| Les ministres Adada, Djombo et Munari sont interpellés sur … |
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| Écrit par Talassa |
| Mercredi, 30 Novembre 2011 19:44 |
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Les ministres Adada, Djombo et Munari sont interpellés sur …
Dans un monde de plus en plus industrialisé et marqué par la pollution et la destruction des écosystèmes, l’environnement se présente aujourd’hui comme le plus important des richesses de l’humanité. Dès lors, contribuer, sans relâche, au bien-être des populations en luttant, efficacement contre la production et la vente anarchique des matières en plastique, sous forme d’emballage, devient une exigence publique, une responsabilité collective, un combat permanent. En effet, le nombre de plus en plus élevé de sachets, bouteilles et gobelets en plastique constituent, aujourd’hui, un véritable casse-tête chinois à Brazzaville et dans la plupart des grands centres urbains de notre pays, au regard du tableau très sombre et hideux que présente notre environnement immédiat. C’est ce qui justifie le fait, qu’aujourd’hui, au Congo et à travers le monde, l’usage généralisé des emballages en plastique devient une grande préoccupation pour les pouvoirs publics eu égard aux désastres incalculables qu’il ne cesse de provoquer, en dégradant l’environnement par l’accumulation des tonnes de matières en plastique qui bouchent les canaux d’évacuation des eaux usées et pluviales, provoquant l’imperméabilité du sol, la formation d’une couche imperméable sans oublier la réduction du taux d’infiltration des eaux de pluie. A cela s’ajoute, la fermentation de ces résidus accumulés qui, à long terme, favorise l’émergence d’un gaz cancérigène : le plastique est donc très nuisible à la vie de l’homme.
La fermentation des résidus de plastique accumulés favorise l’émergence d’un gaz cancérigène : le plastique est donc très nuisible à la vie de l’homme
Pour la petite histoire, il sied de rappeler que le plastique est un produit synthétique, dérivé du pétrole et appelé polyéthylène. Il a été inventé dans les années 30. L’usage des emballages en plastique (sachet, bouteille, gobelet, etc.) s’est accru rapidement avec le développement de l’industrie pétrolière et du commerce, comme substitut à l’emballage dégradable d’antan. Car, jadis, les matières qui servaient à emballer les produits étaient facilement dégradables et recyclables. Au regard de tout ce qui précède, il y a lieu de dire que depuis quelques mois, notre désarroi est profond et notre dépit sans pareil depuis l’arrivée sur le marché congolais d’une nouvelle marque de gobelets d’eau en plastique estampillés «Globaline», «Eau Laroche», sans oublier les bouteilles d’eau «Mayo», «Okiessi », «Cristal», etc.. Car, l’observateur averti sait que ces gobelets et bouteilles en plastique résistant sont non recyclables et, donc, deux fois plus polluants puisqu’après l’usage, ils sont tout simplement jetés au sol et leurs opercules de fermeture abandonnées par terre ! Pire. Perçu par certains citoyens comme un produit de substitution, le gobelet d’eau en plastique, «Globaline» par exemple, est jugé plus polluant que le sachet d’eau car il est non recyclable et non hygiénique. Pour s’en convaincre : avant d’être porté aux lèvres, ce gobelet «Globaline» a d’abord été manipulé à l’envi par des dizaines de personnes, ce qui n’est pas le cas, par exemple, de la bouteille «PET» au motif que la partie qui est en contact direct avec les lèvres, correspond exactement à la partie vissée qui, elle, est soigneusement protégée de la manipulation humaine. En conséquence, nous sommes donc face à une double pollution de l’environnement en raison des volumes importants dont il est question, ici, le fameux gobelet en plastique et son couvercle étant très visibles et surtout très nuisibles à notre environnement. Dès lors, d’où vient qu’au Congo où l’on prétend lutter contre la prolifération des matières en plastique, la production et la vente des gobelets d’eau en plastique deviennent idiotement à la mode ? Qu’est ce que ces soi-disant utilisateurs de gobelets, sachets et bouteilles d’eau en plastique non recyclables, qui viennent prétentieusement, sans repenti aucun, jouer au trouble fête sur les malheurs des Congolais déjà pris en otage par des milliers d’emballages plastiques qui contribuent à la détérioration de l’environnement. Pour nombre d’observateurs, il s’agit en réalité, d’une nouvelle trouvaille des industriels d’eau minérale qui, dans le but de contourner ou tout simplement de surfer sur la loi et tous les textes interdisant l’usage des emballages plastiques au Congo, s’attèlent malicieusement à violer la loi en remplaçant tout simplement la pollution des sachets d’eau en plastique par leur nouvelle trouvaille à savoir le gobelet en plastique «Globaline». Comme si le respect de la loi en vigueur interdisant l’usage des emballages plastiques ne pouvait se négocier que par la ruse industrielle ou la fuite en avant. Voilà pourquoi, tous les industriels d’eau minérale qui ont basculé dans une sorte de substitution malicieuse en se précipitant à changer uniquement la forme de l’emballage sans penser un seul instant à changer de matière, devraient être ramenés à l’ordre. Par conséquent, sur la prolifération à Brazzaville, Pointe-Noire et sur toute l’étendue du territoire, des sachets, bouteilles et gobelets d’eau en plastique qui sont utilisés, vaille que vaille, en raison de leur commodité, leur coût et leur légèreté, il y a lieu de reconnaitre, ici et maintenant, la dangerosité de ces emballages plastiques qui sont difficilement dégradables.
