Home Politique L’UPADS donne sa part de vérité sur l’accès du Congo à l’IPPTE
L’UPADS donne sa part de vérité sur l’accès du Congo à l’IPPTE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Dimanche, 28 Février 2010 14:46

Ce 10 février 2010, l’espace traiteur du zoo a servi de cadre à l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS), pour présenter ses voeux à la presse à l’occasion d’une cérémonie placée sous le signe de la reconnaissance de ce parti à toutes les actions menées par la presse congolaise tant privée que publique, durant de l’année 2009. Un grand geste de confiance, de citoyenneté, d’estime et de sympathie de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) à l’égard de la presse congolaise qui n’a de cesse accompagné l’ensemble des opérateurs politiques de notre pays, qu’ils soient de l’opposition ou du pouvoir.

 

A cette occasion, M. Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de cette formation politique n’a pas manqué de remercier la presse, sans laquelle, les activités de l’UPADS et de l’ensemble de l’opposition congolaise seraient totalement inconnues, censurées et sans visibilité médiatique, au regard du traitement inique et partial que subissent toutes les informations issues de l’opposition congolaise, très souvent, victime des oukases et des pantalonnades de tout genre de la part du pouvoir.

La circonstance était belle pour l’UPADS de donner sa part de vérité sur l’accès du Congo à l’IPPTE après les mille et un commentaires généralement farfelus et ronflants des uns et des autres. Le regard et l’analyse de l’UPADS sur cette question d’actualité valaient bien la peine d’être relayés par notre rédaction. Un grand moment de vérité.

Il y a ainsi été révélé «qu’étant donné que ni ‘’Le Chemin d’Avenir’’, ni ‘’La Nouvelle Espérance’’ ne répondent à la définition rigoureuse d’un projet de société», il est difficile que l’accès du Congo à l’initiative PPTE ne soit bénéfique au peuple congolais a renchéri le secrétaire général de l’UPADS.

Néanmoins, «L’UPADS se félicite de cette performance et de la possibilité qui s’offre à notre pays dans le traitement de sa colossale dette extérieure dont le président actuel, ne l’oublions pas, est le principal contractant», a annoncé M. Tsaty Mabiala lors de cette présentation de voeux.

Le secrétaire général de l’UPADS a estimé que l’économie de fonds générés par l’accès du Congo à l’IPPTE, devait être bénéfique à l’augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs par la revalorisation des salaires. Car, «S’il est vrai, pour répondre à la propagande du pouvoir que l’accès à l’IPPTE n’offre pas directement des ressources budgétaires pouvant être affectées au fonctionnement de l’Etat, il est aussi vrai qu’il ne constitue pas un obstacle à l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs», a insisté le secrétaire général de l’UPADS.

A cet effet, il est possible, a-t-il reconnu, de mener une politique salariale raisonnable sans creuser les déficits publics tout en respectant les engagements internationaux.

Quand au dialogue amorcé, annoncé par le Président Sassou Nguesso lors de sa rencontre avec les syndicalistes, M. Pascal Tsaty Mabiala a fait savoir qu’il ne doit pas se transformer en simples séances de leçons administrées par le président Sassou à ses interlocuteurs, car dialoguer c’est échanger, en écoutant les arguments de l’autre. D’où l’obligation à son avis d’organiser une rencontre citoyenne avec le chef de l’Etat, qui doit être un genre de vrai rendez-vous du donner et du recevoir, afin de craindre que se réinstalle dans le pays «la dictature de la pensée Unique».

Aussi, dans la perspective de tourner la page du passé, à la faveur de la célébration des 50 ans d’indépendance du Congo, il a dit que le  parti est en train d’étudier la possibilité d’introduire une proposition de loi d’amnistie en faveur du  Président Denis Sassou Nguesso, une proposition de loi devant, lors de la fin de son mandat, le mettre à l’abri de la vengeance ou des instincts revanchards.

D’après lui, cela s’inscrit déjà dans une logique d’alternance pacifique, possible au terme du dernier mandat du président actuel. «C’est une façon de mettre en garde M. Sassou Nguesso contre une quelconque convoitise de nager dans le marigot des révisions constitutionnelles pour se maintenir aux affaires comme cela se fait partout ailleurs en Afrique.

Le parti est hostile à toutes sortes de propositions pouvant l’inviter à intégrer un gouvernement d’ouverture, quel qu’il soit, a-t-il également martelé lors de cette rencontre, rappelant qu’elle attend plutôt de voir dans les faits, la nouvelle politique anti-corruption du gouvernement, qui devrait se traduire par l’interpellation des cadres corrompus et leur remplacement par d’autres personnes de valeur qui entourent le président.

Il a exhorté M. Sassou à concrétiser ses nouvelles orientations portant notamment sur la lutte contre la corruption, l’impunité et la mauvaise gouvernance, afin de permettre un avenir radieux et propice au pays. «Quoi qu’il en soit, le Président Denis Sassou Nguesso a désormais son avenir derrière.

Et, Je souhaite vivement qu’il pense maintenant au Congo de demain, celui qu’il laissera aux autres générations», a-t-il expliqué, renchérissant qu’il faut que cesse cette politique de deux poids deux mesures qui accorde aux uns tous les privilèges entre autres des palais de la République et l’impunité absolue, aux autres l’humiliation et le bannissement.

Le congrès du parti est annoncé pour le mois de décembre 2010. Pourvu que tous les frères ennemis, les pyromanes, les aigris et tous les grands tireurs de ficelle d’hier et d’aujourd’hui fument, enfin, le calumet de la paix afin de taire les haines imbéciles et surtout à mettre fin à la fameuse «danse du ventre» à laquelle se livre, sans honte, certains anciens barons de «Maba Ma Tatu».

Nous y reviendrons.

 

David MWANANZAMBI