| Un dossier considéré comme sulfureux par des observateurs |
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| Écrit par Talassa |
| Mercredi, 30 Novembre 2011 19:50 |
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Le ras-le-bol des sinistrés de Mbouambé-Léfini contre le régime Sassou
La vie humaine n’a pas de prix. Comme pour dire qu’aucune découverte, mêmes celles qui ont contribué au développement du monde, ne devraient porter atteinte à la vie humaine. Pour preuve, il est dit que science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Voilà pourquoi, la détérioration des conditions de vie des populations et les calamités naturelles auxquelles elles peuvent être confrontées, ne devraient laisser insensible le régime de Sassou.
En effet, la situation de détresse dans laquelle vivent ces derniers temps les populations du village Mbouambé-Léfini, situé à plus de 100 kilomètres au Nord de Brazzaville, doit forcément interpeller les autorités gouvernementales qui continuent de fermer les yeux sur les dégâts occasionnés par les inondations. Ces inondations seraient provoquées selon ces populations par le refoulement des eaux de la rivière léfini causé par le barrage d’Imboulou. Les conséquences immédiates sont très nombreuses à n’en point douter, avec l’inondation des habitations, des plantations, des campements des paysans, qui sont contraints à tout abandonner, même ce qui leur est précieux. Ces populations, qui ne comprennent plus rien de l’indifférence du pouvoir de Sassou face à leurs souffrances et difficultés, se posent la question de savoir si cette indifférence n’est pas due au fait qu’ils n’ont pas quelqu’un qui pèse au sein de l’entourage du président Sassou Nguesso pour plaider valablement leur cause ? Qu’à cela ne tienne, est-ce une raison valable pouvant justifier l’abandon de ces populations à elles-mêmes, quand on sait qu’en des pareils cas, chaque habitant est obligé de tenter de chercher des solutions durables pour essayer de vivre ? Où sont alors tous ces ministres compétents en la matière qui parlent au nom des populations, mais les abandonnent quand elles sont en difficultés ? Le font-ils pour se remplir les poches, avant tout, quand il s’agit des activités ayant bénéficié des subventions des organisations internationales et d’autres bienfaiteurs ? Le ministre d’Etat, coordonnateur du pôle socioculturel, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Florent Tsiba, et ses homologues, entre autres, ceux de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Raymond Zéphyrin Mboulou ; des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Mme Emilienne Raoul ; de la Santé et de la Population, M. Georges Moyen, ne devraient-ils pas faire tout ce qui est en leur pouvoir en vue de soulager ces populations de Mbouambé-Léfini avant que des approches de solutions durables et définitives soient trouvées à la grande satisfaction des toutes les parties concernées dans cette affaire qui ne de cesse de faire couler l’encre et la salive ? Est-il normal dans un Etat de droit et pour un pouvoir se disant digne, que des populations en détresse et désespérées soient négligées par tous ceux qui ont le droit et l’obligation de leur apporter nécessairement en pareil cas, aide et assistance ? Les habitants de Mbouambé-Léfini s’interrogent également sur le silence et le flou artistique entretenus par la sous-préfecture de Ngabé sur de dossier. Pour tenter de ramener aux bons sentiments les autorités gouvernementales en charge de ces questions, quelques membres du collectif des sinistrés du village Mbouambé-Léfini qui œuvrent pour le règlement définitif de ce dossier dont MM. Innocent Ikonga, Innocent Iloye et Mbango, ne cessent d’adresser des correspondances à certains ministres pour attirer leur attention. En témoigne la correspondance du 18 avril 2011 adressée à la ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Mme Emilienne Raoul. Des ampliations de cette correspondance ont été également déposées au niveau de certaines institutions dont la préfecture du Pool, la sous-préfecture de Ngabé et la Délégation générale des grands travaux (DGGT). Une correspondance avait aussi été envoyée au président de la République. Cette lettre avait été enregistrée au cabinet civil du chef de l’Etat le 13 mai 2011 sous le n°12551. Malgré les efforts louables consentis par le collectif des sinistrés du village Mbouambé-Léfini, rien n’a été envisagé en leur faveur jusqu’à présent. On attend certainement les élections législatives de 2012 afin de brandir pour une énième fois des promesses mensongères et mielleuses aux populations. A-t-on oublié cet adage populaire qui dit qu’on reconnait les vrais amis pendant les moments difficiles ? Où sont les élus du peuple du département du Pool, notamment ceux du Pool Nord ? Pourquoi sont-ils sourds devant cette situation qui ne cesse de perdurer et de laisser des compatriotes dans le désespoir, ne sachant ainsi à quel saint se vouer ? Ce genre de situation déshonore le régime de Sassou qui n’aurait certainement plus rien à proposer au peuple, à en croire certains observateurs de la vie politico-économique du pays. Qu’est-ce qu’on attend, assurément des morts en cascade afin que le gouvernement se mobilise et croit aux souffrances des sinistrés du village Mbouambé-Léfini ? L’abandon de ces sinistrés par le gouvernement n’est-il pas synonyme de non assistance à des personnes en danger ? Nous osons espérer que le cri de cœur des populations sinistrées du village Mbouambé-Léfini qui n’est pas tombé dans les oreilles des sourds, sortira cette fois-ci de leur sommeil les autorités gouvernementales, qui ne prêtaient aucune attention à ce dossier qui peut devenir sulfureux.
Fall MESSIER |



