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Enième plainte contre le Général Jean François Ndenguet pour... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Samedi, 07 Août 2010 08:33

Enième plainte contre le Général Jean François Ndenguet pour...

Dans la vie de tous les jours, il est généralement recommandé aux hommes vertueux de soigner constamment leur image. Pour l’homme, cela exige beaucoup de pondération, de maîtrise de soi et surtout de doigté dans la manière d’agir, d’intervenir, de vivre, de travailler afin de pouvoir apprécier intelligemment les faits et les choses. Car, la morale populaire enseigne qu’une très mauvaise image d’un homme, fait douter de lui auprès de ses semblables.

Telle est l’idée qui a pris corps dans la conscience de M. Jean Marien Ambara Nonault, célibataire, père de 6 enfants, domicilié au numéro 9 de la rue Ewo à Talangai à Brazzaville qui, très courageux et très sûr de défendre ses droits, vient de déposer, depuis le 13 juillet 2010, une plainte avec constitution de partie civile, contre le Général Jean François Ndenguet, Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) pour les motifs suivants : arrestations illégales, séquestrations, coups et blessures volontaires. Qui l’aurait cru ? Comment tout cela est arrivé ? Et, à quand la mise en examen et l’audition en plénière du DGPN ?

Il y a quelques temps, le général Ndenguet n’avait-il pas été cité dans plusieurs affaires cocasses liées à la disparition des gens, séquestrations et détentions illégales...

Les faits évoqués ci-dessus, remontent au 17 juin 2010 donc, en pleine période de Coupe du monde, quand, au cours d’une soirée récréative au Bar restaurant «Le Renouveau», en plein centre ville de Brazzaville, M. Ambara Nonault a eu une altercation verbale avec les enfants Ndenguet.

Après cet incident assez stupide, M. Ambara Nonault et son frère ont été invités par le général Jean François Ndenguet à son domicile à Ouenzé pour quelques explications nécessaires et sans doute aussi pour éclairer la lanterne des uns et des autres.

Arrivés au domicile du général Ndenguet, M. Ambara Nonault et son frère ont été très surpris de la manière dont ils ont été reçus. Qui l’aurait imaginé un seul petit instant ?

En effet, sans laisser le temps à Ambara Nonault de s’expliquer sur les faits énoncés supra, le général Jean François Ndenguet, tel un lion enragé et en furie, s’est mis à le rouer de coups de poing tout en lui intimant l’ordre de se mettre à genoux et d’arrêter ses explications dont il ne veut rien savoir.

Pire. Le Général Ndenguet ne s’est pas arrêté là. Piqué par une colère assez indescriptible, il a ordonné à ses sbires de maîtriser et ensuite de transporter M. Ambara Nonault au Commissariat central de Police.

Jeté en prison comme un petit malfrat au commissariat central, M. Jean Marien Ambara Nonault a passé trois jours sans être entendu sur procès verbal.

Ensuite, pour tenter de le

malmener et l’humilier, Jean Marien Ambara Nonault a été transféré au Régiment blindé où il a passé 9 jours avant d’être libéré. Dieu seul sait par qui. Ouf !

Le camp du Régiment blindé serait-il devenu un nouveau poste de police ?

Au finish, il sied de signaler qu’aucune déclaration écrite, aucun rapport – même en manuscrit – donc, aucun indice se rapportant à cette affaire n’a été établi dans la main courante du commissariat central et du régiment blindé.

Comme quoi, M. Ambara Nonault pouvait bien être assassiné en catimini avant de voir son corps être balancé dans les vagues rugissantes et affolantes du Djoué, comme un pauvre «Maniangou».

En conclusion, cette affaire assez banale qui, au départ, avait tout simplement opposé, les enfants du Général Ndenguet à ceux de M. Nonault, « les fils à papa » sans doute, assis autour d’un petit pot au «Renouveau», a aujourd’hui pris des tournures et des arabesques très compliquées.

Le Général Ndenguet aurait pu bien, en bon flic, trancher à l’amiable, cette affaire assez floue qui a opposé «les enfants» autour d’un certain….Ah !

Quand on essaie d’apprécier le calme, la maîtrise et l’esprit olympien du Général Jean François Ndenguet au cours de ces dernières années, on ne peut que s’étonner de cette réaction très musclée et primitive de la part de ce dernier qui, sans contrôle, aurait molesté et séquestré le jeune Ambara Nonault.

Pourquoi Ambara Nonault avait-il été conduit au Commissariat central et au Camp Blindé ?

Avait-il été entendu sur PV ? Si non. Pourquoi ?

C’est ainsi que doté d’un Certificat médical initial dûment établi par le Dr. Patrice Gamindolo, depuis le 28 juin 2010, M. Jean Marien Ambara Nonault se propose aujourd’hui de faire dire le droit et surtout de le faire appliquer par nos magistrats, au regard des actes crapuleux et désinvoltes dont il a été victime, tout à tour, au domicile du Général Ndenguet, au Commissariat Central et enfin au camp du Régiment blindé.

Depuis quelques jours, M. Jean Marien Ambara Nonault soucieux de défendre ses droits, a saisi un grand avocat de la place qui, en bon professionnel, s’apprête déjà à ouvrir ce dossier qui, avouons-le, ne manquera pas de faire des vagues. Même si quelque part …Ah !

Avant d’y revenir, il sied de dire haut et fort que nous pensons, que le général Ndenguet n’est pas un imbécile ni un maccabé moins encore un toxicomane pour ne pas changer car, seul cette catégorie des gens qui ne changent pas.

Nous pensons donc après le 15 août, notre général ne sera plus le même si non le peuple n’aura pas tord de dire qu’il empêche Sassou de rentrer dans l’histoire. Nous y reviendrons

Ghys Fortune DOMBE BEMBA

 

Mise à jour le Samedi, 07 Août 2010 09:44