Home Politique Pendant que M. et Mme Sassou s’apprêteraient pour leur bénédiction nuptiale au Vatican, le diable s’infiltre à M’pila
Pendant que M. et Mme Sassou s’apprêteraient pour leur bénédiction nuptiale au Vatican, le diable s’infiltre à M’pila PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Samedi, 24 Avril 2010 14:14

Le bras de fer entre le ministre Moungalla et le Dg Castanou réveille le FMI, la Banque mondiale…

Il y a quelques années, le Vénérable Grand Maître Sassou avait remis le Congo entre les mains d’un certain «dieu», pour que notre pays soit expié, tant soit peu, de tous les maux graves et incurables dont il était depuis belle lurette victime. Lequel, on n’en sait pas trop, comme se le demande très souvent notre peuple.

Comme pour récidiver, le 14 août 2009, le  président mal élu, lors de sa prestation de serment, devant entre autres les chefs d’Etats ayant fait le déplacement de Brazzaville à cet effet, des ambassadeurs et des responsables des organisations internationales accrédités dans le pays, les corps constitués nationaux, les individualités ayant pignon sur rue chez nous et les journalistes, avait donné un signal fort en disant en substance :«Qu’il soit clair pour tous que le peuple ne veut pas et ne doit pas être  conduit sur le Chemin d’Avenir par des dirigeants sans scrupule ni vertu. De même que le peuple ne veut plus et ne doit pas être mené par des hommes qui ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes pour le servir.»

 

Aujourd’hui, pendant que M. Sassou Nguesso et son épouse se prépareraient selon certaines indiscrétions pour la réception de leur bénédiction nuptiale au Vatican en Italie, le «diable» à l’image de Judas Iscariote qui livra Jésus-Christ à ses ennemis pour trente deniers, s’est infiltré à M’pila.

 La guéguerre entre Moungalla et Castanou, est-ce une affaire de gestion des gros sous ?

Comme les Ecritures saintes nous l’enseigne ces trente deniers perçus par Judas Iscariote firent beaucoup de bruits avec le décès du Maître. Pris de remords après cette trahison, Judas Iscariote se pendit. De même,  la guéguerre  sous fond de pillage d’argent entre Thierry Moungalla et Yves Castanou, qui ne devrait porter réellement que sur le problème de l’autonomie de gestion financière dont doit jouir l’Agence de Régularisation des Postes et des Télécommunications Electroniques (ARPCE),  n’ a pas manqué d’attirer l’attention de certaines  institutions financières de Bretton Woods, de quelques diplomates en poste chez nous et d’un bon nombre de spécialistes en postes, télécommunications, de régulation et de gestion des fréquences  qui se sont confiés à la rédaction du journal Talassa sous anonymat.

Peut-on dire au regard de ce qui précède que, malgré leur annonce avec fracas dans les médias, la question de l’autonomie de gestion financière dont doivent bénéficier certaines entreprises au Congo, telles que l’ARPCE, n’est-elle pas une mascarade ?  Qui, de nos compatriotes, ne sait pas que la plupart des conflits opposant certains cadres ayant la charge des questions financières de leurs entreprises et à leur tutelle, ne sont liées qu’à la gestion de gros sous ? Les exemples ne sont-ils pas légion chez nous ?

La preuve, selon certaines indiscrétions, le Dg Pela de la SNE se serait plaint dans certaines officines à cause de quelques injonctions du ministre Bruno Jean Richard Itoua.

Le Dg sortant de l’ANAC, Georges Nzaou n’avait-il pas dénoncé à l’époque, les pratiques du ministre Okombi Salissa qui voulait par tous les moyens avoir le contrôle total de l’ANAC ? Mme Emilienne Raoul, l’ancienne ministre de la santé au gouvernement précédent, avait fait capoter plusieurs projets au CHU de Brazzaville, mettant en difficulté le directeur général de cet établissement hospitalier, M. Ignace Ngakala.

