Home Politique Pour avoir été «dallés» et oubliés
Pour avoir été «dallés» et oubliés PDF Imprimer Envoyer
Politique
Écrit par Talassa   
Jeudi, 21 Janvier 2010 20:36

1629 policiers des promotions 1980, 1982 et 1983 et 2003 boudent et sont prêts à ...

Pour un gouvernement responsable et prudent, l’exclusion, la politique de pourrissement et le laisser-aller ambiant, n’ont jamais été de bons choix dans la gestion des carrières des agents de la Police Nationale.

De même, il serait inique et désolant d’opter pour la politique de deux poids deux mesures, en favorisant ouvertement une certaine promotion de policiers qui profite, aujourd’hui, presque de tout : avancements, stages, nominations et tous les autres avantages réservés aux agents de la police nationale congolaise.


Après la publication du procès verbal de réunion de commandement mixte, Secrétariat général des services de police –Inspection Générale des Services de police, les choses paraissaient bien claires. A quand l’application des décisions ?

A quand l’exécution de l’arrêt rendu public par la Cour d’appel de Brazzaville depuis le 26 mars 2007 ? Pour le gouvernement voudrait-il pousser certains policiers à franchir le rubicond en se tenant prêts à tout ?

En effet, au lieu de procéder au paiement de 200.000 FCFA à chacun des 1629 policiers dallés et surtout à la reconstitution de leur carrière, eu égard à l’expérience acquise, le gouvernement tergiverse et souffle le chaud et le froid.

Fait curieux, on assiste, ici et là, à la montée en puissance de la fameuse théorie du « Moro Obossoô» bien connue de tous les jeunes «Koro-Koro». Car, recrutés à la va-vite, sans critères bien précis et en désordre  après la guerre du 5 Juin 1997, certains jeunes policiers de la Génération dite des «Koro-Koro» sont, pour la plupart, promus et bénéficient de nombreux stages et autres avantages.

A l’inverse, les 1629 anciens de 80, 1982 et 1983 sont quant à eux, négligés et abandonnés sur le trottoir de la vie. Qu’ont-ils fait de crapuleux pour mériter un tel sort ?

Etre de la génération des flics formés au Centre d’Instruction de Makola serait-il un grand péché ?

Mieux.l’arrêt n° 11, du 26 mars 2007, de la Cour d’ Appel de Brazzaville, serait-il nul et de nul effet ? Si non pourquoi cette forme d’injustice éhontée de la part des hautes instances de la Police pour ces 1629 policiers «dallés», cela est inconcevable et inacceptable pour nos « braves policiers Â».

Cette partialité coupable constitue, sans aucun doute, un préjudice grave de la part de l’Etat congolais qui, depuis la fin de la guerre du 5 Juin 1997, semble enterrer ce dossier malgré les procès verbaux et l’arrêt de la Cour d’appel de Brazzaville.

La semaine dernière, à quelques heures du départ du Président Denis Sassou Nguesso pour Bangui via Oyo, les 1629 policiers qui ont été bien formés à Makola car, recrutés, à l’époque, à partir du  Brevet d’Etudes Moyennes Générales (BEMG) s’étaient rassemblés en masse au siège du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour y rencontrer et surtout convaincre le ministre Raymond Zéphyrin Mboulou. Sans suite.

Ces policiers qui se sentent lésés ne se laisseront pas abuser inutilement et seraient, semble-t-il, prêts à tout tant que la loi ne sera pas appliquée. Pourquoi le Gouvernement congolais voudrait-il mettre tous ses 1629 policiers à la retraite sans que leur carrière ne soit reconstituée ? N’est-ce pas là de la provoc ? Après avoir rendu de précieux services à l’Etat, ils ont été tout simplement jetés à la poubelle comme des oranges bien pressées !

Les fameux 1629 flics, en bons citoyens loyaux et respectueux de la loi, avaient, en bonne et due forme, saisi le Médiateur de la République, M. Hilaire Mounthault afin que ce dernier fasse exécuter, dans les meilleurs délais, par le Ministre Raymond Zéphyrin Mboulou, l’Arrêt n°11 de la Cour d’Appel de Brazzaville rendu en leur faveur.

Dans un Etat de Droit comme le nôtre, cela s’avère plus que jamais légitime, nécessaire et obligatoire. A tout prendre, force est à la loi, seule.

Voici, en exclusivité, la lettre officielle du Médiateur de la République à M. Paul Mbot, à l’époque, Ministre de la Sécurité et de l’Ordre Public. C’est ainsi qu’au nom de la continuité de l’Etat, le Ministre Raymond Zéphyrin Mboulou se devrait, ici et maintenant, d’imaginer des solutions idoines à cette épineuse question qui, avouons-le, ne manquera pas de soulever des vagues.

Un ordre terrestre comme un ordre spirituel a besoin de lois bien déterminées. Autrement dit, le désordre et le favoritisme prendront très vite le dessus sur tout, comme cela se voit aujourd’hui au sein de la police nationale où «quelques  écuries d’hier sont encore visibles et très opérationnelles». Cf : les B.R.Q.

Prudence ! «Plus il vieillit et prend de l’âge, plus le policier bien formé devient plus fin, plus inspiré et très tacticien» déclarait à haute voix, l’un d’eux, au rond point du Centre Culturel Français (CCF).

En 2010, déclarée année du dialogue social et du gouvernement par la preuve par le Président Sassou Nguesso, il sied de se poser la question de savoir ce qui va réellement se tramer au niveau de la police nationale ?

Talassa Info 

Mise à jour le Jeudi, 21 Janvier 2010 23:19