Home Politique Après avoir bradé le patrimoine du CFCO, M. Mvouba tente un passage en force à l’ANAC
Après avoir bradé le patrimoine du CFCO, M. Mvouba tente un passage en force à l’ANAC PDF Imprimer Envoyer
Politique
Écrit par Talassa   
Jeudi, 14 Janvier 2010 08:14

L’agitation et toutes les voies discordantes qui se font remarquer ces derniers jours au sein du département des Transports et de l’Aviation Civile ressemblent bien à une espèce de tempête qui annonce la tornade. A preuve, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) est aujourd’hui sur une pente raide.

A l’ANAC, une tornade pourrait s’abattre n’importe quand….

Lors de son message de vœux à la Nation, le 31 décembre 2009, le Président Sassou Nguesso avait prêché pour le dialogue social. Fait curieux, Isidore Mvouba semble faire le contraire et pousse plus d’une personne à plusieurs interrogations. Si non, comment comprendre, qu’il envoie les responsables de l’ANAC en mission d’explication de la concession sans qu’il y ait au préalable un débat avec les partenaires sociaux ?

 

Les faits sont têtus et se multiplient au quotidien. (Confère les livraisons de «Talassa» numéros 201 du jeudi 1er octobre 2009 et 209 du mardi 24 novembre 2009 etc).

Nous citerons, entre autres, le bradage éhonté, par le Ministre Isidore Mvouba et ses Collabos, du grand domaine de l’ex Dépôt du CFCO sans gêne à certains «particuliers triés sur le volet» : courtisans, ministres, députés, généraux, colonels et autres.

Face à ce bradage de leur patrimoine, la réaction des syndicalistes ne s’était pas faite attendre puisque, depuis le 18 septembre 2009, une grande assemblée générale des cheminots, tenue à Brazzaville, sous la houlette du Président Armand Félix Engouendé avait exigé la restitution du patrimoine du domaine de l’ex Dépôt CFCO

de Mpila. L’histoire retiendra qu’au Congo, un pays de transit, des installations techniques et des aires devant servir à la maintenance des locomotives ont été bradées au vu et au su de tout le monde !

En outre, M. Mvouba a été aussi indexé dans le cadre de la privatisation de certaines entreprises à liquider où le flou existe malgré les proclamations des oracles officiels.

Le dossier relatif à la vente « illégale Â» des Hôtels Olympic Palace et Mbou Mvoumvou est encore pendant…

En effet, l’échec et toutes les ruses qui ont entouré la gestion opaque de cette «fameuse privatisation» ont fait grincer les dents, ici et là. C’est ainsi par exemple que nombre de dossiers portant sur certains faits patents notamment la liquidation vente des hôtels Olympic Palace et Mbou Mvoumvou ne cesse de faire des vagues au motif que, jusqu’ici, ces dossiers flous sont encore bien pendants au niveau des Tribunaux de  Brazzaville ou d’Abidjan.

Après avoir bradé le patrimoine du CFCO, MVOUBA s’attelle petit à petit à dynamiter l’ANAC ?

La concession en catimini, il y a quelques semaines, des aéroports de Brazzaville, Pointe-Noire et d’Ollombo continue à faire couler beaucoup d’encre et de salive.

La Convention de Concession signée le 14 décembre 2009 entre le Congo et le consortium SEGAP-EGIS pour concevoir, financer, construire, exploiter, entretenir et développer les Aéroports de Brazzaville, Pointe-Noire et Ollombo est sans aucun doute le dossier flambant du moment.

Au lieu de forcer un passage obligé, M. Isidore Mvouba devrait au contraire intérioriser le fait suivant : «quand on veut élever les hommes dans une nouvelle donne, il faut tout d’abord leur enseigner ce qu’ils doivent faire et croire. Il faut qu’ils puissent distinguer nettement ce qui est permis et ce qui ne l’est pas».

Comme quoi, toute politique de concession a au prime abord besoin de dialogue et de concertation. Autrement, on s’enfonce droit vers le mur comme un mouton !          Ce qui, logiquement, appellerait à un bras de fer avec les syndicats.

20 jours de campagne de vulgarisation des termes de la Convention de concession des aéroports…

Avant qu’on en arrive-là, toute les parties devraient s’assumer et surtout être réunies en toute responsabilité.

Voilà pourquoi, les syndicalistes s’opposent à l’esprit de la Note de Service N° 1101/CIPB-MTACMM-CAB qui venait de mettre en place une Commission chargée de la vulgarisation des termes de la Convention de concession des 3 aéroports sus cités.

Même si, le Conseiller Alexandre Goma, le DG de l’ANAC, Michel Ambendé et compagnie sont impliqués, la logique aurait voulu que cette campagne soit menée en amont. Car, au lieu de mettre les travailleurs le dos au mur en leur proposant un projet finalisé, ils seraient informés et impliqués bien avant. Et puis, comment demander aux gens d’aller vulgariser une pensée dont elles ne maîtrisent pas puisque, les documents volumineux de cette fameuse concession ne sont pas encore compulsés totalement.

Des zones d’ombre persistent ….

Cette politique de restructuration assez tardive aurait du se réaliser depuis bien longtemps ! C’est une épreuve de plus qu’on pouvait bien éviter pour craindre le grand naufrage des secteurs des Transports et de l’Aviation Civile où la grogne et les revendications des syndicalistes ne font plus l’ombre d’aucun doute. Au moment où le dialogue est de rigueur, comment pouvons-nous tourner le dos aux exigences des travailleurs, donc, aux  principaux partenaires sociaux ?

Certainement, qu’au Congo, nous avons trop d’élites mais pas de pionniers, trop d’instruits pour moins de cultivés, trop de diplômés pour moins de d’intellectuels.

Le Ministre d’Etat Isidore Mvouba devrait faire montre de beaucoup de doigté et de sagesse en prônant le dialogue social car, il sera bientôt jugé pour ses 100 premiers jours prescrits dans la fameuse Feuille de Route du Président Sassou Nguesso qui, bien qu’en séjour à Oyo, depuis le mardi dernier, sera bien obligé de juger et d’évaluer les performances de chacun des ses ministres du «Chemin d’Avenir.»

Nous y reviendrons pour éviter qu’après avoir bradé le patrimoine du CFCO, MVOUBA ne soit appelé à déconstruire  l’ANAC !

 

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA

Mise à jour le Jeudi, 21 Janvier 2010 22:28