| Le général Garcia et un avocat menacent un avocat dans un restaurant de Pointe-Noire |
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| Écrit par Talassa |
| Samedi, 24 Avril 2010 08:42 |
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Décidément Maître Jean Petro a du mal à digérer les réquisitions du Parquet Général de  Devant ce contretemps, Maître Jean Petro a donc décidé de passer à la vitesse supérieure. En effet, ce mercredi 6 avril 2010 aux environs de 13 heures, alors qu’il était en train de déjeuner avec un ami et ses filles au Restaurant «Twiga» à Pointe-noire, Me Lionel Kalina Menga¸ avocat au Barreau de Pointe-noire, ex associé de Me Jean Petro, ancien Bâtonnier national de l’ordre des avocats du Congo, a vu arriver ce dernier accompagné de deux personnes. Après que Me Petro ait désigné à ses accompagnateurs, la table où était assis Me Kalina Menga, les deux individus se sont approché et arrêté devant la table. Le premier d’entre eux, costaud et râblé, la soixantaine bien entretenu, la mine patibulaire, l’air très excité, les yeux embrasé, le visage déformé par un rictus de haine s’est rapproché de la table et a violemment interpellé Me Kalina et ses convives devant une assistance de clients éberlués. Se présentant comme étant le Général Garcia, il les a violemment menacé en vociférant «je ne sais pas qui de vous deux est avocat, mais je veux qu’il sache qu’il m’a offensé en écrivant des choses désobligeantes à mon égard. Je suis Général et il ne sait pas comment on devient Général dans ce pays. Qu’il sache que dès cet instant, c’est tant pis pour lui, et pour tout ce qui pourrait lui arriver à compter de ce jour». Ce général, reprocherait à Me Kalina Menga, d’avoir publié un article le mettant en cause, ce que ce dernier nie. «je n’ai jamais eu le moindre grief, de quelque nature que ce soit, à l’encontre de ce Général que je ne connaissais pas vraiment, jusqu’à cet incident. Si j’ai écrit un article désobligeant à son encontre, je serai heureux et édifié qu’il le produise ». Pendant cette agression, Me Jean Petro, ancien Bâtonnier national, gonflé d’aise et de bonheur, buvait comme du petit lait ce spectacle au cours duquel, son ex associé et accusateur était violemment et publiquement, molesté verbalement, par son Général de Parent. La réalité, nous explique, Maître Kalina Menga c’est que « depuis près de 8 mois, nous sommes en conflit ouvert avec notre ex associé Me Petro, à qui j’ai reproché publiquement de nous avoir détourné 203 millions de Francs CFA. Cent quarante millions qu’il a détourné sur un compte parallèle dissimulé, ouvert ou maintenu, à l’agence centrale de Et, 63 millions d’une facture émise le 9 février 2007 au profit de l’Etat congolais dont nous n’avons jamais vu le moindre centime dans notre comptabilité. Ce détournement a fait l’objet d’une citation directe non encore enrôlée par le parquet de Et, plutôt que de répondre à la citation directe ou de procéder par un droit de réponse ou encore d’enclencher une action en diffamation pour démentir l’accusation, Me Patro a décidé de régler le différend qui nous oppose par d’autres voies que celles du droit, en allant chercher un parent, le Général pour intimider son ex-associé, devenu un adversaire irréductible. Situation pour le moins surréaliste lorsqu’on pense que l’avocat agressé, pourrait être le fils du Général ou du Bâtonnier. Devant le caractère ubuesque et inédit de cette agression : un général encore en exercice, menaçant un avocat un dans un lieu public, en présence, pour ne pas dire à l’instigation d’un ancien Bâtonnier national, Me Kalina Menga, sans désemparer, en a immédiatement avisé les autorités locales, avant de porter plainte contre le général Garcia et Me Jean Petro devant le Procureur de Quelques heures seulement après cette agression, dans l’après midi du même jour, se tenait au Tribunal de Grande Instance de