| Comme dans l’affaire du Beach, le colonel Ndinga-Oba qui aurait commandité un assassinat, échappera-t-il à la justice |
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| Écrit par Talassa |
| Mercredi, 31 Mars 2010 09:59 |
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Ne dit-on pas que qui a bu, boira ? Les fameux clans et réseaux d’hommes politiques et d’officiers de la Force publique comme le colonel Edouard Ndinga-Oba, qui se disent appartenir au pouvoir et se prennent depuis belle lurette pour des «tout puissants» et des intouchables, ne cessent pas de frustrer certains de nos compatriotes qui sont victimes de plusieurs menaces, intimidations, sévices, exactions et actes de violence de leur part. Le cas de l’assassinat déjoué qui aurait été commandité par le colonel Edouard Ndinga-Oba contre le sergent Gaston Onda est un exemple parlant et qui devrait être sévèrement puni, si les faits s’avèrent vrais.
Revenons en aux faits, lors de l’audience du 24 mars 2010, M. Gaston Oba a expliqué que «le 3 mars 2010 à 17 heures précises, il a été victime d’une agression sauvage commanditée par le colonel Edouard Ndinga-Oba, l’actuel commissaire de l’aéroport de Pointe-Noire, et exécutée par trois commandos dont Kanga et Mbola-Itoua qui sont les frères de son épouse, la nommée Ando «Ndoa». Le troisième membre du commando qu’on n’a pas vu à la barre, avait pris la clé des champs au Commissariat central où ils étaient placés après leur forfait». Au cours de cette agression, M. Ando avait été sérieusement blessé par les coups de barre de fer et d’objets divers dont les commandos avaient utilisé pour, dit-on, le tuer.
 Pendant cette audience et devant le président Nsondé, MM. Kanga et Mbola-Itoua qui sont des policiers comme leur beau-frère Ndinga-Oba, ont d’abord nié les faits, puis ont reconnu ensuite avoir perpétré une agression contre M. Ando à son domicile, sis au Camp de la police (ex-gendarmerie à Poto-poto 3). Mme Ndinga-Oba Ando «Ndoa» y habite également comme bien d’autres éléments de la Force publique ayant squatté les appartements de cette ex-gendarmerie, détruites pendant la guerre de 1997 après les avoir réhabilité par leurs propres moyens. A la rédaction du journal Talassa, M. Gaston Ando a fait savoir qu’avant l’agression du 3 mars 2010, il avait à plusieurs reprises reçu des menaces de mort de la part de l’épouse du colonel, soulignant par exemple que le 4 février 2010, cette dame avait à la suite d’une querelle, dit : «je dois commanditer des gens pour te tuer courant 2010, ton corps sera ramassé dans une rue de la ville. Si cela ne se réalise pas, je ne suis donc pas la femme d’un colonel.» Cela s’est passé devant M. Ondongo, le commissaire du Poste de sécurité de police de Poto-Poto 3 qui est intervenu pour calmer les esprits.
De ce qui précède, M. Ando s’interroge : «comment donc dans ce cas ne pas penser que l’agression du 3 mars 2010 perpétrée contre ma personne, n’a pas été commanditée par le colonel Ndinga-Oba ?» Cette intérrogation peut d’autant plus se comprendre que, le jour de la tentative d’assassinat, les deux beaux frères du colonel Ndinga-Oba auraient clairement dit à M. Ando qu’ils venaient de la part de ce colonel. Cette tentative d’assassinat serait donc la congrétisation des menaces verbales de mort proférées à l’encontre de M. Ando. Est-ce que ce genre de menaces même si elles sont verbales, ne sont-elles pas condamnables devant la loi ? N’a-t-on vu dans notre pays des compatriotes être jugés et être sérieusement punis pour avoir proféré des menaces à une tierce personne ? Et si à partir des menaces de Mme Ndinga-Oba, des incidents malheureux s’étaient produits au détriment de M. Ando, la justice n’allait-elle pas statuer sur ce cas ? Ce qui revient à dire que le président Nsondé et M. Ibarra Dan II qui a la charge du ministère publique, devraient être très sévères et très regardants dans ce procès pour que tous ceux qui se disent «tout puissants» ou intouchables comme le colonel Ndinga-Oba et son épouse, apprennent que «nul, dans notre pays, n’est au dessus de la loi et devraient être condamnés». Aujourd’hui, plus personne dans notre pays ne devrait avoir le courage et prendre le plaisir de se venter que pendant les guerres qui se sont succédées dans le pays qu’il a assassiné des Bakongo, des Bémbé, des Mbochis et autres, pour ne pas transmettre aux générations futures ces bêtises humaines qui ont assombri l’histoire de notre pays. Les plaies ne s’étant pas encore cicatrisées, il n’est pas bon de remuer maintes fois les couteaux qui sont toujours restés dans ces plaies. Il n’est pas moins important de signaler également que tous ceux se conduisent aujourd’hui en bourreaux du peuple parce qu’ils ont des parapluies au sommet de l’Etat, devraient savoir qu’ils sont en train de salir et de discréditer le pouvoir de Brazzaville, mais aussi le Président Denis Sassou Nguesso. Par les actes crapuleux, ces soi-disant intouchables découragent l’électorat du Président Sassou Nguesso, qui pensent que si ces gens ont le courage d’agir ainsi c’est parce qu’ils ont l’appui du pouvoir. Nous ne cesserons jamais de dire que lorsque des pauvres et paisibles citoyens n’ont plus confiance en leurs dirigeants ou en leur justice et qu’ils se détournent progressivement d’elles, c’est très dangereux pour un Etat parce que les citoyens seront tentés de recourir à la justice privée dont la loi du talion est la règle. Le Président Sassou Nguesso ne doit plus tergiverser ou être clément avec tous ceux qui sèment la terreur, le désordre et l’anarchie au sein des populations sous prétexte qu’ils sont au pouvoir et peuvent tout se permettre. Le Congo n’est pas une jungle où le plus fort fait sa loi comme s’il n’avait pas dans le pays une justice. Pour le cas du procès opposant M. Ando et Mme Ndinga-Oba, le tribunal ne sera pas assurément complaisant et doit effectivement dire le droit, tout le droit et rien que le droit pour couper les ailes à tous ceux qui veulent faire le «matalana» parce qu’ils rassurent être protégés par «leur» pouvoir. Nos magistrats qui ne sont pas des piètres professionnels, ne devraient plus rougir de honte et souffrir d’un complexe devant qui que ce soit. Ils savent mieux que quiconque le rôle important que joue la justice dans un Etat de droit, en tant que gardienne de la légalité, des droits et libertés fondamentaux des citoyens. Le ministre d’Etat en charge du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits, devrait veiller à ce que la corruption, la tricherie et la fraude et d’autres phénomènes qui constituent des obstacles pour notre justice, soient bannies à jamais pour l’intérêt de la République. Ghys Fortune DOMBE BEMBA & Rufin TOFFE MABALA |
| Mise à jour le Mercredi, 31 Mars 2010 10:15 |




