avaient été créées dans  des buts purement humanitaires, contrairement aux nationaux vautours  qui forment les ONG nationales partenaires du HCR, et qui font la honte des Congolais.

Les réfugiés en ce temps là n’avaient rien à envier à un autochtone, et percevaient leurs assistances chaque fin du mois au niveau des banques de la place.

Par exemple, un père de famille qui avait cinq enfants  au lycée et  au primaire recevait les allocations de tous les cinq enfants en septembre et avant la rentrée scolaire.

Les bourses d’études même à l’école primaire avoisinaient 75.000 francs CFA, et étaient versées aux parents pour 12 mois avant la rentrée scolaire et par enfant.

En définitive, un père de famille de cinq enfants pouvait avant la rentrée percevoir  4.500.000 Frs CFA. Voilà la vérité d’antan.

Les enfants avaient seulement obligation de résultats.

Il n’y avait ni sélection, ni condition pour obtenir la bourse ; il fallait seulement être réfugié sous mandat du HCR.

Les réinstallations des réfugiés étaient de gouvernement à gouvernement, et concernaient toutes

les communautés des réfugiés existant au Congo.

Voilà pourquoi certains réfugiés qui ont fait plus de 12 ans au Congo Brazzaville, sont pour la plupart des hommes intégrés et  qui se défendent valablement.

En ces temps là, il n’y avait

guère des points d’incompréhension

à divers niveaux et domaines d’application des droits des réfugiés, car il n’y avait ni limites dans les droits, ni insuffisance dans le traitement des questions y relatives.

Des solutions conformes à la légalité étaient trouvées à des problèmes, même de pertinences avérées.

Malheureusement, après la guerre fratricide que le pays a connue, depuis, le HCR Brazzaville a eu la malchance de devenir pendant les années 2000 à 2004 une simple délégation placée sous la tutelle du Bureau Régional de Kinshasa avec comme Délégué Régional, un Congolais du nom de Malanda.

Cette institution à vocation très noble a semblé perdre son rôle humanitaire au profit de la politique dans un premier temps pour tomber ensuite dans l’affairisme.

Aujourd’hui,  les réfugiés sont considérés comme des parias, car pris  en otage par nos compatriotes qui ont trouvé en cette institution une vache à lait.

Les lignes que nous publions ont fait l’objet d’une très longue enquête comme l’exige notre déontologie.

Sous d’autres cieux et partout ailleurs, chaque pays signataire de la convention des réfugiés a pour premier rôle  de voter une loi d’intégration pour ses réfugiés résidents.

Quand bien même ce projet de loi a été proposée par nos

Députés il y a belle lurette, sa

promulgation n’a jamais été effective, au motif que Brazzaville risque de devenir la 27 ème commune de Kinshasa, en raison du nombre écrasant de nos frères d’en face dans notre capitale.

Mais les conditions dans lesquelles peinent les réfugiés dans notre pays depuis 2001, méritent l’interpellation de toutes les consciences, tant nationales qu’internationales, au regard de beaux discours mensongers que le HCR  fait passer dans  tous les médias,  (à la moindre occasion et dans tous leurs rapports à Genève) et qui ne constituent que la face visible de   l’iceberg .

En effet, la cohorte de partenaires nationaux qui oeuvrent avec cette institution n’est constituée pour la plupart que des Vautours et Braqueurs de grand chemin.

Les principaux sont : «  Médecins d’Afrique (MDA) -  le CNAR (qui voit le noir) – la CEMIR  International (qui joue bien son rôle si on lui donne les moyens), et enfin AARREC (Agence d’Aide au Rapatriement des Réfugiés au Congo) qui est le centre même du banditisme humanitaire.

 

Principes du Fonctionnement

Depuis 2001, les principes de fonctionnement du HCR ont subi d’année en année des transformations en fonction des dirigeants et de leurs intérêts jusqu’à atteindre un point culminant de stabilisation avec M. Kétévi (chargé de programme) et Dr Charles Zouéké (Administrateur des services communautaires) qui forment la mangeoire.

Depuis 2004, le HCR est devenu un monastère avec ses secrets ; chaque expatrié qui n’adhère pas aux secrets des templiers sera muté automatiquement après deux années du congo.

Fort de ce principe, il est à considérer que certains expatriés qui ont fait plus de quatre ans ont d’emblée souscrit au phénomène de la pénitence des réfugiés, dont M. Kétévi et autres.

 

Le Budget du HCR

Selon les déclarations du nouveau Représentant lors d’une journée de travail avec les partenaires et présidents des communautés à l’UNIC, le budget annuel de cette institution serait seulement de 3 000 000.