Pointe-noire, une assemblée générale extraordinaire du Barreau convoquée précipitamment par le Bâtonnier Packa, avec pour seul point à l’ordre du jour les réquisitions du Parquet Général concernant la reprise d’activité de Maîtres Labarre et Kalina. Principal orateur de la réunion : encore Me Jean Petro exposant aux avocats pourquoi le Procureur Général s’était fourvoyé, et quelles étaient les voies et moyens pour s’opposer à ces réquisitions, et empêcher ses ex associés d’avoir à reprendre leurs activités. Situation pour le moins grotesque, mettant en scène un ancien Bâtonnier, accusé publiquement par ses ex associés de leur avoir détourné 203 millions, qui ne le dément pas, et à qui le Barreau ne demande aucune explication sur ces accusations, mais qui en revanche, a le culot de venir dire en assemblée générale du Barreau, que ses ex associés et accusateurs ne doivent pas reprendre le travail, malgré le rappel à l’ordre du Parquet Général. Autrement dit, cet ancien Bâtonnier national organise la rébellion et la sédition du Barreau de Pointe-noire contre le Parquet Général de Enjeu, de cette bataille professionnelle à mort : le contrôle exclusif par ce dernier de toute la clientèle du Cabinet Petro, Labarre, Kalina & Associés. La décence aurait pourtant commandé que Me Petro s’abstienne de participer à une telle réunion, son point de vue ne pouvant pas, ne pas être influencé par les graves accusations, non démenties formulées à son encontre par ses ex associés, et son dessein non dissimulé d’exclure, par «tous les moyens» définitivement ses associés de l’arène. Et, le Bâtonnier du Barreau de Pointe-noire, dans un «jusqu’au boutisme suicidaire», se croit obligé, pour on ne sait quelle obscure raison, à arrimer le sort de tout un Barreau à ce bateau ivre engagée dans une folle dérive, avec pour seule boussole la haine de ses ex. De nombreux avocats du Barreau interrogés nous ont répondu, sous le couvert de l’anonymat, que l’activisme partisan du Bâtonnier du Barreau et quelques uns des membres de son conseil, commence à exaspérer sérieusement nombre d’entre nous. Le Barreau à autre chose à faire que de s’évertuer à aider Petro à écraser Labarre et Kalina. Ca fait huit mois que ça dure. Et c’est huit mois de trop. Il faut savoir s’arrêter. Selon les mêmes sources, si la profession d’avocat est en danger à Pointe-noire, ce danger s’appelle Jean Petro. Ce dernier, Bâtonnier de l’ordre pendant douze ans a réussi à embrigader les institutions du Barreau dans sa croisade vengeresse, et ce au mépris de toutes les règles de droit, qui s’interprètent désormais ici, au gré des intérêts et des humeurs de sa majesté Petro 1er. Et, comme semble-t-il, les règles de droit ne suffisent plus à assurer sa suprématie et sa mainmise sur le Barreau, et à écraser définitivement les coupables du crime de lèse majesté dont il estime avoir été victime, Sa Majesté fait désormais recours aux fondamentaux : la force brute, la violence pour régler ses comptes. Tout un symbole pour celui qui fût douze ans durant le représentant de Et comme on le sait, lorsque la violence entre dans les prétoires, le droit en sort… Sous d’autres cieux, poursuit cet avocat, l’incident du restaurant, aurait appelé de la par, du Barreau et l’ordre des Avocats, une motion vigoureuse, pour interpeller le Chef d’Etat Major des Armées, le Ministre de Gageons que quelqu’un tâchera de rappeler à sa Majesté Petro 1er et à ses sbires que le Congo a bien changé depuis. Nous sommes désormais en route vers l’Etat de droit. Et qu’un Général et un Bâtonnier, par leur position et leur qualité dans ce système de valeurs moderne devraient être là pour en administrer l’exemple aux citoyens. Le spectacle auquel ils se sont livrés ce mercredi 6 avril au restaurant «Twiga», ravive chez les congolais de douloureux souvenirs et les ramène à des temps qu’ils croyaient avoir définitivement oublié.
G.F.D.B |


