| Cafouillis judiciaire : MM. Sassou, Yoka et Lenga doivent démettre le Conseil de l’Ordre |
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| Écrit par Talassa |
| Jeudi, 18 Mars 2010 21:46 |
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Dans nos précédentes éditions, nous parlions de certains avocats qui discréditent la profession des avocats par leur façon de faire. On croyait que nombreux d’entre eux rectifieraient le tir, grosse erreur. La preuve, le cafouillage électoral dans les barreaux et plusieurs procès intentés çà et là à l’endroit de plusieurs avocats. Nombreux sont nos compatriotes qui s’interrogent si le manque d’intellectuels au Congo, qui a conduit à l’admission de n’importe qui et n’importe quoi comme Avocat, expliquerait finalement cette situation chaotique qui prévaut dans cette noble Profession qu’est celle des Avocats, chargés de nous représenter et défendre nos intérêts devant les tribunaux. Talassa qui s’est assigné la noble mission, d’informer la population avec tous les risques que comporte un tel sacerdoce, a bien voulu se rendre à Pointe-Noire pour mieux s’informer directement sur la crise qui secoue le Barreau de cette localité.
Les révélations qui ont pu nous être faites par quelques Avocats qui ont gardé l’anonymat témoignent de la dictature sans barrière qui s’apparente à du terrorisme, qu’exercerait par certains anciens dans la profession. Après la saga disciplinaire opposant deux Avocats ex associés de Maître Jean Petro, après l’assignation en indemnisation du Barreau de Pointe-Noire devant le Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire par Maître Jean Louis Labarre qui serait injustement sanctionné, après la procédure rocambolesque engagée par Maître Joël Paka au nom et pour le compte du Barreau de Pointe-Noire contre TPT, qui a commis le délit d’avoir relevé que depuis quelque temps, la pagaille régnait au sein de ce Barreau, ce que témoignent les faits pourtant ; le cas de la procédure en annulation des élections du Bâtonnier et du Conseil du Barreau de Pointe-Noire, pour irrégularité grave et flagrante. Cafouillage juridico-électoral qui met en cause tout le Conseil de l’Ordre Par décision du Conseil de l’Ordre national des Avocats du Congo en date du 08 décembre 2007, portant omission du Tableau de l’Ordre pour non paiement des cotisations ordinales, décision soit dit en passant signée par Maître Jean Petro alors Bâtonnier national, de nombreux Avocats avaient été omis du Tableau. Conséquence : ces avocats perdaient ipso facto la qualité d’Avocat. Ils ne pouvaient plus porter la robe et la toge, ni poser aucun acte de la profession comme le stipule l’article 20 du même Règlement Intérieur. « L’Avocat omis ne peut faire état ou usage du titre d’Avocat durant son omission, ni accomplir aucun acte de profession, ni porter la robe (…) ». Maître Jean Petro en sanctionnant ces Avocats ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, la preuve : la Cour d’Appel de Pointe-Noire vient d’être saisie par deux requêtes en annulation des deux scrutins, requêtes fondées sur le fait gravissime que quinze (15) Avocats parmi ceux qui sont frappés d’omission au Tableau, auraient participé auditsscrutins. Or, aux termes de l’article 4-10° du Règlement intérieur du Barreau de Pointe-Noire « Seuls peuvent participer au vote, les Avocats inscrits au Tableau, à jour de leurs dernières cotisations appelées par le Conseil du Barreau et n’ayant pas fait l’objet d’une mesure disciplinaire empêchant l’exercice régulier de la profession» ; Dans cette élection désormais objet de contestation, quatre voix d’écart seulement séparaient les deux candidats : Maître Claude Coelho et Maître Joël Paka, et les quinze Avocats omis du Tableau qui ont participé au scrutin constituaient près du quart des soixante (60) Avocats votants. Autrement dit, le nombre d’électeurs irréguliers étaient supérieurs à l’écart séparant les deux candidats. Pour les