Qu’il ait parlé en dollar ou en euro, il va sans dire que ce budget tournerait autour 2 000 000 000 francs CFA. (Deux milliards)

Mais puisqu’il y a moins de 400 réfugiés réels au titre de la convention (hormis les réfugiés rwandais qui sont chez nous depuis plus de 10 ans et quelques Centrafricains prima fascié), voilà pourquoi des oiseaux de proies se sont rapidement constitués en partenaires.

Il faut savoir que le système instauré oblige le HCR à assister un réfugié seulement à travers ses partenaires, et non autrement.

 

Le Projet CNAR

Cette Commission nationale d’assistance aux réfugiés (CNAR) placée sous l’égide du ministre des Affaires étrangères qui est son président, est tombée dans le piège en acceptant de devenir projet. Or tout projet a un temps et assujetti à la rentabilité.

L’expérience a prouvé que le CNAR n’arrive pas à donner chaque année 250 statuts aux demandeurs d’asile, toutes nationalités confondues ; cependant le HCR selon les chiffres, dépense plus de 100 000 000 francs CFA par an pour ce projet.

Est-ce le même montant d’argent que l’Etat congolais dépense pour les fonctionnaires de ce département annuellement qui chôment en ce moment ?

D’autre part, puisque les employés de ce projet sont payés par le HCR, la souveraineté de l’Etat n’est pas effective, car il ne maîtrise rien dans le phénomène de réinstallation que pratique cette institution.  Donc il voit le noir.

 

Médecins d’Afrique (MDA)

Créée en 2000 par deux compatriotes, cette association regroupait en son sein des membres  diplômés sans emploi, elle fut soutenue par l’Union européenne qui leur a fourni local et matériel logistique dans la rue Franceville à Moungali (Brazzaville/Congo).

Parmi ses membres se trouvaient les médecins Charles Zouéké et Itoba qui seront employés deux plus tard par la CEMIR, et envoyés à Imfondo et Bétou pour travailler en milieu réfugié.

Les réfugiés de Brazzaville se soulevèrent et demandèrent le départ de Mme Anne Marie, Administrateur chargé des services communautaires du HCR de nationalité belge. Ce qui  fut fait car il n’avait pas d’autre alternative.

Ce fut à ce moment précis que le père Abraham de la Cémir négocia pour que le Dr. Charles Zouéké  remplaçât la

 

belge. Et ce fut car il fallait essayer avec

un fils du pays.

En ce temps, les réfugiés étaient soignés dans une infirmerie qui se trouvait à l’intérieur de la  Cémir.

Le Dr. Zouéké prit fonction au HCR, et par  ingratitude supprima l’infirmerie de la  Cémir qui était sa maison mère pour être le répondant de Médecins d’Afrique, et les faire rentrer dans la mangeoire. Voilà l’historique et la vérité.

Et pourtant, pour soigner, il existe de grandes ONG nationales très fiables et  bien structurées  comme l’Armée du Salut,  Mayangui pour ne citer que celles-là.

Le fonctionnement de ce partenaire pose un très grand problème en milieux réfugiés qui sont considérés comme des bœufs que l’on conduit à l’abattoir.

Les ordonnances des réfugiés sont servies à moitié et après parfois plus d’un mois ; et personne ne peut rien dire par ce que Médecins d’Afrique à un répondant au HCR où l’on ne parle qu’en terme de dividende.

 

L’AARREC

Agence d’aide au rapatriement des réfugiés au Congo, ce partenaire du HCR mérite une attention toute particulière, car c’est le centre même de détournement flagrant.

Pour ceux qui ne le savent pas, le rapatriement au HCR est une opération ponctuelle qui nécessite des recherches de fonds chaque fois que le besoin l’exige.

Dans le monde entier, il n’existe nulle part des instances spéciales pour le rapatriement relevant du budget du HCR.

Créée depuis 2006 et émargeant depuis sa création sur le budget du HCR, il lui fallait un répondant, et un complice qui ne peut être que le chargé de programme Kétévi qui maîtrise pourtant les règles des accords de partenariat. Voilà qui est très clair.

Peut-on savoir combien de réfugiés AARREC rapatrie chaque année depuis sa création en 2006 ?

Aujourd’hui en milieu réfugié, des groupes de prières se sont constitués pour demander à Dieu le départ de Kétévi et Dr  Charles Zouéké qui sont deux  grands complices.

Ces deux postes doivent être tenus par des européens pour que les choses marchent.

Nous parlerons en profondeur dans nos prochaines parutions de la Cémir internationale, seule partenaire qui s’occupe réellement des réfugiés à temps plein, pourvu que le HCR lui donne les moyens.

Puissent les autorités congolaises ouvrir un peu l’œil sur ce qui se passe et les institutions internationales à Brazzaville faire leur rapport en tant que bailleur de fonds ?

A suivre

 

GuyAmos YOKA

 

Mise à jour le Jeudi, 19 Août 2010 11:54