| André Milongo, le modèle démocratique à suivre |
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| Politique |
| Écrit par Talassa |
| Jeudi, 14 Janvier 2010 09:11 |
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En 1991, André Milongo après avoir accompli élogieusement son sacerdoce à la Banque mondiale, rentre au bercail le jour de l’ouverture de la Conférence nationale souveraine. Puis de nombreux cadres le supplient de participer à la Conférence nationale comme individualité. Chose qu’il accepta après beaucoup de temps de médication. La période riche et très mouvementée de la Conférence nationale souveraine (quatre gouvernements et de nombreuses crises) restera à jamais gravée dans la mémoire parce que cette transition a été une réussite, puisqu’elle a fait aboutir les missions définies par la Conférence Nationale, à savoir organiser les élections, mettre en place les instances définitives de l’État, assainir les finances publiques et amorcer le développement économique.
C’est grâce aux nombreuses qualités humaines et à la compétence de M. le Premier ministre que les choses roulaient comme sur les rails. Du coup, le peuple congolais, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest découvre cet homme jusque là inconnu du grand public. A titre de rappel, André Milongo, aussitôt élu Premier ministre, entame la modernisation de l’appareil public en introduisant l’informatique dans l’administration publique et une rigueur budgétaire sans précédent de l’appareil public.
A cela, il sied de signaler en passant, que c’est lui qui a mis sur orbite la démocratie congolaise dans des conditions difficiles.
En effet, il a accepté de s’abaisser, de s’humilier car il était tendu vers un unique but : réussir les élections démocratiques. Il était véritablement habité par cette responsabilité qui relevait pour lui du sacerdoce. Qui étudie ou juge le régime de la Transition sans tenir compte de ce paramètre ferait fatalement fausse route.
A l’élection présidentielle de 2002, André Milongo, voyant le spectre de la guerre arrivé, il décide sans aucune forme de procès de se retirer de la scène.
Dans un environnement où son action incomprise était interprétée par ses détracteurs comme une trahison où était l’objet de calomnie, il répondait stoïquement : «J’ai toujours placé l’intérêt supérieur de la nation avant toute autre considération ; voila pourquoi, malgré les provocations et les humiliations de toutes sortes, j’ai cherché à éviter à notre peuple les épreuves douloureuses où l’égoïsme et les ambitions des politiciens véreux ont voulu m’entraîner, j’ai sacrifié à l’idéal de paix et d’unité nationale qui m’a toujours animé.»
André Milongo était une perle rare qui avait la maîtrise de soi et de la chose publique. Quand on lui posait la question sur les finances, il ne cessait de répondre sans détours que : «Ma conception du pouvoir n’est pas celle du pouvoir pour le pouvoir, pour m’ouvrir les vannes de l’enrichissement, par la rapine de l’Etat mais celle de servir ce peuple qui m’aura accordé son suffrage en lui assurant un plein développement aussi bien économique, social que moral. Machiavel n’a jamais été mon auteur de chevet.»
En ce début d’année, point n’est besoin de faire des discours démagogiques car, le peuple sait bien qu’il y a un grand fossé entre la bouche et le coeur des dignitaires du pouvoir actuel qui ne se cachent pas de narguer 90% des Congolais qui vivent dans la misère.
Ah, si nos dignitaires pouvaient suivre l’exemple d’André Milongo, qui avait tout entre ses mains cela serait une bonne chose car ils rentreront dans l’histoire.
Ghys Fortune DOMBE BEMBA |
| Mise à jour le Samedi, 23 Janvier 2010 08:50 |



