| Sur fond de conflit de compétences et de «Boukoutage maffieux»… |
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| Écrit par Talassa |
| Samedi, 07 Août 2010 07:12 |
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Firmin Ayessa, Longombé et Mme Mongo se bouffent les nez et se télescopent à Mpila
Quand dans un pays, les textes et les organigrammes officiels régissant le fonctionnement des services publics très sensibles du pays sont diffus et prêtent à confusion, on ne peut qu’assister à des croque-jambes, à des antagonismes et surtout à des querelles de clocher qui, au finish, finissent par opposer inutilement les hommes et les femmes appelés à faire fonctionner ces dits services impliqués. De même, quand les états d’âme, la volonté de plaire au «Boss» et les liens occultes ou à caractère tribal prennent le dessus sur les textes et lois en vigueur dans le pays, le risque est grand de voir les choses se dégrader petit à petit, au point de susciter des rancœurs et des antagonismes de tout genre. Telle est la triste réalité qui se vit jusqu’ici entre, d’une part, le cabinet du Président de la République, dirigé par M. Firmin Ayessa, et de l’autre, par M. Longombé, et Mme Annick Mongo, Directrice générale de l’Autorité de Régulation des Marchés publics de l’Etat (ARMP) qui, depuis quelques mois, ne cessent de se télescoper, de se mettre les peaux de banane et de se torpiller inutilement. A qui la faute ? Dans ce bal masqué à plusieurs inconnues, il est difficile d’affirmer ou de confirmer qui est réellement au-dessus de l’autre ? Qui fait quoi ? Qui répond de qui ? Qui exécute quoi et qui est réellement au-dessus de qui ? Voilà le nœud du problème. Voilà pourquoi, sur ces questions de fond, le flou demeure encore opaque, ce qui alimente les mille et un commentaires et toutes les interprétations qui circulent dans les couloirs de la résidence de Mpila et ses annexes. A vrai dire, cela traduit assurément l’une des faiblesses de la Constitution du 20 janvier 2002 qui a donné et donne jusqu’ici au Président de la République, M. Denis Sassou Nguesso le pouvoir de nommer à toutes les hautes fonctions de l’Etat, tous les cadres civils et militaires, qu’il veut, selon son propre vouloir et ses propres caprices. Quel pouvoir élargi et surtout quelle marge de manœuvres pour le Président de la République qui est en même temps le Chef du Gouvernement, Chef suprême des Armées ? Ainsi avait voulu une portion du peuple qui avait voté massivement semble-t-il pour cette Constitution taillée sur mesure donc «Sur Mémé». En conséquence, au Congo, tous les cadres civils et militaires nommés par un décret présidentiel se rivalisent ou se considèrent égaux, puissants, dépositaires d’une partie du pouvoir de Mpila, autrement dit incontournables et dotés de tous les pouvoirs en raison du fait qu’ils ne rendent compte à personne, sauf bien sûr au «Boss suprême» lui-même. En clair, ils ne rendent des comptes qu’à Dieu lui-même et non à ses anges soient-ils des anges de lumière ! A preuve, il y a quelques semaines, le ministre d’Etat, Firmin Ayessa, soi-disant instruit par le Chef de l’Etat, M. Sassou Nguesso, avait pris une note relevant de ses fonctions M. Olloy Bernard, Directeur administratif et financier de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, qui a été maintenu à son poste. A la grande surprise, les instructions contenues dans cette lettre qui auraient pourtant initiées et prises sur «instructions personnelles du Président Sassou», ont été tout simplement bafouées et foulées au pied par Mme Annick Mongo, en sa qualité de Directrice générale de l’Autorité de Régulation des et Marchés Publics qui, à en croire ses propos, n’agit et n’exécute que toutes les missions qui lui ont été confiées selon les textes qui régissent l’ARMP. Aussi, toutes les injonctions et les manœuvres dilatoires visant à restreindre son champ de compétences et à l’étouffer dans son action, sont nulles et de nul effet. L’ARMP qu’elle dirige est semblable à l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE) que dirige le DG Yves Castanou qui, au départ, a été, lui aussi, victime de cette espèce de confusion de rôle qui règne et qui jette le flou dans les attributions réelles des uns et des autres. D’où l’incommunicabilité et les conflits de compétence, y compris la volonté de puissance et le blocage volontaire de l’appareil administratif englué dans les marais de l’anarchie ambiante. Avant le défilé du 15 août 2010, la rédaction de «Talassa», toujours à l’affût des informations de première main, reviendra longuement et documents à l’appui sur ce bras de fer qui ne cesse de faire tâche d’huile dans les couloirs et bureaux climatisés de la basse cour du «Chef Suprême». Pour l’heure, Bonne fête du cinquantenaire de misère pour les Congolais et de joie pour les dignitaires sans oublier bien sûr les ministres Ayessa, Longombé et Mme la DG.
Ghys fortune DOMBE BEMBA Â |
| Mise à jour le Samedi, 07 Août 2010 09:38 |


