Home Politique Brazzaville et Pointe-Noire transportées à Oyo : La honte, la servitude et l’hypocrisie des Congolais à l’œuvre
Brazzaville et Pointe-Noire transportées à Oyo : La honte, la servitude et l’hypocrisie des Congolais à l’œuvre PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Samedi, 20 Mars 2010 09:20

Certaines sales habitudes et attitudes, considérées comme étant de la servitude, de l’hypocrisie, de la fourberie, du désordre et de la flatterie, affichées depuis belle lurette par une grande majorité de dignitaires du pouvoir de Mpila, de responsables, de cadres et de simples agents en charge de la gestion dans les administrations publiques dans le pays, concernant leur présence dans les cérémonies de réjouissance et de funérailles organisées par le Président Denis Sassou Nguesso et sa famille, ne cessent d’être fustigées et condamnées ces derniers temps par un bon nombre de nos compatriotes.

En effet, le déplacement massif vers Oyo de beaucoup de dinosaures du pouvoir de Brazzaville, de responsables, de cadres et de simples agents en charge de la gestion des directions et des services relevant des différents ministères surtout, qui a eu lieu dans le cadre de la célébration du premier anniversaire de la mort de Mme Edith Lucie Bongo, fille défunte du Président Sassou Nguesso, a permis de faire un constat sauvage entre le mercredi 10 et le samedi 13 mars 2010, à savoir l’absence très remarquée et regrettable de leurs lieux de travail de ces chasseurs et ces partisans patentés des fêtes, même privées.

Ces grands hypocrites et profito-situationnistes qui sont prêts à faire de nombreux sacrifices de toutes sortes afin de prendre part coûte que coûte aux grandioses et onéreuses cérémonies de réjouissance et des cérémonies de funérailles concernant le Président Sassou Nguesso et sa famille, se complaisent à jouer au «matalana» et au «m’as-tu vu » lors de ces événements, très rentables pour beaucoup d’entre eux parce que considérés comme une occasion de se remplir les poches.

Ils le savent tous et tous les Congolais ne l’ignorent pas que pour des cérémonies de ce genre, chacun d’eux y trouvera son compte. Voilà pourquoi, beaucoup de nos compatriotes s’interrogent si leur absence à ces rencontres serait considérée comme un crime de lèse-majesté ? N’est-ce pas de la servitude ce genre d’agissements ? Pourquoi le Président Denis Sassou Nguesso peut-il cautionner des comportements pareils qui ne favorisent que la descente de notre pays vers le bas ? Pourquoi tous ces apparatchiks et courtisans, et les ordonnateurs des dépenses officielles dans le pays, confondent-ils les cérémonies officielles et les événements familiaux qui sont pourtant financés par avec l’argent du Trésor Public alors qu’ils sont purement et simplement privés ?

Tous ces apparatchiks du régime de Brazzaville, ces griots et ces petits truands qui, comme des essaims d’abeilles ou de mouches, veulent suivre à tout prix le Président Sassou Nguesso même quand il est en privé dans son domaine privé d’Oyo pour un repos dominical, des affaires de famille, des cérémonies de réjouissance ou quand il est frappé par un malheur quelconque, ne sont que pour la plupart de pauvres agitateurs hypocrites et fourbes qui, pendant qu’ils se déclarent à hue et à dia être des «Dénisiens», des «Eléphants» ou des «Eléphanteaux», manigancent en sourdine ou en catimini des basses et sales manœuvres dont l’objectif essentiel est de monter des coups bas contre le Chef de l’Etat congolais et son pouvoir.

Au moment où le pays vient à peine même d’accéder à l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE), les fortes dépenses, d’après certaines rumeurs, liées aux festivités organisées à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de Mme Edith Lucie Bongo, qui provoquent des crampes de cerveau et sèment la confusion chez beaucoup de nos compatriotes, ne crédibilisent pas notre pays qui «brûle» plusieurs milliers de FCFA pour des futilités, même privées, alors que les conditions de vie des populations sont aujourd’hui médiocres et précaires.

M. Denis Sassou Nguesso en reconnaissant lors de l’enterrement de sa défunte fille Edith Lucie Bongo, notamment devant son caveau, que les Congolais ne vivaient pas, mais qu’ils survivent, devrait être aujourd’hui en harmonie avec les principes que défendaient cette grande dame qui beaucoup fait dans le cadre de l’humanitaire au Gabon surtout, en apportant de l’aide et le secours à plusieurs personnes démunies et vulnérables.

Au regard de l’humilité qui la caractérisait, la rédaction du journal Talassa est convaincu que de son vivant Mme Edith Lucie Bongo n’accepterait jamais toutes ces dépenses très onéreuses et folles faites en son sa mémoire dans le cadre du premier anniversaire de sa mort, sachant que des pareilles sommes peuvent être d’une très grande nécessité pour l’assistance des personnes pauvres et dépourvues.

Le Président Sassou Nguesso qui doit faire excessivement attention avec tout le monde, devrait prendre conscience que tous ceux qui, loin ou de près, le poussent à réaliser des choses pareilles ne veulent que sa mort politique parce qu’ils n’attendent que la moindre occasion pour le chasser du pouvoir. Le putsch réussi, mené récemment contre m’ex- Président Mamadou Tandja, par ses proches amis et partisans en dit long.

Ghys Fortune DOMBE BEMBA