L’application du décret N° 2011- 485 du 20 juillet 2011
A tout prendre, il sied de s’interroger si réellement la recherche continue du bien-être des Congolais qui intègre l’hygiène alimentaire et le respect de l’environnement est conduite en toute conscience par les industriels d’eau minérale, producteurs des gobelets et bouteilles en plastique ? A ce jour, qui est responsable de la prolifération des sachets, bouteilles, gobelets et autres emballages en plastique à Brazzaville et dans toutes les autres villes du Congo ? Et, qu’en disent les lois et textes en vigueur ? Voila toute la question. L’observateur averti sait que, l’autruche qui cache sa tête pour ne pas voir la réalité, par cette attitude irresponsable, ne supprime pas pour autant l’existence de ce qu’il refuse de voir ! Dès lors, nous attendons des ministères en charge du Développement Industriel et de la Promotion du Secteur Privé, du Commerce et des Approvisionnements ainsi que de l’Economie Forestière et de l’Environnement, une implication effective dans l’application du décret n° 2011- 485 du 20 juillet 2011 réglementant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et films plastiques qui, conformément aux orientations du gouvernement, sera appliqué à partir du 20 janvier 2012, date de la fin du moratoire accordé aux opérateurs relevant du secteur des matières plastiques. Notre impuissance avérée à dénoncer cette pollution à ciel ouvert devrait laisser la place à un débat de fond sur les contours de ce phénomène d’emballages plastiques qui menace dangereusement notre existence. Les ministres Henri Djombo, Claudine Munari et Rodolphe Adada, très conscients du danger et surtout des ravages occasionnés par la prolifération des sacs, sachets et films plastiques ont donc intérêt à veiller au grain, afin qu’à compter du 20 janvier 2012 à minuit, les dispositions contenues dans le décret susmentionné soient appliquées. Que l’on cesse, donc, d’amuser la galerie avec des lois qui tiennent plus à des arrangements-limites qu’à des mises en perspective de solutions durables, capables d’entrainer une sécurité environnementale et un développement durable au Congo. Comme nous avons hérité d’une conscience et de l’obligation de penser, plus ou moins, notre aventure sur cette terre des hommes, il est peut-être temps qu’un terme soit mis à cette ambigüité récurrente entre la légalité et l’illégalité, l’interdit et le permis ! C’est là , toute la mission de la presse et de tous les acteurs de la société civile, - si elle existe encore - qui, en interrogeant, sans complaisance, la cohérence et la rigueur des lois et des textes en vigueur interdisant l’importation, la production et la commercialisation des emballages plastiques, rendent raison de leur médiation. En guise de synthèse, nous voilà revenus, tout simplement, à la case départ, avec des politiques environnementales d’un autre temps et les pires rigidités mentales, qui nous font entrer à reculons dans le 21ème siècle, cédant sans combat le terrain aux obscurantismes les plus éculés. Car, en ce qui concerne la protection de l’environnement, notre mémoire accumule, mesure et discerne à tel point que nous savons exactement de quoi se nourrit notre drame : le tout nouveau complot des importateurs, producteurs et vendeurs des matières en plastique dont le fameux gobelet «Globaline» et les bouteilles et sachets qui ne cessent de provoquer la conscience des environnementalistes les plus avertis. Vu sous cet angle, dans un proche avenir, il faudrait faire en sorte que la loi interdisant l’utilisation des emballages plastiques, soit appliquée et respectée partout et par tous.
Depuis 2008, le Rwanda est devenu un pays modèle en matière de lutte contre les sachets et autres emballages plastiques
Que l’importation ou la vente des emballages en plastique devienne une pratique à bannir dans notre pays qui, avec une dose de volonté et de rigueur dans l’application et le suivi de la loi en la matière, pourrait, à priori, relever le fameux défi en s’inspirant du Rwanda, devenu un pays référentiel en Afrique dans le cadre de la lutte contre les emballages plastiques ! Aujourd’hui, l’heure est plus que jamais à la réflexion sur le passage à l’échelle avec pour objectif fondamental de sensibiliser et surtout convaincre toutes les populations en leur proposant une nouvelle gamme d’emballages biodégradables donc adaptés à nos réalités socio environnementales. Cela va, exiger, sans doute, une grande campagne de communication et de plaidoyer avec tous les partenaires sociaux économiques impliqués sans oublier les populations afin qu’à compter du 20 janvier 2012, le décret N° 2011- 485 du 20 juillet 2011 réglementant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et films plastiques, ne puisse souffrir d’aucune faille. Plus près de nous, le gouvernement du Rwanda, soucieux de préserver l’avenir des générations futures, venait d’atteindre, depuis fin 2008, cet objectif majeur qui répond à l’un des volets des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Et, ce constat relève du simple bon sens, c’est-à -dire de cette dernière énergie qui vit dans les faubourgs de notre conscience et qui, à la fin, culmine dans cette capacité que chaque femme et chaque homme ont, de bien juger de ce qui les aide à vivre, donc à espérer, en positivant l’avenir dans un environnement sain et civilisé, selon le doux mot du poète ! Avec le concours de tous et de chacun, nous osons espérer, sans peur de nous fourvoyer, que tous les espoirs sont permis pour la concrétisation d’un grand programme destiné à faire du Congo, un pays sans emballage en plastique. Je ne sais plus très bien qui a dit que les Congolais, âmes sensibles parmi toutes, étaient de grands amoureux du beau, de l’hygiène publique, de l’environnement sain et donc du bien-être social dans sa plénitude : Sony Labu Tansi ? Alain Mabanckou, Denis Sassou Nguesso ? Claude Ernest Ndalla ? Henri Djombo, Tchicaya U Tam’si ? Claudine Munari ? Théophile Obenga ? Emmanuel Boundzéki Dongala ?
Dimitri |
| Mise à jour le Mercredi, 30 Novembre 2011 19:49 |



