| Les saisines du ministre Mvouba et général Ndenguet contre le DG de Talassa sont nulles |
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| Politique |
| Écrit par Talassa |
| Vendredi, 08 Janvier 2010 10:06 |
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Depuis un certain temps, le Journal Talassa est sous la menace d’une cabale qui ne dit pas son nom, montée par des hommes en mal de vérité face aux anti valeurs dénoncées dans les colonnes de ce journal. Comment peut-on parler de changement des mentalités prôné par le président Denis Sassou Nguesso, quand certains dignitaires du pouvoir sont allergiques à la dénonciation par le presse nationale des actes inciviques et magouilles dont ils sont les principaux auteurs ?
  Ces derniers au contraire prolifèrent des intimidations et des menaces de mort à l’endroit du Directeur général du journal Talassa et les membres de sa rédaction du fait d’avoir fustigé des comportements anti sociaux. La disparition du journal Talassa que veulent coûte que coûte obtenir ses ennemis, signifierait la parution de plusieurs journaux Talassa prêts à défier tous les fossoyeurs de notre économie nationale et les pillards des richesses et revenus du pays. Prélude de citer tous ces maffosis qui veulent la tête du Directeur Général du journal Talassa et qui tiennent à fermer ledit journal, il semble impérieux de revenir sur les saisines du ministre Mvouba et du Général Ndenguet contre le DG de Talassa. Ci-dessous les observations du DG du journal Talassa relatives aux saisines du CSLC par M Isidore Mvouba et Jean François Ndenguet A la suite de la publication par Talassa des articles intitulés «Tout le monde en parle… La commission des réformes policières et l’affaire Munari toucheraient-t-elles le général Ndenguet ?» et «Mvouba a vendu le CFCO à Elbez !», parus dans les éditions n° 209 et 210 des 24 novembre et 3 décembre 2009, Messieurs Isidoire Mvouba et Jean François Ndenguet, qui se sont considérés injustement mise en cause, avaient saisi le Conseil supérieur de la liberté de communication. C’est pour auditionner le Directeur général du journal Talassa à ce sujet que le directeur de cabinet du président du Conseil supérieur de la liberté de communication invitait le Directeur général de Talassa, par lettre n°0432/CSLC/B/P/CAB du 28 décembre 2009, à une séance de travail. Il sied de préciser que, conformément à la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 sur la liberté de l’information et de la communication, Messieurs Mvouba et Ndenguet peuvent user de leur droit de réponse. En effet l’article 121 de la loi précitée traite de ce droit de réponse. Ce droit appartient à toute personne physique ou morale ayant fait l’objet d’une information contenant des faits erronés ou des assertions malveillantes de nature à lui causer un préjudice moral ou matériel. Cet article donne deux possibilités à la personne physique ou morale qui estime avoir subi un préjudice. 1- Elle peut user de son droit de réponse. 2- Elle peut intenter un procès contre le journaliste ou le directeur de l’organe responsable. Le droit de réponse est exercé dans les conditions prévues à l’article 122 de la loi sur la liberté de l’information et de la communication. Mais, il convient de préciser que la personne estimant avoir subi un préjudice n’a qu’une seule option : soit elle préfère user de son droit de réponse soit elle intente un procès. Elle ne peut pas exercer, cumulativement ces deux possibilités. De surcroît, l’article 124 alinéa 2 de cette loi ne donne la possibilité au demandeur de saisir le Conseil qu’en cas de refus ou de sil ence délibéré à la demande d’exercice du droit de réponse de la part de l’organe de presse. Il est pour le moins curieux et surprenant que M. Isidore Mvouba, qui n’a pas fait de demande d’exercice de son droit de réponse à mon journal et en l’absence de tout refus ou de silence délibéré de ma part, ait quand même pris l’initiative de saisir le Conseil supérieur de la liberté de communication. Une telle saisine dont la finalité est d’obtenir du Conseil qu’il sanctionne mon journal est contraire à la loi et n’a donc pas de fondement légal. Le droit de réponse est exercé dans le journal concerné. Pas dans un autre. Or, à ma grande surprise, M. Isidore Mvouba, par le biais de son directeur de Cabinet, avait publié un démenti dans le quotidien Les Dépêches de Brazzaville n°875 du mercredi 2 décembre 2009 à la page 2. Il prétend, dans ce démenti, que mon article n’est constitué que des mensonges et traduit la haine sans apporter la moindre preuve de ces allégations. Mais ce démenti s’apparente à un droit de réponse déguisé dans un autre journal que le mien alors qu’au regard de la loi, c’est dans le journal Talassa que son droit de réponse ou ce qu’il considère comme un démenti devrait être publié. Les colonnes de mon journal ont toujours été ouvertes à toutes personnes désireuses d’user de leur droit légal de réponse. La stratégie de la fuite en avant ou de l’esquive, choisie par