élections au Conseil du Barreau, certains de ces électeurs irréguliers auraient même été élus audit Conseil où ils occuperaient actuellement des fonctions éminentes. On pourrait par similitude dire que lors de l’élection présidentielle, le quart du corps électoral était constitué de citoyens de nationalité étrangère, et que ces mêmes citoyens étrangers étaient élus à l’Assemblée nationale. Le moins que l’on puisse dire c’est que, c’est du grand «n’importe quoi juridique». La noble profession d’Avocat nous avait, en d’autres temps, habitué à plus de rigueur ; et pour un corps de ceux qui ont pris l’habitude de vociférer à l’occasion des procès politiques pour l’érection d’un Etat de Droit : quel écart ! Le Journal Talassa qui a dépêché son infatigable investigateur à Pointe-Noire a pu assister à la première audience de la Cour d’Appel dans cette affaire qui défraie la chronique et que les Congolais suivent avec grand intérêt. Maître Joël Paka, Bâtonnier du Barreau de Pointe-Noire directement mis en cause car bénéficiaire de l’élection frauduleuse, paré de sa robe d’Avocat, a tenté un passage en force, en sollicitant la parole. C’était sans compter avec la rigueur qui a caractérisé David Andzilando Premier Président de la Cour d’Appel de Pointe-Noire, qui dans un calme olympique, mais avec fermeté, a tenu à rappeler à l’Avocat, que n’étant pas partie au procès, il n’avait pas qualité à intervenir, c’est l’affaire du Ministère public. L’affaire a été renvoyée à vendredi prochain pour le Ministère public. Au sortir de l’audience, un ancien Avocat avait pris soin de ne pas assister physiquement à l’audience ; pour rassurer ses comparses, a déclaré qu’il ne fallait point s’inquiéter que dès lundi, il agirait auprès de Monsieur Placide Lenga, Premier Président de la Cour Suprême, pour qu’il intime l’ordre au Président de la Cour d’appel de Pointe-Noire, afin que ce dernier ne s’avise point à dire le Droit, dans cette affaire qui risque de démonter tout le Conseil de l’Ordre. ‘’Nous userons de tous les moyens, pour que ces deux Avocats sanctionnés demeurent chez eux sans pouvoir reprendre le travail’’. Une Avocate présente à cette exhibition musculaire, en présence de l’équipe de TPT profondément indignée, n’a pas hésité à exprimer son désarroi : « cette pagaille concerne exclusivement le Barreau de Pointe-Noire où un ancien règne en petit Bokassa. Et nous avons désormais un Bâtonnier national qui ressemble à un pantin ... Par ailleurs, alors que les Avocats du Barreau de Brazzaville, interrogés sur le sujet nous ont assuré que l’appel est suspensif ; le Barreau de Pointe-Noire nierait simplement ce principe reconnu en matière civile comme en matière pénale. Ici, un Avocat frappé d’une mesure de de suspension ou de radiation qui interjette appel, ce recours ne serait pas suspensif. C’est le lieu de dire, qu’il faut revoir la loi sur la profession d’Avocat, afin que soit simplement supprimée cette juridiction qui nie la loi et où tous les abus sont permis, et s’institue en un organe de règlement de comptes. Nous avons également pu apprendre à l’occasion, qu’une assignation directe déposée par un Avocat, Maître Jean Louis Labarre, pour voir comparaître Maître Jean Petro, s’est vue simplement bloquée au tribunal de grande instance de Pointe-Noire Nous pensons que ce ou les  Magistrat(s) qui sont placés sous serment ne vont pas continuer à violer la loi en toute impunité, en flagrante contradiction avec le discours officiel du Président de la République Magistrat Suprême, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature en bloquantcertaines procédures.MM. Sassou Nguesso, Aimé Emmanuel Yoka, Placide Lenga doivent prendre leur responsabilité en démontant d’abord le Barreau de Pointe-Noire puis le Bâtonnier national et tous le Conseil de l’Ordre. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions. MABASSI Dia Petro Ghys Fortuné |
| Mise à jour le Vendredi, 19 Mars 2010 07:21 |



