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Tentative de meutre à Ngamakosso pour un terrain PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mercredi, 30 Novembre 2011 19:52

Le colonel Ofounda et ses agents récidivent dans le mal

ofounda

Comme on peut le constater ces derniers temps, ce sont ceux-là qui sont sensés garantir la sécurité des populations qui les menacent, les braquent et perpètrent des atrocités à leur encontre. La victime présumée sur la tentative de meurtre avec soi-disant préméditation, n’est autre que le chef de service contrôle et protection des domaines publics au ministère des Affaires foncières et du domaine public, M. Thierry Lambert Opépé.

M. Thierry Lambert Opépé aurait été violemment agressé le 15 octobre 2011 avec son fils Hermelon Opépé, âgé de 15 ans, par six membres de la famille du colonel Guy Vital  Ofounda. Pour commettre leur forfait, la famille Ofounda aurait été aidée, dit-on, par des agents de police qui étaient à bord de cinq véhicules non immatriculés dans une zone inhabitée en pleine savane.

Dans sa requête explicative des faits adressée le 20 octobre 2011 au général Jean François Ndenguet, le directeur général de la police, sur le meurtre que le colonel Guy Vital Ofounda aurait voulu tenter de commettre contre lui,  M. Thierry Lambert Opépé n’a pas hésité d’indexer le général Norbert Dabira et le colonel Ofounda, qui, selon lui, à travers les membres de la famille, auraient constitué un commando  avec pour objectif l’exécution à Ngamakosso, notamment au site où se situe les parcelles litigieuses acquises à l’époque par M. Pascal Ofounda., le père du colonel Guy Vital Ofounda.

Dans cette requête, M. Thierry Lambert Opépé rappelle qu’après que sa femme Pauline Ondzéhi l’ait quitté, M. Pascal Ofounda avait décidé de partir pour une longue durée dans la partie Nord du pays, sans avoir eu le temps de débroussailler le terrain que lui avait cédé Pierre Ibara. Il aurait normalement dû le donner à sa femme ou à ses enfants, dont le colonel Ofounda, capitaine à l’époque. Mais, selon M. Opépé, il ne l’avait pas fait parce que les premiers terrains qu’il avait acquis dans le quartier « Petit chose Â» auraient été détournés par sa femme qui les avait

par la suite, semble-t-il, cédés à ses propres frères, les Dabira.

Parlant d’une des précédentes victimes du colonel Guy Vital Ofounda dans cette affaire qui est M. Pierre Ibara,  M. Thierry Lambert Opépé raconte que M. Ibara avait été mis aux arrêts et tabassé au commissariat de Mikalou  par Ofounda. Cette première victime du colonel Ofounda n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention du colonel Okinga, à l’époque secrétaire général de la police.

Début du conflit avec les Ofounda et Cie

M. Opépé, dans sa requête, relève qu’en 2008, il avait acheté une

parcelle de terrain de 40/20 auprès du capitaine Assiota, où il avait planté entre autres des fleurs, des arbres fruitiers et des boutures de manioc. Tout cela avait été par la suite détruit par les enfants de Mme Pauline Ondzéhi.

Suite à ce forfait, une rencontre avait eu lieu pour trouver une solution à l’amiable. A cette occasion, le capitaine Assiota avait restitué toutes les étapes de l’occupation successive des terrains par les uns et les autres.  Et l’acquisition de son terrain n’était pas mise en cause pour le capitaine Assiota. Cependant, je devrais plus prendre fait et cause pour Assiota, telle était la volonté de Mme Ondzéhi. Mais quelque temps après, au cours d’une rencontre fortuite, le colonel Ofounda dit à M. Opépé : « Arrange-moi ce problème de parcelle avec M. Assiota, parce que pour ces questions, il n’y a pas de famille Â».

C’est ce qui avait poussé M. Opépé à vendre en 2011 sa parcelle à M. Sylvestre Obambi et en acquérir une autre ailleurs, pour éviter une cohabitation conflictuelle avec cette famille Ofounda. Le 9 octobre 2011 quand M.  Sylvestre Obambi se rend dans sa parcelle, il constate la destruction d’un hangar qui s’y trouvait, du matelas en éponge, des casseroles, des assiettes, des vêtements…

Toutes les parties s’étaient donc convenues pour l’organisation d’une rencontre pour parler sur ce dossier. Selon M. Opépé, la présence du général Norbert Dabira sur le lieu du litige qui avait été annoncée par les Ofounda, était pour lui quelque chose de rassurant, tout en se disant qu’on ne pouvait quand même pas tuer des gens, en temps de paix, devant un général des Forces armées congolaises (FAC).

Sans être inquiété, M. Opépé s’était donc rendu sur le lieu du rendez-vous avec son fils Hermelon, âgé de 15 ans qui avait été dissuadé par sa mère de suivre son père pour qu’elle soit informée s’il pouvait y avoir un incident. Sur le lieu du litige, le général Dabira comme annoncé n’était pas venu, et M. Destin Ofounda Onanga, un sergent de la police avait déclaré que la famille Ofounda était arrivée sur les lieux pour faire la casse.

Tous les Ofounda y étaient presque dont Evelyne, Goddet, le lieutenant Obebandé Kani, le cousin du colonel Guy Vital Ofounda, Obebandé Tchoutchou. Comme le confirme M. Opépé, étaient arrivés aussi sur le site du litige dans des véhicules avec beaucoup d’agents de la police, venus prêtés mains forte  aux membres de la famille Ofounda.

M. Opépé affirme dans sa requête envoyée au général Ndenguet qu’il y a eu bel et bien tentative de meurtre avec préméditation parce que si les frères de la victime n’étaient pas arrivés à temps, il y aurait mort d’homme. Il dénonce aussi les coups et blessures volontaires dont il a été victime, tout en plaidant auprès du directeur général de la police pour que les auteurs soient punis selon les lois en vigueur dans le pays. Il incrimine également les agents de la police et le groupe de judo de l’écurie « Tosa Obika Â» du colonel Ofounda, qui avaient accompagné ce jour-là les Ofounda pour commettre leur sale besogne parce que pour lui, ils peuvent être accusés et punis pour non assistance à une personne en danger.

M. Opépé se pose la question de savoir jusqu’à quand le colonel Ofounda va demeurer impuni puisqu’il n’est pas à son premier forfait.

Ghys Fortune DOMBE BEMBA 

Mise à jour le Mercredi, 30 Novembre 2011 19:54