Tout récemment,  le coordonnateur du pôle des infrastructures de base, M. Isidore Mvouba n’a pas hésité à faire main basse sur les caisses de la société Nouvelle Air Congo. Il y a encore dans notre pays de nombreux cas de ce genre.

C’est à ce jeu que semblerait jouer Thierry Lézin Moungalla, comme pour emboîter le pas à tous ceux qui agissent dans ce sens en toute impunité, N’est-ce pas ?

En effet, pour la petite histoire, Thierry Lézin Moungalla et bien d’autres personnes qui auraient, dit-on, favorisé la nomination de M. Yves Castanou à la tête de l’ARPCE, s’attendaient certainement au retour de l’ascenseur. Malheureusement, le nouveau Dg de cette structure ne connaissant certainement pas les réalités sur le fonctionnement du pouvoir de Brazzaville, aurait fermé les oreilles à des multiples sollicitations formulées, semble-t-il, de ses soi-disant mentors.

Acte 1, dans la foulée, Thierry Moungalla commet son directeur de cabinet de procéder au dispatching des ex-agents de la DGACPT entre l’ARPCE et le DGPT.  Ces affectations attribuées à tort au Dg Castanou, ont provoqué des mécontentements au sein du personnel qui s’était senti lésé. Sans aucune vérification,  certains medias avaient voulu mettre la responsabilité de cette malheureuse situation sur le dos de M. Castanou.

Acte 2, dans son envie de mieux se remplir les poches, Thierry Moungalla, exige le paiement  par les directeurs généraux de MTN-Congo, ZAIN-Congo, WARID-Congo de la redevance sur le trafic international entrant du mois de février 2010, en violation des dispositions du principe d’unicité de caisses de l’Etat, à défaut de faire recours aux statuts dûment signés par Denis Sassou Nguesso, Gilbert Ondongo et Thierry Moungalla lui même. Pourtant, l’esprit de l’article 4 desdits statuts donne plein pouvoir à l’agence seule «  …de contribuer, pour le compte de l’Etat, au recouvrement, par le Trésor public, des droits, taxes et redevances des secteurs des postes et des communications électronique.»

Acte 3, Suite au refus, dit-on, du directeur général Yves Castanou de céder aux tentatives illégales de prise de contrôle de l’agence par M. Thierry Lézin Moungalla, il aurait été constaté récemment que ce ministre s’est complu de virer sans réel motif, à travers des arrêtés et des notes de service, une grande partie du personnel de l’agence nommé par le directeur général Yves Castanou pour les remplacer par des agents acquis à sa cause et dont ce directeur général n’a pas la maîtrise. Cela se passe, pendant que Yves Castanou se trouverait en mission en France.

Pire, il va plus loin en demandant à La Congolaise de Banque d’exiger que seules les personnes nommées par ses soins devraient avoir accès aux comptes de la l’ARPCE.

Acte 4, Il est certes vrai que Thierry Moungalla selon l’article 74 nomme les chefs de service et de bureau par arrêté, cependant cela se fait sur proposition du directeur général de l’Agence.

D’où vient-il que Thierry Moungalla soit allé vite en besogne au point d’ignorer l’article 10 desdits statuts qui stipule que, les propositions de recrutement, de licenciement et de promotion du personnel sont faites par le directeur général ? Thierry Moungalla ignore t-il que c’est lui qui avait proposé Yves Castanou au Président mal élu qui, a pris à son tour le décret de nomination en conseil des ministres ? La question que Talassa se pose est celle de savoir si réellement le directeur général avait fait des propositions ou pas ?

Pour parler comme le sage «même ce qui est limpide, fluide, indiscutable et clair, peut-être quelquefois sujet à caution. Cette manière de faire n’est-elle pas courante chez les personnes hypocrites et  fourbes, et toutes celles qui, après avoir reçu une petite parcelle de responsabilité, veulent exercer un pouvoir absolu et arbitraire.

Tous les cadres devraient prendre conscience que le combat qui a lieu aujourd’hui entre la Direction de l’ARPCE et le ministère de tutelle, n’est nul autre qu’un combat mené contre l’acquisition de l’autonomie et de son indépendance.

