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Bonne gouvernance et transparence obligent PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mercredi, 31 Mars 2010 10:24

Nécessité de jouer à la meilleure visibilité dans la marche de l’ITIE

En vérité, aucune structure du pays d’une très grande importance, telle que le Comité exécutif de la mise en Å“uvre de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), ne peut se donner le plaisir de fonctionner en autarcie ou en vase clos. Le Président de ce Comité, M. Florent Michel Okoko qui le sait très bien,  a édifié, lors d’une conférence de presse qu’il a animée le 16 mars 2010 à l’Hôtel Saphir à Brazzaville, le grand public sur la marche de l’ITIE, malgré quelques atermoiements constatés ces derniers temps ici et là pour que le Congo soit définitivement validé et considéré comme un pays observant les critères et les principes requis dans ce domaine.

 

Au cours de cette rencontre, M. Florent Michel Okoko a souligné que depuis 2008 le Congo qui a le statut de pays candidat à l’ITIE, a déjà sélectionné un validateur, comme il est exigé, afin d’atteindre avec beaucoup garantie des avancées significatives dans ce cadre et d’aller également au-delà de ces conditionnalités si cela est possible.  

Il a également relevé que le gouvernement a fourni de gros efforts en ce qui concerne par exemple la certification des recettes pétrolières et la publication des différents contrats pétroliers, ajoutant que cela est très bien apprécié par les institutions financières internationales dont la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI).

Le Président Okoko a en outre regretté le fait que le Congo qui a adhéré à l’ITIE en juin 2004, n’a plus respecté la date butoir du 9 mars 2010 au terme de laquelle, il devait avoir complété le processus de validation afin d’obtenir le statut de pays conforme ou mettant en œuvre l’ITIE.

Selon certaines indiscrétions, notre pays est classé dit-on, dans le rang des mauvais élèves de cette initiative.

A cet effet, la Coalition Congolaise «Publiez Ce Que Vous Payez (PWYP-Congo)» a, dans un communiqué de presse rendu public récemment réitéré l’affirmation selon laquelle «le processus de mise en œuvre de l’ITIE au Congo est lent et prend trop de retard vis-à-vis de son agenda résultant de la méconnaissance des principes et critères liés à cet initiative, ainsi que des difficultés matérielles et financières.»

La Coalition Congolaise «PWYP-Congo) a également expliqué dans ce texte que «notre pays n’a produit son premier rapprochement des paiements et des recettes pour les exercices 2004 et 2006 qu’en août 2009. Un deuxième rapport de conciliation des chiffres, concernant les exercices 2007 et 2008 est actuellement en cours de lancement.»

De ce qui précède, peut-on dire que la mise en Å“uvre de l’ITIE dans notre pays risque de connaître un glissement inattendu ? Bien que le principe décisionnel au sein du Comité exécutif soit le consensus, le recours mécanique dont cette structure pourrait être tenté d’exercer, ne risque-t-il pas de valider des décisions opposées aux principes de l’ITIE, retardant ainsi le processus et rendant également plus difficile les avancées quasi évidentes ?

Comme l’exige les critères de l’ITIE, «tous les paiements matériels, versés par les entreprises aux gouvernements, au titre de l’exploitation pétrolière, gazière et minière et toutes les recettes matérielles, reçues par les gouvernements de la part des entreprises pétrolières, gazières et minières, sont publiés et diffusés régulièrement au grand public sous une forme accessible, complète et compréhensible.»

«Les paiements et recettes sont rapprochés, conformément aux normes internationales en matière d’audit, par un administrateur indépendant digne de confiance, qui publie son opinion sur ce rapprochement de compte et sur d’éventuelles discordances» ; «la société civile participe activement à la conception, au suivi et à l’évaluation de ce processus et apporte sa contribution au débat public», font également partie des autres critères exigés.

Fall MESSIER ZHOZIER