M. Mvouba, est révélatrice de l’absence de preuves contraires de nature à convaincre tout le monde sur le caractère mensonger et haineux de mon article. Il sait pertinemment que les éléments de preuve en ma possession, sont vrais et accablants pour lui. La loi lui donne pourtant la possibilité d’user de son droit de réponse, dans mon journal, mais il se garde de le faire et préfère publier un petit texte qui serait un démenti. En outre, au lieu d’ester en justice, il saisit le Conseil supérieur de la liberté de communication et ferait pression sur cette institution sans doute pour que celle-ci me sanctionne. Or, une requête adressée au Conseil, en violation de la procédure prévue par la loi, ne peut être qu’illégale et irrecevable. C’est ici l’occasion pour moi de m’interroger sur la neutralité et l’objectivité du Conseil à l’égard de certains journaux et des hommes politiques. Lorsque Les Dépêches de Brazzaville acceptent de publier un démenti de M. Mvouba alors qu’elles n’en ont légalement pas le droit, n’est ce pas une violation flagrante des dispositions légales relatives à l’exercice du droit de réponse ? Lorsque La Semaine Africaine n° 2955 du vendredi 18 décembre 2009 à la page 6, publie un article qui constitue un droit de réponse par voie détournée de M. Ndenguet, n’est-il pas là aussi la même violation de la loi ? Pire, il y a lieu de se demander si le rédacteur de ce droit de réponse déguisé, a pu réellement lire l’article incriminé de Talassa, rédigé de bout en bout au conditionnel et qui invitait le général Ndenguet a donné sa version des faits. Là où le bât blesse c’est de constater que le plus vieux journal du Congo, La Semaine Africaine avec ses 57 ans d’existence, a plongé dans le mensonge, le dénigrement, la diffamation à l’endroit de Talassa et de son Directeur général, au mépris de la confraternité et des règles élémentaires régissant la profession du journalisme. Il sied de rappeler que jusqu’à cette date, Talassa était l’unique journal de la place a avoir publié ce dossier. Si c’était pour la première fois, on se serait tu. Mais c’est pour la enième fois que cette consoeur prenne position en faveur de certains chefs de la police pour des situations non vérifiées. Le cas le plus flagrant, dénoncé par notre journal est celui du juge Silou, qui était incarcéré arbitrairement au commissariat central en violation flagrante de la loi. La Semaine Africaine entrait dans la danse en faisant un droit de réponse à la première page, alors que celui-ci devait être fait dans le journal incriminé au même endroit. Plusieurs personnes qui avaient suivi comment le procureur général près la Cour d’Appel, Armand Robert Bemba, avait libéré le juge Silou du commissariat central, ne cessaient de se demander si La Semaine Africaine devenait un instrument de certains chefs de la police ou un hebdomaire d’action sociale édité par la Commission épiscopale des moyens de communication sociale de l’Eglise catholique, qui dépend du Concil Vatican II. Voilà des actes illégaux et répréhensibles qui devraient préoccuper le Conseil supérieur de la liberté de communication. Mais hélà s! La promptitude du Conseil à me convoquer ressemblerait à un acharnement et une persécution permanente certainement à cause de la ligne éditoriale de mon journal. Donnerions-nous tort aux gens qui pensent que le Conseil fonctionne comme un organe exclusivement politique, au lieu de faire, en toute indépendance, objectivité et sans parti pris la véritable régulation des médias ? Suggestions : Devant la récidive de violation flagrante de la loi, aussi bien par les requérants que par les organes de presse qui ont cédé leurs colonnes, normalement le CSLC devrait se déclarer incompétent et rejeter purement et simplement ces demandes qui ressemblent à un arbre qui cache la forêt. Faire le contraire, serait pour le CSLC commettre un parjure aux conséquences graves et incalculables. Dans ce cas, le DG de Talassa, devant l’arbitraire et fort de son bon droit, serait dans l’obligation d’ester en justice, avec constitution de la partie civile, pour violations répétées de ses droits et des persécutions de plus d’une personne et institutions qui veulent enterrer Talassa et son Directeur général. Manifestement, le CSLC, pour ce qui le concerne succombera, surtout que l’illégalité constituerait pour cet organe constitutionnel un exercice quotidien alors qu’il devrait non seulement faire respecter les textes mais aussi les respecter lui-même dans son fonctionnement. Il faut craindre, qu’à ces assises, ne soit invoqué en parallèle, l’article 12 de la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003 déterminant les missions, l’organisation, la composition et le fonctionnement du CSLC, qui limite la durée du mandat des membres du CSLC à 3 ans renouvelables une fois surtout que depuis bientôt 7 mois déjà le premier mandat des membres du Conseil ést arrivé à expiration et n’a pas encore été renouvelé. Ghys Fortune DOMBE BEMBA  |
| Mise à jour le Dimanche, 17 Janvier 2010 07:47 |