Selon des indiscrétions apprises dans certains milieux responsables, «de nombreux observateurs nationaux et internationaux ont fait remarquer en se basant sur les travaux ayant réuni les consultants de la Banque Mondiale qui s’est beaucoup investi pour la mise en place de l’ARPCE, et le gouvernement congolais, que les statuts de cette agence sembleraient subir à la dernière minute des modifications de quelque part, avec pour objectif principal certainement de violer ainsi sournoisement  l’indépendance et l’ autonomie de cette nouvelle agence.»

De l’avis de ces milieux, «Il y a trop de questions en suspens et de points incompréhensibles à ce jour quand on pense à tous les efforts que le gouvernement a du entreprendre en vue d’atteindre le point d’achèvement de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE)», soulignant que les enjeux et les investissements à mettre en Å“uvre dans un pays au profit des agences de régulation des postes et des télécommunications électroniques, étant immenses et  importants d’après plusieurs enquêtes menées un peu partout en Afrique, beaucoup de ces agences sont rattachés à la présidence de la République ou à la primature, pour jouir d’une véritable autonomie et indépendance.

Ils s’interrogent également pourquoi le Congo est le seul pays en Afrique qui s’est doté d’une agence de régulation des postes et des télécommunications électroniques contrôlée par le ministère de tutelle ? D’après ces indiscrétions, des experts des institutions financières internationales sont surprises de constater que si ce sont les mêmes statuts qu’ils avaient validés avec le gouvernement, pourquoi posent-ils problème aujourd’hui ?

On a l’impression que le ministère s’immisce  dans la gestion de l’agence. Mais où sont donc son autonomie de gestion financière et son indépendance qui étaient  souhaitées et réclamées par la communauté internationale ?

Il faut souligner que l’article 74 sur lequel se base le ministère en partie comme nous l’avons démontré précédemment est mal interprété par certains cadres du ministère sinon pourquoi l’article 27 des statuts,  confie au directeur général de l’ARPCE les pouvoirs de gérer les ressources humaines.

Comment un directeur général peut-il gérer des ressources humaines qu’il n’a pas choisit ou validé ?  Est-ce normal d’être directeur général d’une nouvelle structure avec une mission bien définie et d’avoir entre ses bras des collaborateurs qui vous sont imposés et qui ne répondent même pas au profil exigé dans les statuts? Comment et sur quelle base ces agents mis à la disposition de l’ARPCE ont-ils été choisis ? A qui demandera-t-on des comptes au cas où ces agents manifestaient des incompétences avérées ?

Comme d’habitude,  Denis Sassou Nguesso a-t-il voulu tromper la communauté internationale dans ce dossier ou bien c’est son ministre des postes, des télécommunications et des nouvelles technologies de la communication qui l’a induit dans ces erreurs ? Ce ministre ne serait-il pas responsable de cette mascarade décriée par la communauté internationale, plusieurs consommateurs et de nombreux observateurs ? Comme quoi, le ridicule ne tue pas dans notre pays, n’est-ce pas ? Peut-on donc vouloir d’une chose et en même temps de son contraire ? Est-il raisonnable de créer une agence de régulation d’un secteur très stratégique et complexe, sans lui donner une personnalité juridique et une autonomie financière, et dans le même temps, donner à un ministre le pouvoir de décider ce qui doit faire partie de cette agence ou pas ?

La situation de chaos et de confusion vécue actuellement à l’agence était malheureusement prévisible.

Qu’est-ce qui se passe aujourd’hui au niveau de l’agence ? Beaucoup de Congolais s’interrogent. Le malaise qui est perceptible actuellement au sein de cette agence fait l’objet des causeries très animées et passionnées qui ont lieu dans plusieurs «ngandas» les plus populaires et dans certains milieux très populeux de Brazzaville et de Pointe- Noire où Castanou a ses racines.

