Home Politique Eviter le saupoudrage et les fausses promesses faites au peuple
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Politique
Écrit par Talassa   
Dimanche, 28 Février 2010 15:04

Sassou souffle le chaud et le froid face  aux injustices sociales

Il a dit et redit avec un air autoritaire et narquois, le président de Front des partis de l’opposition, M. Mathias Dzon lors d’une conférence de presse qu’il a animé le 17 février 2010 à l’hôtel Saphir à Brazzaville, que M. Denis Sassou Nguesso est dans la tourmente et continue de souffler le chaud et le froid face à la persistance des injustices sociales, de la détérioration du pouvoir d’achat des populations, de la dégradation de leurs conditions de vie et leur clochardisation.

 

Pour preuve selon lui, le Président Sassou Nguesso ne cesse, à plusieurs reprises ces derniers temps, de se contredire concernant les engagements pris et les promesses faites en faveur du peuple, dans le cadre social, par exemple.

L’intraitable patron du Front a traduit à cette occasion l’obligation pour le pouvoir de Mpila à mettre en œuvre un cadre de dialogue permanent, franc et mutuellement avantageux, devant permettre à la mouvance présidentielle et l’opposition de se retrouver régulièrement et de parler sur les questions majeurs liées à la gestion du pays au moment où tous nos compatriotes plaident non seulement pour la consolidation et la préservation de la paix, de l’unité et de la concorde nationales, mais aussi pour l’éradication de la pauvreté, la misère dans le pays.

M. Mathias Dzon a également exigé du pouvoir de Brazzaville, la nécessité d’associer la société civile et les partis politiques tant de la mouvance présidentielle que de l’opposition, à toutes les opérations liées au recensement administratif que le gouvernement doit organiser dans les tout prochains jours dans le cadre des élections législatives prévues en 2012. «Le Congo est un bien commun, et ni M. Sassou, ni ses clans de maffiosi ou de jouisseurs, n’ont le droit de le prendre en otage», a-t-il expliqué.  Comme nous l’enseigne une sagesse de chez nous, ne dit-on pas que «quand la langue est là, les dents ne peuvent plus se donner le loisir de se disputer» ?

Le patron du Front a violemment critiqué la façon dont le Président Sassou Nguesso continue de gérer les questions sociales, usant souvent de menace, de corruption, d’intimidation et du chantage à l’endroit des syndicalistes achetés des différentes centrales syndicales du pays qui sont aujourd’hui vachement acquis à la cause du pouvoir et incapables de faire aboutir un seul engagement parmi ceux pris par le Président Sassou Nguesso et son gouvernement au profit des fonctionnaires par exemple.

Il s’est aussi interrogé sur les raisons qui ont motivé le pouvoir de Mpila à décider du déblocage de 27 milliards de FCFA pour la célébration du cinquantenaire de l’accession du Congo à sa souveraineté nationale, alors que le peuple croupit dans une misère totale, incapable de satisfaire leurs besoins essentiels tels que, entre autres, garantir journellement un repas normal et décent ; accéder facilement à l’eau potable et l’électricité, à des conditions de transport acceptables et aux soins de santé de qualité et à bon prix. «Notre pays importe pour 120 milliards de FCFA, une grande partie des produits alimentaires vendus dans le pays», a-t-il soutenu, ajoutant que ce genre de phénomène est inacceptable pour un Etat qui se dit souverain.

Parlant de l’accession du pays à L’Initiative pays pauvres très endettés (IPPTE), M. Mathias Dzon a fait savoir que l’opposition salue cette bonne nouvelle parce qu’aucun acteur politique, ne peut être contre une chose pareille qui a réussi grâce aux sacrifices et privations ayant été imposés aux Congolais.

MM. Guy Romain Kinfoussia et Clément Miérassa, deux figures de proue du Front, ont, pour leur part, appelé les gouvernants à envisager des mesures pouvant, tant soit peu, soulager de la pauvreté et de la misère auxquelles les populations sont journellement confrontées. Ils ont tous les deux fustigé l’utilisation abusive et maffieuse par les différents clans proches du pouvoir de Mpila, et des structures budgétivores, des revenus engrangés par le pays.

Comme quoi, il est plus que nécessaire de balayer la maison Congo pour qu’elle s’arrime non seulement à la modernité et un développement véritable, mais aussi à certaines valeurs nobles dont la justice sociale et le progrès comme nous l’enseigne la devise de notre pays, à savoir Unité, Travail et Progrès.

Fall MESSIER ZHOZIER