| Quarante ans après la fondation du PCT |
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| Politique |
| Écrit par Talassa |
| Jeudi, 14 Janvier 2010 07:21 |
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Sassou peut-il compter encore sur les hommes qui animent cette structure pour son Chemin d’Avenir ?
L’itinéraire élogieux du Parti-Etat, le Parti Congolais du Travail (PCT) de l’Immortel Marien Ngouabi entre progressivement dans la légende de l’histoire des partis politiques uniques de l’époque du monopartisme et des régimes marxistes-léninistes en Afrique noire.
Selon certains analystes politiques, le PCT, 40 ans sa création, la famille politique du RMP a du mal à capitaliser les acquis du marxisme-léninisme dans la gestion des affaires publiques en privilégiant leurs intérêts égoïstes au détriment du bien être du peuple souverain épris de paix et de justice sociale.
Les exemples multiples et divers interpellent la conscience collective des Congolais sur la gestion de l’héritage politique du camarade Marien Ngouabi par les soi-disant fidèles continuateurs de son œuvre au Congo Brazzaville. Sinon comment comprendre l’animosité dans la célébration des festivités marquant les anniversaires du PCT et de son fondateur, le 31 décembre 2009 à , Brazzaville, dans une quasi ignorance des héritiers légitimes du patrimoine idéologique du commandant Marien Ngouabi.
Nombre d’observateurs de la vie politique congolaise, se sont étonnés du non événement de ce double anniversaire qui dans un passé récent, mobilisait des ressources humaines et financières considérables.
L’ingratitude a gagné sûrement les fidèles compagnons d’armes et continuateurs de Marien Ngouabi, qui ont rompu le serment d’officier des années 70 et des révolutionnaires convertis en cadres experts et rouges pour occuper les postes de responsabilité à tous les échelons de l’Etat, au mépris des cadres intellectuels et technocrates congolais, traités à tort ou à raison de contre-révolutionnaires, en défendant certaines doctrines libéralistes dans la gestion de la cité.
Bientôt la mémoire de Marien Ngouabi dans les oubliettes
La célébration du 31 décembre 2009 par les partisans du PCT et du RMP, augure des lendemains sombres sur la mémoire de l’Immortel Marien Ngouabi qui risque de tomber dans les oubliettes des nouveaux dignitaires du régime de Mpila.
Les preuves sont tangibles au regard de la mobilisation timide des militants du PCT et du RMP autour des activités traditionnelles en mémoire du Président Marien Ngouabi.
En effet, le dépôt de la gerbe de fleurs au Mausolée Marien Ngouabi a connu moins d’affluence des partisans, ainsi que la conférence-débat sur les idées politiques de Marien Ngouabi et le Chemin d’Avenir organisée au palais du Parlement.
Où sont donc passés les dignitaires du PCT et leurs alliés politiques ?
Dans cette dynamique de participation massive aux festivités du PCT et du RMP, le constat est amer. Car, les militants sont plus disponibles pour les grandes manifestations gérées à coup de milliards de CFA, à l’image des campagnes électorales, législatives, sénatoriales, municipales et présidentielles qui nécessite une mobilisation des militants, à travers la distribution automatique des billets de banque, des tee-shirts, pagnes et autres artifices et accessoires ainsi que des enveloppes diverses pour les collations et transports des militants, sympathisants et badauds.
A ce titre, tous les leaders des partis alliés du RMP et du PCT sont très actifs pour les différentes commissions mises en place à chaque évènement.
Que devient le socle politique du Congo ?
Le président de la République, le grand éléphant de la forêt équatoriale devant se méfier des camarades, des amis des jours heureux et des alliés de fortune, animés par la politique du ventre.
Au constat du peuple souverain, il ressort que 40 ans après, les fidèles des idées de Marien Ngouabi fondateur du PCT, se comptent du bout des doigts dans la sphère politique nationale, engagés réellement dans la lutte des anti-valeurs énoncées depuis les régimes qui se sont succédés au Congo après les indépendances des années 60, avec les présidents Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Débat et Marien Ngouabi.
Avec le mouvement du 5 février 1979, dirige par le Prince de Mpila, une nouvelle classe politique est née avec une particularité ethno-centrique dans la gestion du pouvoir civil et militaire du Congo.
La plupart des compagnons de la Révolution de 1963, ce sont convertis avec ceux du Mouvement du 5 février 1979 et les rescapés du CMP de 1977 pour ériger une classe des profito-situationistes, des dirigeants avides d’argent et de prestige social sur le regard indifférent du régime de Mpila, souvent cité comme parrain de l’incivisme décrié dans le pays.
Que fait le chef de l’Etat pour les inciviques ?
En rendant le couple Sassou-Nguesso comptable des actes inciviques orchestrés par leurs acolytes, collaborateurs immédiats et intimes dans les administrations publiques et privées au Congo, la sagesse culturelle et le civisme recommandent au président de la République de se séparer dans les meilleurs délais des compagnons moins vertueux qu’ils soient de Mbounda à Dolisie, des FAC ou du PCT et des alliés politiques, pour encourager l’émergence d’une nouvelle classe des technocrates au service de la République, une et indivisible, selon la Constitution du 20 janvier 2002.
Paradoxalement, la lenteur comptable accusée par le pouvoir de Mpila, expose le régime de Brazzaville aux déboires économiques incalculables.
Car, les hommes de main de Sassou Nguesso se contentent plus à s’enrichir et à réfléchir sur leur succession au pouvoir après lui.
Après 25 ans du régime de Mpila, à la lecture du règne de Sassou V, il ressort clairement que le Président Sassou n’a pas véritablement d’amis, des frères d’armes ou alliés politiques acquis vraiment à la cause du développement économique et du bien être des populations.
A tout égard, le Président Sassou Nguesso pour son nouveau et dernier mandat de sept ans, doit prendre conscience des enjeux et du jeu démocratique dans le pays, pour se rapprocher davantage du peuple souverain, majoritaire et non à cette minorité agissante toujours aux aguets pour le succéder au pouvoir à la première occasion propice, pour assouvir leurs appétits égoïstes, d’éternels insatisfaits.
Le peuple attend les changements profonds de l’Etat.
Mieux vaut tard que jamais.
A bon entendeur, salut ! Ghys Fortune Dombe Bemba |
| Mise à jour le Dimanche, 17 Janvier 2010 07:45 |