Après les épisodes ayant dévoilé les magouilles perpétrées par Oba, Mankédi, Obili et Akouala, les projecteurs sont aujourd’hui braqués sur ce bras de fer qui risque à n’en point douter de perturber un secteur sensible qui est les postes et les télécommunications. Deux mois à peine après l’intronisation du directeur général de l’ARPCE, M. Yves Castanou qui refuse de courber l’échine, comme cela nous le voyons actuellement dans son langage arrogant qui consiste à dire, qu’il s’est engagé à combattre non pas les hommes, mais plutôt à œuvrer pour la matérialisation dans les faits de la vision prônée par le Président de la République pour ce secteur vital, afin que celle-ci devienne une réalité.

 A qui profite cette cacophonie ?

Ni à l’une ou l’autre partie parce que M. Sassou n’a pas besoin de ces querelles intestines qui ressemblent comme des sons d’un tam-tam, dirait le sage. Par ailleurs, plusieurs cadres des institutions financières, ayant requis l’anonymat, abordés par le journal Talassa, ont plaidé pour la mise en Å“uvre d’une véritable autonomie et indépendance de toutes les entreprises ou agences dites dotées d’une autonomie de gestion financière.

Une telle cacophonie est-elle acceptable dans un secteur aussi stratégique comme les postes et les télécommunications ? Qui que ce soit, a-t-il le droit de jeter le discrédit sur une nouvelle structure telle que l’ARPCE alors qu’elle vient à peine de naître ? Faut-il encore le rappeler que l’ARPCE, à l’image de l’agence de régulation des marchés, était parmi les déclencheurs concernant le point d’achèvement de l’IPPTE ?

 Le comportement des ministres qui marchent sur les lois se justifie-t-il ?

Il n’est un secret pour personne en ce qui concerne la colère exprimée dans les officines par de nombreux ministres qui se plaignent du fait que Jean Jacques Bouya leur auraient «arraché le beefsteak» dans la bouche, comme Mobutu Sésé Séko avait coutume de le dire. Certainement c’est cela qui motive cet engouement à l’enrichissement ultrarapide ?

Ou bien doit-on comprendre que ces ministres sont simplement des accoutumés du vol depuis leur jeune âge et ne peuvent plus changer ? Ou bien on a affaire à des infiltrés qui veulent causer du tord à leur mentor le Vénérable Grand Maître ?

A l’allure où vont les choses, donnerons-nous un jour tord à M. Sassou s’il décide de placer sous la tutelle de la présidence toutes les entreprises ayant une gestion autonome, comme c’est le cas pour les grands travaux ?

Dans cette course d’extorsion des fonds de l’Etat sans merci plusieurs personnes sont citées, qui tirent les ficelles, entre autres : Le brancardier Mallo, Claudia, Moko, Ewani, Alain, Obambi, Poto, et quelques officiers supérieurs de Mpila.

S’il y a un conseil a donné à tous ceux qui tirent les ficelles et qui soutiennent dans le noir, Thierry ou Yves, c’est de leur dire, de laisser en paix Sassou Nguesso et son épouse, d’aller au Vatican, avant qu’ils ne quittent définitivement les affaires au terme de ce dernier mandat conformément aux articles 57 et 185 de la Constitution. En effet, il est clairement énoncé à l’alinéa 3 de l’article 185 que, «la forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre des mandats du président de la république ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de revision».

Enfin notre souhait, c’est d’inviter la Cour des comptes et discipline budgétaire ainsi que l’Inspection général d’Etat de descendre à l’ARPCE pour constater si réellement Yves Castanou et son équipe ont réellement détourné les deniers publics comme on le soutient au ministère.

Si les détournements s’avéraient juste, que ce dernier soit mis aux arrêts.    Par contre, si cela est infondé, que les auteurs de ces allegations soient tout simplement remerciés par le Président de la République.  Et si le président de la république n’agit pas dans ces conditions, le peuple n’aura pas tort de confirmer que c’est lui-même qui encourage la pagaille

Gys Fortune DOMBE BEMBA